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Aurélien Grall

26 lecteurs

Activité et points forts

Classement dans les bibliothèques

Quelques chiffres

Note moyenne : 7.67/10
Nombre d'évaluations : 16

0 Citations 25 Commentaires sur ses livres

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de Aurélien Grall

Sortie Poche France/Français : 2016-12-13

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par marie-nel 2017-09-11T15:29:43+02:00

J'étais tout d'abord intriguée, déjà par le titre, me faisant penser à Aliénor d'Aquitaine, épouse de roi de France. En lisant le résumé, je me suis rendue compte qu'il ne s'agissait nullement d'un sujet historique, l'auteur va me plonger dès le début du roman dans un thriller au suspense terrible, et surtout dans une noirceur implacable ! Il a tout de suite su me captiver, car le début est très énigmatique, les bases du roman se posent, on sait qu'il va nous entraîner dans de sombres desseins, mais j'ai poursuivi ma lecture, car captivée, je voulais savoir ce qui allait se passer.

Le tout début voit le vote d'un projet important entériné, on ne sait alors pas encore de quoi il s'agit. Dans le même temps, trois fillettes, issus de milieux différents vont être arrachées de leur famille. Arraché est peut-être un bien grand mot puisque leurs parents sont tout à fait d'accord pour qu'elles partent dans une école qui leur donnera la meilleure éducation possible, enfin c'est ce qu'on leur a fait croire. Ce moment est déjà cruel, car les parents comme les fillettes savent déjà qu'ils ne se reverront jamais. Alexia, Jade et Clarisse arrivent dans cet institut portant le nom d'Académie Aliénor d'Aquitaine, avec d'autres fillettes du même âge. Cet endroit est mené d'une main de maître par une femme froide et sévère, Katerina Haendel. Le doute autour de cette personne s'installe très vite quand on la voit envoyer des rapports à ses commanditaires, ceux qui ont pris part au vote du départ...

Le récit va ainsi se diviser en deux parties. La première va concerner l'éducation des fillettes, consistant en un entraînement intensif et lourd. Elles doivent parcourir chaque jour des parcours semés d'embûches, apprendre à tirer à l'arc, nager, sauter d'un plongeoir, descendre en rappel. Des niveaux de difficulté sont rajoutés régulièrement, les poussant encore plus à bout. Clarisse, Jade et Alexia vont très vite se lier d'amitié, se soutenir dans les épreuves. C'est Alexia qui a le plus de mal à effectuer tout cela, elle arrive bien souvent dernière, n'arrive pas à tirer, le lecteur souffre avec elle. Mais toutes trois sont aussi très curieuses et veulent savoir ce qu'il se trame, elles découvrent une sorte de bunker, et leur ingéniosité vont faire qu'elles vont trouver des choses inquiétantes. On sait, nous, en tant que lecteur, que ces fillettes vont en fait devenir des femmes de combat, leur éducation sert à cela. On suit l'évolution de ces enfants jusqu'à leur adolescence où elles vont être endoctrinées et enrôlées dans des missions. La deuxième partie concerne justement ces missions menées par chacune de nos protagonistes aux quatre coins du monde. Certaines d'entre elles vont les mener à bien, sans remords, Alexia a parfois des doutes sur les personnes qu'elles doivent éliminer.

Autant la première partie a été fluide et constante au niveau de l'écriture, autant la seconde partie est beaucoup plus décousue, pouvant mener le lecteur à se perdre. Mais il persiste également un mystère. Tout le long de ma lecture, je me suis demandée si le choix des fillettes était vraiment dû au hasard, et dans ce cas, pourquoi elles...j'ai trouvé la réponse à cette question à la toute fin du roman, une réponse glaçante, effroyable, où tout un monde s'écroule, surtout les jeunes femmes. Sachant cela, j'ai mieux compris certaines réactions froides, voir inhumaines. La construction de cette seconde partie prend alors tout son sens, elle a permis de suivre les jeunes femmes jusqu'à leurs missions finales. Ce qu'elles ont semé, elles vont malheureusement le récolter. Au fur et à mesure de la lecture, je me suis doutée que le final ne serait pas heureux, je gardais un infime espoir, mais après toutes les révélations faites, certaines vont vraiment avoir beaucoup de mal à faire face, et c'est tout à fait logique.

Comme toute institution secrète, il arrive un moment où les agissements dérangent. J'ai bien aimé cette journaliste qui cherche à savoir, mais qui sera empêchée, virée, la réalité rejoint la fiction ! Je me suis attachée dès le début à Alexia, petite fille qui n'arrive pas à faire ce qui lui est demandé, devenue jeune femme qui réalise que certaines cibles ne sont pas celles qu'elles devraient être.

Ce roman est vraiment marquant, il ne peut pas laisser insensible, il fait tellement penser à notre réalité qu'il fait parfois peur, au vu de la machination et de la manipulation de personnes. C'est une histoire prenante, haletante, pleine de suspense, cruelle, terrible, et terriblement poignante. L'auteur dépeint très bien toutes les situations, ne mâchent pas ses mots, va jusqu'au fond des choses tendant à rendre son récit le plus réel possible. Et il le réussit fort bien ! Il rejoint très bien l'actualité avec l'endoctrinement de personnes, les manigances politiques, la suprématie de certains pouvoirs. Je vois bien ce livre adapté au cinéma ! Toutes les recettes sont là !

