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Commentaires sur ses livres

Benjamin Whitmer

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Par Christele-1 le 5 Septembre 2018 Editer
Christele-1
Il y a quelques semaines, j'ai découvert Ben Whitmer avec Pike et j’avais très envie de renouveler l’expérience avec un nouveau titre. Cry Father ne m'a pas déçu.
Cry Father est une histoire de paternité, deux pères et deux fils mais pas seulement, tout se déroule dans un climat de violence brutale et d’abus d’alcool et de drogues de toutes sortes.
Patterson se donne à son travail autant qu’il s’adonne à l’alcool, il nettoie des zones forestières sinistrées après des tempêtes comme Katrina et tente d’éliminer le reste du temps en se retirant dans un endroit isolé de la vallée de San Luis, au Colorado, tout cela pour supporter la perte de son fils décédé.
Junior déteste son père Henry (un des rares amis de Patterson) qu’il rend responsable de tous ses maux et passe son temps en combines, drogues et un peu de temps pour sa petite fille Casey qu’il voit de loin en loin. Il devient agressif avec son père et Patterson sert de tampon entre les deux.
On navigue beaucoup dans ce livre de bars en bars, de bagarres en bagarres, peu d’action mais quand elle se présente, elle est d’une violence inouïe et nous laisse sonné. Rien qu’en suivant la descente de Patterson et de Junior je me suis sentie nauséeuse dans leurs vapeurs d’alcool et leurs rails de cocaïne et puis… je me suis habituée. Le style de B. Whitmer est incroyablement direct et réaliste, âpre et râpeux avec la dureté d’un diamant. Les lettres que Patterson écrit à son fils pour contrer l’oubli sont émouvantes et nous donne une autre vision du personnage, plus humaine et vulnérable aussi.
Patterson et Junior se complète dans une « amitié » improbable. Patterson est un père qui pense ne pas en avoir fait assez avec son fils et Junior le fils qui reproche à son père de ne pas avoir été là pour lui. J’ai aussi aimé lire les descriptions des lieux sordides, des bars infâmes aux terrains vagues parfait pour engloutir des corps. L’auteur a un talent certain pour nous montrer un côté trash de l’Amérique rural profonde, un vrai bonheur. Bonne lecture.
A propos du livre :
Cry Father
Cry Father
Par Christele-1 le 1 Août 2018 Editer
Christele-1
Le personnage éponyme un ancien truand se découvre une petite-fille de 12 ans Wendy qu’il récupère suite au décès par overdose de sa mère junkie et prostituée qu’il n’a jamais connu. Ainsi commence ce livre, un polar comme je n’en avais encore jamais lu, un roman sombre où la violence est omniprésente, c’est déprimant et captivant à la fois. Au-delà d’une simple vengeance, c’est tous les codes et la morale qui sont en jeux. Avec le personnage de Pike on vit à fond une histoire personnelle basée sur des éléments du passé et des choix qui ont de sacrées répercutions et ne peuvent plus être passés sous silence. Si Pike a des regrets, ils ne s’exprimeront qu’à la rencontre avec Wendy. Violent mais aussi terriblement humain, on frôle souvent la vulnérabilité des personnages sous une forme quasi poétique. Les chapitres sont courts certains ne dépassant pas une page, cela donne un rythme. Une alternance entre deux des personnages principaux qui nous conduit vers des sommets vertigineux. On découvre Cincinnati en plein hiver, froide et sale avec des descriptions désolées et désolantes. L’Ohio rural donne une ambiance mélancolique. On y côtoie la violence sous toutes ses formes, physique et émotionnelle qui jamais ne s’arrête. On pourrait penser qu’à un moment, on va se blinder ou se lasser mais c’est sans compter sur le talent de l’auteur qui donne à sa narration tant de réalisme que ce n’est pas le cas. Et quel style direct comme un coup de poing, pas une once de sentimentalisme à peine un peu de compassion et pourtant c’est bien d’amour dont il est question. Bonne lecture.
A propos du livre :
Pike
Pike
Par Irene-Adler le 18 Juillet 2018 Editer
Irene-Adler
Il est des gens qui ont une propension à se détruire de l'intérieur et de l'extérieur, brûlant la chandelle par tous les bouts et cherchant misère à tous les coins de bar.

Patterson Wells, déblayeur de décombres aux États-Unis en est un et son plus sérieux concurrent est Junior, le fils de son ami Henry, ancien champion de foutage en l'air de sa life.

"Pike" était déjà fort sombre mais pour "Cry Father", on vient de franchir encore un pallier dans la noirceur de certains personnages.

Vous êtes prévenu, ici, on ne vous apportera pas la lumière !

Patterson Wells n'est pas le genre de gars dont on chercherait la compagnie pour faire la fête. le moral en berne depuis la mort de son fils, il ressasse cette perte au point qu'elle l'entraine vers le fond, dans l'abîme.

Sa vie est remplie de rouille et il la soigne à coup d'alcool ou avec d'autre substances ressemblant au bicarbonate du tonton qui toussait. Pour lui, la solitude est une vieille copine.

Le pire, c'est que lorsque son gamin était en vie, il ne s'en occupait pas des masses, trop occupé qu'il était à bosser comme un dingue, à faire les 35h en deux jours et à écluser pire qu'un régiment en goguette.

On peut dire que c'est cette propension à foutre leur vie en l'air – à l'aide d'alcool, de drogues et de bagarres – qui a réuni Patterson et Junior, bien que ce dernier fasse aussi dans le crystal meth (pas la fabrication, il n'est pas Heisenberg !).