Je ne suis pas près d'oublier Alexia et ses compagnes, ni leur histoire ! Je tiens à féliciter Aurélien Grall pour la précision de son récit, ses recherches certaines pour bien le mener, au vu des noms militaires très bien expliqués d'ailleurs, et aussi pour sa façon d'avoir transmis des messages au lecteur. Pour conclure, Aliénor, l'origine de toutes les haines est pour moi une très bonne découverte !

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Commentaire ajouté par GabrielleViszs 2017-09-18T22:28:34+02:00

Je tiens à remercier Aurélien Grall, l'auteur de ce roman pour m'avoir proposé cette lecture. La couverture est très soft et je dois admettre que je me suis posées la question de savoir pourquoi des balles...

Trois fillettes, Alexia, Jade et Clarisse sont toutes très jeunes et un point commun : elles vont vivre durant des années au sein de l'institut d'Alienor. Un établissement où les enfants, que des filles, vont suivre un entraînement intensif et recevoir une importante somme d'informations afin d'être les meilleurs dans leur domaine. Alienor n'est pas qu'un nom, elle représente aussi bien l'une des reines de France (puis de l'Angleterre), que l'institut qui est dirigé d'une main de fer par une femme. Des femmes fortes, de pouvoir qui n'hésitent pas à se battre.

Le résumé donne peu d'informations et je vais rester dans cette optique, car je ne compte pas dévoiler ce qui se passe réellement dans ce pensionnat. (Même si je vais forcément donner quelques éléments)

L'histoire en elle-même est bourrée d'actions, de rebondissements, une intrigue principale et des secondaires, de trahison, de quête de pouvoir. Dès le départ une explication est donnée, une sorte de mission secrète. Nous plongeons dans un univers où les réunions secrètes sont de mises (le notre ? Probablement) Une demande, des questions et un processus qui se met en place. Puis nous sautons quelques temps après et sommes aux côtés de ces jeunes filles qui vont apprendre la discipline, les matières que les enfants apprennent dans les écoles traditionnelles. Le sport est quasi militaire et extrêmement poussé, à contrario de certains cours qui sont "normaux". Une vie nouvelle pour cette classe à part. Car il n'y a pas que ces trois fillettes, d'autres sont aussi intégrées à ces études.

Le récit est coupé en deux parties distinctes. La première avec leur avancement, la manière dont elles perçoivent le monde qui les entoure sans savoir où tout ce qu'elles apprennent vont les mener. L'effet de compétition est fort, tout comme la domination. Être la meilleure dans tous les domaines les poussent loin, au-delà de leur limite, jusqu'à l'épuisement. La seconde partie comprend l'étape après cette formation. Elles sont jeunes et pourtant vont démontrer de grandes capacités.

Autant j'ai apprécié la première et très bien suivi, autant la seconde est un peu plus chaotique dans le sens où les événements arrivent à divers endroits et à des dates différentes. Mais ce n'est pas pour autant que cela n'est pas intéressant, au contraire. Les jeunes femmes ne restent pas forcément ensemble, elles évoluent au fil du temps et en fonction de ce qu'elles vont vivre. En tournant autour des personnages, la directrice Katerina est une femme qui sait ce qu'elle veut. Il vaut mieux ne pas tenter de lui marcher sur les pieds, car sa colère est effrayante. De plus, elle a réellement un grain pour faire ce qu'elle fait. Concernant les fillettes, désolée pour l'auteur mais j'ai deviné rapidement ce qu'il en était à leur sujets. Les personnages secondaires ont également leur importance, même si ont ne les voient que par intermittence. Pauvre Kate...

C'est presque un coup de cœur, il m'a manqué des éléments dans la seconde partie et un peu plus de rapidité dans la première. Je sais je deviens difficile niveau lecture.

L'auteur a une bonne imagination qui fait froid dans le dos, car si cela était réel, je ne suis même pas certaine d'avoir confiance en moi ! Un pensionnat qui ne révèle pas facilement ses secrets, qui rabâche sans cesse les mêmes choses (lavage de cerveau ?) Les femmes aux pouvoirs ! Par moment je me suis dit que c'était un bien, pur me dire que c'était un mal plus loin et ainsi de suite.

En conclusion, un thriller qui a une histoire construite avec des personnages très jeune. Suivre l'évolution d'enfants dans de telles circonstances apporte des angoisses. Et si tout était vrai ? Bienvenue dans la psychose du monde réel !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/alienor-l-origine-de-toutes-les-haines-aurelien-grall-a131693468

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Commentaire ajouté par Freyja 2017-09-25T09:35:31+02:00

http://mydearema.wordpress.com/2017/09/25/review-alienor-lorigine-de-toutes-les-haines/

Je remercie l’auteur qui m’a gentiment proposé son livre via la plateforme SimPlement.

Comme il l’a très bien supposé, il m’a assez bien plu!

L’auteur plante dés le départ un décor sombre. 3 fillettes, enlevées à leurs familles, destinées à faire partie de quelque chose de « plus grand ». Emmenées presque contre leur gré dans un établissement des plus mystérieux : Alienor. Etablissement maintenu d’une main de fer par l’impitoyable Katerina. Elles y apprendront la discipline et le dépassement de soi.

Tout y est poussé à l’extrême, on pourrait même qualifier cela « d’endoctrinement » sans problèmes. Des épreuves physiques pour les renforcer plus que nécessaires, surpasser leurs limites toujours plus et des leitmotivs appris par coeur jusqu’à en être irrémédiablement ancrés dans leur âme. On sent venir le lavage de cerveau?

C’était intéressant d’assister à leur évolution, ainsi qu’à celle des autres fillettes. Elles doivent parvenir à oublier toute notion de douleur, de pudeur et sont sans cesse dans la compétition.

On poursuit leur éducation jusqu’à la fin de leur adolescence. Elles sont alors prêtes et en parfaites petites espionnes, elles peuvent désormais servir une cause plus importante.

Mais c’est là que le roman m’a quelque peu perdue.

L’histoire est clairement scindée en 2 parties. La première, comme je l’ai expliqué, concerne donc le suivi de leur apprentissage. Partie très claire quoique un rien trop descriptive, mais vu la complexité du roman c’était probablement nécessaire!

Mais quand on arrive dans la seconde part, le rythme devient franchement plus chaotique. Bien que j’aie tout de même apprécié, j’ai eu toutefois la sensation que certaines choses m’échappaient. L’histoire partait un peu dans tous les sens (littéralement, les personnages étant dans des lieux complètement différents et l’auteur passant d’un à l’autre sans arrêt).

J’ai donc eu, petit à petit, l’impression de me détacher de l’histoire et de la lire « de loin ».

Les personnages me paraissaient désormais plus étrangers car leur psychologie moins élaborée que durant la première partie.

Mais, bizarrement, j’ai quand même passé un bon moment de lecture malgré tout cela.

Il faut dire que les thèmes abordés sont pertinents et on ne peut s’empêcher d’imaginer que ce scénario se déroulerait de nos jours. D’ailleurs le dénouement est, à mon sens, le seul qui était possible et je remercie l’auteur de ne pas avoir tenté de nous ménager pour ça.

S’il y a bien un personnage qu’il faut garder à l’esprit, c’est sans nul doute Katerina.

Elle nous est dépeinte, au départ, comme une femme extrêmement dominante, qui sait où elle doit aller et quels sont les choses à mettre en place pour y parvenir. Elle ne se laisse nullement marcher sur les pieds et d’ailleurs, il vaut mieux pas que cette idée traverse l’esprit de quelqu’un. J’avais peu d’arguments pour être compatissante à son égard. Mais au fil des pages, l’auteur nous dévoile certaines choses puis d’un coup tombe LA révélation. Je ne m’y attendais pas et l’auteur a clairement su me surprendre à ce niveau.

A vrai dire, Katerina est le presque unique personnage à m’avoir vraiment plu. Je n’ai malheureusement pas su trouver beaucoup d’attaches avec les jeunes filles malgré des personnalités intéressantes.

Ce thriller était terriblement haletant. D’ailleurs.. un peu trop concernant la seconde part du livre! Mais je le recommande vivement.

Je pense qu’il ravira tous ceux qui aiment réfléchir un peu durant une lecture et qui n’aiment pas être pris pour des poupées en sucres par des auteurs qui nous protégent!

Aurélien Grall ne joue pas dans le mielleux et c’est tant mieux! (Avoue, elles t’avaient manquées mes rimes pourries!)

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Commentaire ajouté par AlexianeTh 2017-09-26T14:26:25+02:00

Je remercie Aurélien Grall pour ce service-presse !

ALIENOR, l’origine de toutes les haines est le premier des trois romans qui composent la palette d’Aurélien Grall avec Trône de cendre en deux tomes. Des récits courts, mais non moins haletants, dans le même esprit : Thriller, complot, politique, espionnage… Sueurs froides.

Monsieur Grall nous propose tout d’abord un monde que l’on a du mal à identifier dans sa temporalité : contemporain ? Futuriste ? L’un ou l’autre, nous avons déjà le pied dans un univers qui nous parle et je pourrais ajouter « malheureusement. » Futuriste ou non, nous ne pouvons pas nous empêcher de songer que cela peut se passer dans l’ombre de notre cher et non moins torturé 21ème siècle, comme c’est un avenir quasi-inéluctable qui nous attend.

Dans un monde chaotique, en proie aux manigances toutes plus viles les unes que les autres, le constat est sans appel : le salut de l’humanité viendra des femmes. Des femmes conditionnées, aptes à contrôler, asservir et avilir les hommes, coupables du déclin.