L'écriture est aride, cherchez pas de traces de bonheur, vous n'en trouverez pas, pour la rédemption, vous repasserez aussi. Ici, tout est noir, sombre, rouillé, tout n'est que vies en lambeaux pour ces deux âmes en perdition qui se télescopent un jour.

Comme dans Pike, on se trouve face à des pères qui n'assument pas, qui sont incapables de montrer leur affection ou de protéger leurs gosses, qui sombrent dans la violence, fréquentent assidument les bars et se laissent entrainer vers le fond de la piscine alors qu'il leur suffirait de lâcher le poids qui les y entraine.

À croire qu'ils aiment ça, la haine d'eux-mêmes.

Pas de jugement de la part de l'auteur, ses personnages sont libres, majeurs, vaccinés (je crois) et s'ils se foutent eux-mêmes dedans, on ne peut s'empêcher d'avoir mal pour eux (surtout pour Patterson), d'avoir les tripes nouées en les voyant presque se mettre le canon du révolver dans la bouche (métaphore).

La vie ne leur a pas fait de cadeau mais ils n'ont pas fait grand-chose pour garder la tête hors de l'eau non plus. Ici, les introspections sont hard.

Un roman fort sombre, sans fard, sans pincettes, sans concession, une écriture tout, sauf froide, et qui décrit, crûment, la VDM de certaines personnes dans les environs de Denver.

Comme le disait Raoul Volfoni "Faut r'connaître… c'est du brutal !".
A propos du livre :
Cry Father
Cry Father
Par Linkward le 10 Février 2016 Editer
Linkward
Pike, c'est encore d'une noirceur violente...

Douglas Pike, ancien truand est de retour dans sa ville natale des Appalaches. Il vit grâce à plusieurs petits boulots et tente de combattre ses propres démons. Jusqu'au jour où il apprend que sa fille est décidée et découvre sa petite-fille. Il se retrouve donc avec une petite poupée de douze ans et un flic qui porte un grand intérêt à sa petite-fille.

Quand on me parle de Benjamin Whitmer, immédiatement je pense à Cry Father et désormais à Pike. Je l'ajoute également dans la collection « Noire » parce que c'est parfaitement le cas. Dans ce roman, on découvre Pike, c'est un type qui est solide moralement, mais quelque peu violent, mais qui veut connaître la vérité sur le décès de sa fille.

L'histoire se compose de courts chapitres, qui ne rend le tranchant du récit que plus percutant. L'écriture de l'auteur est fidèle à elle-même. Dure, sévère, franche et violente. Alors oui, si le scénario n'a rien de très original, mais sur certaines scènes, vous aurez probablement la nausée parce que l'auteur excelle pour vous mettre mal à l'aise et vous faire sentir à quel point le monde est pourri. S'appuyant sur des détails, des descriptions bien spécifiques. On ne va pas se mentir, les scènes sont violentes et cette dernière est présente très régulièrement. C'est un peu le style de Benjamin Whitmer.

En bref, tout comme son précédent livre vous ne trouverez pas de licornes arc-en-ciel ou un monde de bisounours. En revanche, vous plongerez dans un monde fait de violence, de personnages loin d'être innocents avec un rythme soutenu et une violence omniprésente. Le tout écrit avec dureté et froideur.
A propos du livre :
Pike
Pike
Par Linkward le 19 Décembre 2015 Editer
Linkward
Cry Father, c'est entrer dans l'intimité d'une douleur violente.

Patterson Wells vient de perdre son fils. Tandis qu'il tente d'oublier les souvenirs en buvant il fait la rencontre du fils de son meilleur ami, Junior. Les deux hommes vont devenir amis et être entraînés dans une violence sans fin.

Tandis que nous plongeons en Amérique, on découvre un homme qui parcourt sa route jonglant entre bières, bars douteux, drogues dures et bagarres. Ce livre ne nous raconte pas l'histoire d'une belle Amérique. C'est tout le contraire. Elle vous parle d'une Amérique corrompue, une Amérique sombre où les complots et trahisons sont les discussions. Une Amérique sale et où le voleur du coin anime votre radio préférée. C'est comme un goût de monde post-apocalyptique sans en être un. C'est étrange, désagréable et pourtant bien mené et écrit. Les démons sont là, chacun se bats avec les siens pour espérer se sortir de cette misère qu'est leur vie. Les personnages crées par l'auteur sont tous plus ou moins détestables et ils est impossibles de les trouver agréables et fréquentables. Mais c'est à double tranchant, parce que certains vous donne envie de leur donner cette seconde carte chance. Et c'est difficile d'entrer en conflit avec ses propres sentiments.

La plume de Benjamin Whitmer est incroyable. Une écriture dure et sévère, brutale même. L'installation dans ce monde pourri et dans cette douleur violente. Des phrases qui percutent et que personnellement j'ai relu plusieurs fois parce qu'elles sont violentes, mais criantes de vérités.

En bref, un roman sombre et noir aux goûts de post-apocalyptique sans que ce ne soit le cas. Des sentiments et sensations contradictoires qui peut-être vous rendrons fous/folles à un moment, le tout écrit d'une plume sensationnelle dans un climat de violence.
A propos du livre :
Cry Father
Cry Father
Par DevilReject le 17 Octobre 2012 Editer
DevilReject
Un roman noir vraiment sympa, mais pas non plus extraordinaire. Les personnages y sont attachants, drôles et détestables. L'ambiance y est poisseuse et malsaine. C'est cru, violent et rempli de "fils de pute". Un bon moment de lecture!
A propos du livre :
Pike
Pike