L’Académie Aliénor voit le jour, en « hommage » à la célèbre souveraine ayant gouverné la France et l’Angleterre, forte d’une intelligence et d’un don pour contrôler le pouvoir dans l’ombre. Des petites filles, de sept à neuf ans, sont « recrutées » (si tant est que l’on peut le qualifier ainsi) pour rejoindre les rangs et, alors, vivre dans ce magnifique château, sous la tutelle et direction de Katarina Haengel. Nous découvrons alors Alexia, Jade et Clarisse, chacune issue d’un milieu social différent, confrontée à cette nouvelle vie qui les attend.

Le récit se compose en deux parties : l’une où nous suivons l’enfance des trois héroïnes, leurs déboires, leurs tristes et tortueux apprentissages, nous apprenons à les connaître, à nous attacher et détecter à chacune leurs particularités ; la seconde où toutes ces longues années de labeur, de souffrance et d’enseignement sont mis en application.

La première partie de ce roman de 180 pages est la plus lente dans sa progression et dans le déroulement de sa bobine d’intrigue. Nous le devons surtout à la plume d’Aurélien Grall, très portée sur les descriptions soignées, accentuées par une poésie qui, parfois, peut nous sortir de notre lecture, de l’action. Il joue sur le contraste de l’horreur et la beauté des lieux ; sur la perfidie humaine et la sensualité féminine ; la vilénie adulte et l’innocence enfantine. Nous basculons d’un reflet à un autre dans ce miroir à effet loupe, focalisé sur l’Académie, jusqu’à ce que l’équilibre se rompe et que soit pointer du doigt la déchéance.

L’enfance des trois petites filles est terrible, et si les chapitres donnent une impression de redondance, ce n’est, au final, qu’un schéma identique à ce qu’est leur vie. Toujours la même chose, toujours plus poussée. Aurélien Grall ponctue petit à petit de petits détails qui font grimper le crescendo en toute subtilité.

Si j’ai pu regretter cette lenteur en ce début de récit, elle m’a néanmoins manqué à la seconde partie du livre où tout s’enchaîne très vite. Si vite que cela nous détache des personnages auxquels nous nous sommes raccrochés avec force et émotion. Je pense cependant que cela marque une brisure, celle symbolique que l’on ressent en chacun des personnages. Une déshumanisation qui passe par cette incapacité à s’identifier, ce recul que nous sommes forcés de prendre, à ce mur psychologique contre lequel on bute et sommes incapables de franchir. L’on peut penser que ce mur est une barrière imposée autant par l’auteur que par les fillettes devenues femmes.

Le manque de repère temporel explicite – seulement glissé dans la narration – participe à notre désorientation.

Les jeunes femmes se lancent successivement dans de nouvelles missions, nous ne nous attardons que très peu sur leurs introspections. Un reflet potentiel de leur vie : jamais un arrêt, toujours sur le terrain.

Une nouvelle fois, je regrette cependant quelques introspections qui auraient eues, à mon sens, toute leur place dans le récit : je pense à un certain rituel, sur lequel je ne m’étendrai pas, du point de vue d’Alexia. J’attendais avec impatience cette confrontation … Et rien, malheureusement.

L’action est constante, haletante ; tout ne tient qu’à un fil et nous appréhendons au fur et à mesure la fin de ce livre. Que nous réserve l’auteur ? Un récit pareil peut-il bien se terminer ? Je vous laisse le découvrir par vous-mêmes.

Le crescendo atteint son paroxysme avec les deux grandes révélations finales, dont une à laquelle il est facile de s’attendre.

ALIENOR est un bon thriller qui sait jouer sur nos nerfs, nous tient en haleine et nous fait taper du pied. Il peut heurter, pincer le cœur et nous gifler pour mieux nous réveiller et faire ouvrir les yeux. Il faut de la patience et aimer savourer les descriptions participant à la mise en place du contexte. Apprécier l’arrivée de plusieurs protagonistes ; se délecter d’un rythme effréné, d’un sprint final qui termine de nous faire ciller, ahuris, la ligne d’arrivée franchie.

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Commentaire ajouté par Codan 2017-11-05T14:29:08+01:00

L'univers que nous propose Aurélien Grall est de prime abord très intrigant. Le conditionnement de jeunes filles pour des raisons d'Etat ? Qui n'aurait pas envie de savoir ce que ça cache !

Dans une première partie du roman, que j'ai trouvé assez longue, on suit les enfants à l'académie, leur entraînement intensif voire barbare. Cette partie ralentit beaucoup les choses et m'a un peu ennuyée. Mais le reste est bourré d'action et ne laisse pas le temps au lecteur de s'ennuyer ! On tombe aussi parfois dans l'excès inverse, surtout vers la fin, la conclusion va peut-être un peu trop vite à mon goût pour bien assimiler ce qui se passe.

Le style, dans un second temps, est très travaillé. Je comprends que certains trouvent ça assez handicapant pour la lecture, j'ai trouvé pour ma part qu'il allait parfaitement avec le côté thriller. Il donne au roman un côté un peu distant, un peu froid. Les descriptions sont très bien faites et le lecteur n'a aucune difficulté à s'imaginer les scènes, même les plus dérangeantes. Une belle documentation sur les armes, parfois qui peut perdre le lambda comme moi qui n'y connaît absolument rien, mais que je salue; Parfois, j'ai eu l'impression de me retrouver en voyeur, et ça m'a un peu mise mal à l'aise, mais je pense que c'est voulu. Car les thèmes qui sont développé ici ne sont pas des plus simples : enrôlement, conditionnement, volonté de pouvoir, instinct de survie... On se promène parfois au plus bas des instincts humains. Âmes sensibles s'abstenir !

J'ai eu pour ma part beaucoup de mal avec les personnages, et je n'ai pas réussi du tout à m'attacher à eux. C'est sans doute le revers du style froid, je les ai trouvées sans chaleur, sans empathie, parfois même assez caricaturaux et pas assez travaillés. La fameuse enquête que les trois petites filles font n'a aucun impact, si ce n'est d'apporter des questions, et je la trouve même illogique. Elles sont en train de se faire conditionnées et d'un autre côté elles font leur enquête par curiosité mais... Désobéir devrait les déranger, ou alors le conditionnement devrait se passer un peu plus mal pour elles. Je n'ai pas du tout trouvé ces passages utiles pour l'évolution des trois enfants. Un point encore plus négatif pour moi est la vision de la femme que cette histoire sous-tend. Je les ai trouvé froides, manipulatrices, castratrices. Leur dicton même qui les dit maîtresses des maîtres veut tout dire : elles veulent être supérieures aux hommes. Certaines scènes entre l'éducatrice Katrina et les élèves pour moi sont assez choquantes, même si je comprends leur importance dans l'enrôlement des jeunes femmes.

Un roman qui fait réfléchir, un style travaillé, mais une ambiance assez dérangeante. A ne pas mettre entre toutes les mains.

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Commentaire ajouté par Aryia 2018-02-14T10:54:44+01:00

C’est aujourd’hui une chronique bien différente de ce que j’ai l’habitude de publier sur ce blog que je vous propose. Ainsi, ce n’est qu’après une analyse purement objective de l’étudiante en littérature habituée à énoncer de simples faits littéraires que je vous livrerai un avis plus subjectif, plus personnel, de la lectrice sensible. Pourquoi cette distinction totalement inédite sur mon blog ? Pour faire simple, disons que j’ai beau reconnaitre l’immense potentiel et les nombreuses qualités de ce roman, cela ne m’a pas empêché de rencontrer quelques difficultés à terminer ma lecture, pour des raisons que je vous énoncerai tout à l’heure. J’ai très longuement réfléchi à la forme que je souhaitais donner à cette chronique ; mon objectif est de montrer clairement que si ma lecture a été laborieuse, ce n’est pas à cause du récit en tant que tel, mais bien de notre incompatibilité, à lui et moi : je ne fais tout simplement pas parti du public visé par ce roman. Cependant, je reste intimement persuadée que pour un lecteur moins sensible, moins impressionnable que moi, cet ouvrage sera indéniablement une véritable perle littéraire. C’est pourquoi j’ai choisi un format différent de celui que j’utilise d’ordinaire, et j’espère que cet essai sera concluant.

A travers ces quelques trois-cent pages, nous suivons le quotidien de trois fillettes, Alexia, Jade et Clarisse, qui ont été arrachées à leur famille pour intégrer un prestigieux pensionnat d’élite : l’Académie Aliénor d’Aquitaine. Accueillant une petite promotion d’une vingtaine de petites filles âgées de six à huit ans, cette illustre école privée est dirigée par Katerina Haendel, une femme à la poigne de fer qui s’impose rapidement comme le modèle à suivre mais aussi comme l’autorité à respecter. En effet, au fil des semaines et des mystères, les trois amies vont commencer à s’interroger sur le véritable objectif poursuivi par cette institution : quelle école normale imposerait à de si jeunes élèves de franchir jour après jour un véritable parcours du combattant toujours plus difficile ? quelle école normale cacherait des armes au sein d’un bunker au fond du parc ? enfin, quelle école normale rabâcherait à ses pensionnaires que le monde doit être débarrassé de l’influence masculine pour laisser place à une domination exclusivement féminine ? Et plus le temps passe, plus les doutes empoisonnent l’esprit d’Alexia …

Pourquoi, objectivement parlant, ce livre aurait-il pu être un coup de cœur ? Sans la moindre hésitation : pour sa narration. A travers les mots, les phrases, l’auteur parvient à nous plonger véritablement dans l’intrigue : en fermant les yeux, en laissant la porte ouverte à l’imagination, on voit, on entend, on sent, on ressent ce que l’auteur cherche à nous transmettre. Les descriptions sont tout simplement à couper le souffle : on s’y croirait vraiment, les images, les sons, les odeurs et les ambiances s’imposent à nous. J’en profite d’ailleurs pour saluer l’audace de l’auteur, qui n’a pas hésité à utiliser des formules incluant le « nous » ou le « on », accentuant encore cette proximité entre le lecteur et les personnages. Le lecteur se voit donc totalement immergé dans cette histoire où se mêlent complots politiques, manipulations, enjeux de pouvoir, mais aussi et surtout mystères et secrets inavouables. Nous avons donc ici affaire à une intrigue riche en rebondissements et en action, un véritable page-turner qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page - et quelle dernière page !

Et là, en lisant le paragraphe précédent, vous êtes très probablement en train de vous demander quel a été mon problème avec ce roman. Ma réponse tient en deux mots : sa narration. Et oui, je sais, c’est très paradoxale au vu de ce que je viens de dire, mais cette plume si imagée, si suggestive, l’était trop pour moi en raison de la violence et de la souffrance qui rythment l’intrigue. En effet, nos jeunes héroïnes vont suivre un entrainement impitoyable, tant sur le plan physique que moral, et les descriptions de leurs douleurs, de leur calvaire, étant terriblement détaillées, ont eu raison de mon extrême sensibilité. D’ordinaire, lorsque je lis des thrillers ou des récits d’horreur, je parviens à rester suffisamment détachée de l’histoire pour ne pas en être choquée, mais là, la narration m’a tellement happée par sa force que j’en étais incapable. J’ai plus d’une fois failli arrêter ma lecture, mais ma curiosité ainsi que ma volonté de respecter mes engagements vis-à-vis de l’auteur m’ont poussées à aller jusqu’au bout. Je m’en félicite d’ailleurs car les révélations finales dépassaient de loin toutes mes spéculations ! Je regrette cependant, également, que la seconde partie soit aussi « expéditive » : tout allait bien trop vite, je n’ai donc pas tout compris, et c’est dommage car il y avait de quoi faire quelque chose d’encore plus époustouflant !

Pour résumer, donc : ce roman, mêlant habilement le thriller politique, la science-fiction et le drame, a absolument tout pour plaire aux lecteurs dont le cœur est bien accroché et qui ne souffrent pas d’hypersensibilité anxiogène. Il y a de l’action, du mystère, des conspirations, des rebondissements, et surtout, il y a une plume à couper le souffle par sa puissance évocatrice. Toutefois, étant une très grande sensible, je n’ai pas supporté cette avalanche d’épreuves atroces qui s’abat sur nos jeunes protagonistes. Aussi, je le répète une fois de plus : je ne doute pas un seul instant que cet ouvrage puisse plaire, mais il n’était pas fait pour moi - ou je n’étais pas faite pour lui, au choix. Peut-être qu’un jour, si j’arrive à m’endurcir un peu, je pourrais relire ce livre avec un regard neuf, moins vulnérable, et serais donc plus à même de l’apprécier à sa juste valeur !

http://lesmotsetaientlivres.blogspot.fr/2017/07/alienor-lorigine-de-toutes-les-haines.html

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Commentaire ajouté par CelineDH 2018-03-27T15:01:30+02:00

Ce livre est une histoire très intrigante, peu commune, qui démontre autant l'endoctrinement que la manipulation dont les vérités sont tellement bien dissimuler au cours de la lecture, qu'on a beau émettre diverses hypothèses, au final on reste surpris par l'inédit des révélations.

Très prenant, il se lit vraiment bien malgré quelques phrases qui peuvent paraître difficiles à comprendre. Chapitres assez long en eux-mêmes, mais ayant la possibilité de faire des pauses, ça n'est pas dérangeant du tout.

Si vous aimez les histoires de machinations, de manipulations, de secrets d'états ce livre est fait pour vous.

Néanmoins, âmes sensibles s'abstenir, certains passages restent très délicats à lire même si ils sont vraiment bien tournés grâce à la manière d'écrire de l'auteur.

J'ai passé un agréable moment à découvrir ce livre, je me suis rapidement attachée à Alexia.

Je remercie l'auteur de m'avoir permis de pouvoir lire son livre en format papier

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Commentaire ajouté par LePhareLitteraire 2018-06-13T09:49:28+02:00

CHRONIQUE DE NADINE :

Titre : LE TRÔNE DE CENDRE

Auteur : Aurélien Grall

Parution : 13/12/2017 – Auto-Édition

303 pages.

Encore la découverte d’un auteur, faite sur Simplement pro.

Des manifestations ébranlent la France. Le peuple n’en peut plus du gouvernement et de leurs pauvres vies.

Des étudiants non manifestants sont pris pour cible par les forces de police, et un des étudiants, Walter, est gravement blessé à la tête, emmené à l’hôpital, où il décède quelques heures après.

Entre temps, dans un pénitencier au Colorado, la journaliste Catherine Donovan est incarcérée suite à une de ses enquêtes, elle y rencontre un individu qui lui propose un deal. Si elle veut reprendre sa vie d’avant, elle doit parler du projet « Aliénor ».

Aux obsèques de Walter, Adrien son meilleur ami et officier réserviste veut que justice soit faite pour son ami ! Prenant à partie les manifestants présents à l’enterrement, Adrien interpelle la foule en leur scandant "Croyez-vous que crier dans le vent sert à quelque chose ? L’heure de la vengeance a sonné !"

Les manifestants s’abreuvent de ses paroles et deviennent d’un seul coup, unis corps et âmes et prêts à le suivre les yeux fermés !!! Petit à petit, Adrien monte une immense armée, habillée de pantalons kaki et chemises noires pour organiser un coup d’état en France et aussi dans le monde entier !!!! Cela me rappelle Napoléon. D’ailleurs, c’est le surnom d’Adrien !!!

Adrien tiendra-t-il ses promesses d’un monde meilleur pour tous ? Ou tombera-t-il, lui aussi, dans les méandres du pouvoir ? Jusqu'où ira-t-il pour accéder au pouvoir ? Pourra-t-il changer le monde ? Pourquoi cela se passe-t-il toujours pareil ? Doit-on croire aux illusions d’un monde idéal ?

Un thriller psychologique noir sur le changement de personnalité, suite à une prise de responsabilités ! Pourquoi et comment ce pouvoir change ces personnes et leurs visions...

Un roman que je verrai bien adapté au cinéma. Un thriller additif, bien documenté, très précis et tellement réaliste qu’il nous donne des frissons.

D’intrigues en manipulations, d’espionnages en trahisons, on est emporté dans un roman hors du commun.

A lire et à découvrir rapidement.

Résumé :

La France est secouée par de violentes manifestations. Le divorce entre le peuple et les politiques est consommé. L’espoir est mort.

Victime de ces troubles, Walter, jeune étudiant, est tué sous les coups de la police. Adrien, son meilleur ami, jure de ne pas laisser ce crime impuni.

Emporté par sa haine des puissants, il va mener la révolte qui va l’emmener très loin. Sur son chemin, une foule de soutiens le rejoindra, parmi lesquelles Olympe, charmante étudiante en droit qui fera bien vite battre son cœur.

Mais jusqu’où est-il prêt à aller pour faire justice ? Devra-t-il sacrifier jusqu’à l’amour de sa vie au nom de ses rêves de grandeur ?

La réponse pourrait bien donner vie à la plus légendaire épopée de l’Histoire de l’Humanité…

Émeutes meurtrières, coup d’État, complots, déchirements et batailles épiques, le deuxième roman d’Aurélien Grall fait place au grand spectacle. Effrayant par sa fidélité à l’actualité politique, le trône de cendre vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière seconde.

Ce livre numérique contient les épisodes 1, 2 et 3 du « Trône de cendre » ainsi que trois scènes inédites.

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Commentaire ajouté par marie-nel 2018-06-22T11:49:29+02:00

J'ai découvert Aurélien Grall avec son précédent roman « Aliénor, l'origine de toutes les haines » que j'avais beaucoup apprécié. Je le retrouve ici avec cette histoire, j'ai retrouvé son style incisif, son rythme d'écriture soutenu. Dès le début, il nous embarque dans l'action et celle-ci va durer tout le long du roman, on a très peu de répit, il se passe tout le temps quelque chose.

Il faut dire qu'il y a de quoi, vu l'histoire et son contenu. Je ne vais pas la détailler plus, le résumé en dit bien assez, on suit Adrien, jeune homme idéaliste, qui veut venger la mort de son ami Walter tué lors de manifestations. On va le suivre dans ses revendications, dans sa volonté de liberté, d'égalité, dans la révolte qu'il va mener et qui va l'emmener au plus haut du pouvoir. Grâce à son éloquence et à sa façon de s'exprimer, tout un peuple va le suivre et le glorifier. À ce moment du récit, je me suis dit qu'Adrien faisait bien les choses, qu'il avait redonné de l'espoir au monde. Mais, car il y a toujours un mais, comme tout être humain, la gloire et le succès vont très vite lui monter à la tête et il va vite partir à la dérive dans ses actes et ses paroles.

Comme dans le roman précédent, la fiction rejoint très vite la réalité, on le voit, on le sent arriver au fur et à mesure des différentes situations, ce qui est décrit là est et peut encore arriver, le pouvoir monte à la tête et fait faire de grosses erreurs, les amis se transforment en ennemis, les trahisons foisonnent, et on ne sait plus en qui faire confiance.

C'est ce côté très proche de la réalité de la vie qui me plait chez Aurélien Grall. L'écriture est précise, les paragraphes avec différents points de vue se succèdent à l'intérieur des chapitres et l'action va très vite, donnant une lecture très addictive car on veut savoir ce qu'il va se passer, donc on avance très vite. L'auteur m'a tenue en haleine tout le long du roman, jusqu'au mot Fin qui arrive sans que l'on se rende compte.

Aliénor ou Le trône de cendre peuvent se lire séparément, quelques scènes rappellent le premier, mais cela n'entache pas la compréhension. Je n'ai pas été déçue par ce deuxième opus de l'auteur, j'ai retrouvé ce réalisme qui fait peur, toutes les scènes sont très bien dépeintes, détaillées sans être trop lourdes, très bien documentées.

Je vais faire moins long que d'habitude, je ne voudrais pas en dévoiler de trop pour que vous puissiez découvrir à votre tour cette histoire, je ne peux en tout cas que vous la conseiller, vous verrez qu'elle fait froid dans le dos et que vous y penserez lorsque vous écouterez l'actualité. Quand on voit certains agissements d'hommes politiques, je me suis souvent dit que l'auteur n'était pas loin de notre monde.

Je remercie Aurélien Grall pour cette nouvelle bonne lecture qui a su autant me plaire que la première. Je vais continuer à suivre ses prochaines publications de près.

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Commentaire ajouté par jonasbrothers 2018-07-12T23:06:49+02:00

Pour une seconde fois, je m'embarquais pour une histoire sous la plume de l'auteur Aurélien Grall, et à une nouvelle reprise, ce fut une bonne lecture.

On débute avec le décès du jeune Walter, crime impuni et injuste, particulièrement aux yeux du personnage de Adrien. Car en effet, cet événement va radicalement le changer, et modifier en profondeur le monde entier.

On suit durant le roman la volonté de Adrien de semer la paix et l'humanité sur la planète entière, mais pour cela, il usera de moyens immoraux, sans même se rendre compte de sa propre évolution. C'est l'histoire d'un homme qui se corrompt par la soif de pouvoir, par la reconnaissance que lui confère un nombre important d'individus, celle d'un homme qui va perdre la tête et ses véritables idéaux.

Ce personnage est effrayant de froideur et de folie grandissante. On suit sa descente à cause d'un trop grand pouvoir, entraîné dans le tourbillon d'une trop folle grandeur, d'un trop plein de reconnaissance. On est impuissant face à cette évolution qui nous glace, car elle fait peur, tout en étant curieux de la fin qu'elle aura, une curiosité presque malsaine. En effet, imaginons que ce qui se passe dans ce roman arrive, car cette folie qui prend les hommes à cause du pouvoir existe. On voit dans cette oeuvre l'humain, l'homme politique avec un poids trop important pour ces épaules, et les côtés sombres qui font partie intégrante de lui. Et l'auteur l'a particulièrement bien montré le long des pages.

On va retrouver en plus de ce fameux Adrien la journaliste Kate, qu'on avait pu découvrir dans ALIENOR, l'origine de toutes les haines du même auteur. On en apprend un peu plus sur elle, tout en restant un personnage mystérieux dont on n'arrive pas à déterminer avec certitude les motivations, et ce durant les différents moments que l'on passe à ses côtés. On aura aussi Olympe, jeune femme qui aura une certaine importance pour Adrien, dont nous en savons aussi peu, voire parfois restant un peu effacée par rapport aux précédents personnages.

L'histoire semble avoir deux temporalités, puisque le temps se déroule rapidement, sans que nous ne le voyons passer, mais en même temps, l'évolution du personnage se fait lente, sournoise, mais certaine, sans que rien ne puisse le stopper. Cela offre ainsi comme un paradoxe auquel nous faisons face, presque inconsciemment.

L'écriture de l'auteur nous embarque une nouvelle fois dans ses oeuvres, avec efficacité, en nous montrant les parts sombres de l'humain et en traitant des thèmes similaires à son autre roman. Ainsi, on retrouve la manipulation, ainsi que la politique, qui a une place importance ici aussi, ou encore la domination, l'immoralité et la cruauté. On pourra ajouter dans celui-ci une dose de pouvoir et d'idéal que l'on perd de vue, de folie et de fanatisme, des thèmes effrayants de vérité et bien qu'ils soient fortement poussés par l'auteur, parfois proches de certains aspects de notre réalité.

Durant la lecture, on retrouve des éléments faisant référence à l'autre oeuvre de l'auteur, ALIENOR, l'origine de toutes les haines, mais il n'est pas indispensable de l'avoir lu. On comprend plus rapidement et peut-être avec plus de clairvoyance ces éléments si on en fait préalablement la lecture, mais Aurélien Grall nous renseigne assez vite de quoi il retourne, permettant aux nouveaux lecteurs de comprendre malgré tout.

La fin conclut bien l'évolution que l'on a suivi durant les pages précédant, particulièrement pour le personnage que l'on suit le plus. Elle laisse néanmoins des zones d'ombre sur ce que nous avons pu découvrir, sur les objectifs de certains personnages, et laisse même une fine ouverture à une nouvelle intrigue encore en état d'embryon, faisant présager une éventuelle autre oeuvre de l'auteur qui pourrait nous renseigner un peu plus.

Pour conclure, j'ai une nouvelle fois aimé lire une oeuvre de l'auteur. J'apprécie les thèmes sombres de l'humain qu'il aborde et comment il l'aborde, tel que le pouvoir, la cruauté ou encore un certain pan de la folie. On est absorbé par ce qu'il se passe, et on a envie de savoir la conclusion à cette histoire, de connaître ce qu'il va advenir des personnages, dont pour la plupart restent mystérieux. Cette lecture me confirme que j'apprécie l'écriture efficace de Aurélien Grall, et que je lirais avec plaisir une prochaine oeuvre de sa part.

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