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Commentaires de livres faits par Do

Extraits de livres par Do

Commentaires de livres appréciés par Do

Extraits de livres appréciés par Do

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Un fantastique roman graphique de presque 200 pages qui m’a immédiatement accroché par l’originalité de son scénario, aussi étrange que impressionnable.
Et si, comme Lubin, jeune acrobate qui fait une mauvaise chute, il se révèle en vous, du jour au lendemain, un autre vous-même qui prend votre place un jour sur deux et qui ensuite, au fil du temps, se manifeste et s’impose de plus en plus en effaçant presque entièrement votre vie (amoureuse, professionnelle, sociale...) ?
« Simple » histoire de schizophrénie ou récit flirtant avec les frontières du réel ? Jusqu’au bout, on tend tantôt vers l’une ou l’autre des interprétations.
Le travail réfléchi (parce que, oui, on sent la réflexion derrière cet album) de Thimothé Le Boucher, scénariste et dessinateur, rend cette étrange dualité plutôt vraisemblable et on suit, avec empressement, l’évolution de Lubin, jusqu’à une date avancée dans le 21e siècle.
Les dessins soutenus, portés par des couleurs douces, soulignent la grande sensibilité de ce scénario racontant une véritable lutte d’identité(s).
Excellent !
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Un thriller socio-psychologique parfaitement documenté dans lequel l’auteur met sous la lumière un sujet sensible, rarement (voir jamais) abordé dans ce type de littérature. Il s’agit d’un problème encore grandement tabou, surtout en France. J’avoue, peut-être parce que je suis une femme «  ordinaire », avoir eu du mal à me mettre à la place des personnes concernées.
Stéphane Gérard amène le sujet en douceur (d’où probablement un manque de suspense dans la première moitié du livre)... mais surtout sans tomber, à aucun moment, dans le sordide où le voyeurisme, et aussi, sans juger !
L’histoire et les faits que l’enquête va dévoiler sont d’une grande noirceur. Sordidité contrebalancée par l’humour du couple d’enquêteurs plutôt inhabituel, liés par une très solide amitié.
Elle, prof’ en congé sabbatique, c’est l’énergique et l’exubérante Francoise que l’auteur lui-même a défini (dans un interview) comme « attachiante », avec un faible pour les Louboutins.
Lui, journaliste free-lance passionné par Gaudi, c’est Sylvain, homosexuel discret et plus placide.
Ces deux-là se connaissent extrêmement bien et leurs bisbilles et réparties pleines d’humour agissent comme des soupapes permettant au lecteur de respirer et de « digérer » ainsi cette face cachée de certains êtres humains.
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date : 05-10
Un recueil de 19 nouvelles à longueur variable (d’une dizaine à une soixantaine de pages), parues entre 1947 et 1986.
Dans un style d’écriture fluide, détaillé, mais (quasiment) jamais surchargé, Asimov ne nous entraîne pas seulement aisément dans ses différents univers science-fictifs percutants mais dépeint également la société américaine du siècle dernier et les divers rapports que l’homme entretient avec les machines, que celles-ci soient robots ou un énorme ordinateur unique et surpuissant (le « Multivac », qui revient dans plusieurs récits).
Et mine de rien, en compagnie des personnages tous très crédibles qui peuplent ces histoires, l’auteur raconte l’évolution des mœurs et sciences et techniques, comme il nous entrouvre la porte sur des visions...
... de futurs possibles (une défense contre la menace atomique, des voitures entièrement automatisées (dans l’excellent « Sally »), la vote informatisée unitaire...)
... ou sur la nature de l’homme, voir de l’extraterrestre, comme dans « Les Hôtes » ou dans l’amusant « Le plaisantin ».

Amusantes, ces nouvelles le sont souvent, parce que Asimov sait user de la plume ironique et les conclusions sont rarement décevantes, plutôt jouissives, parfois jubilatoires.
Sauf peut-être « Le petit garçon très laid », qui parle du voyage dans le temps, mais aussi de l’amour maternel... la nouvelle la plus longue qui m’a réellement émue.
Un joli florilège donc que je ne regrette aucunement d’avoir lu et savouré !
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date : 02-10
Puisant dans les contes et légendes de la France surtout, mais également d’Autriche, Belgique, Espagne, Pays-Bas..., l’auteure a adapté ces 15 petites histoires à la sauce « Gudule », c.à.d. n’hésitant pas à rentrer dans les détails quelque peu gore tout en usant d’un langage fleuri et parfois désuet.
Ces historiettes dans lesquelles le diable dispose d’une place prépondérante, ne m’ont pas fait peur (j’ai plutôt souri !), mais je ne suis pas le public visé (les jeunes de 9 à 13 ans).
Par contre, les dessins pleine page d’Emmanuelle Houdart qui précèdent chaque nouvelle peuvent impressionner, voir effrayer, des enfants plus sensibles.
Certains de ces contes adaptés se prêtent à merveille pour raconter pendant une veillée d’Halloween (p.e.).
Globalement bien apprécié, j’ai passé quelques bons moments.
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date : 28-09
Un polar auquel il manque surtout de l’originalité.
Deux intrigues et enquêtes, à dix ans d’intervalle, qui ont (évidemment !) un rapport et dont la résolution finale est d’un académisme ennuyeux.
Les protagonistes ne sont pas insipides mais, trop stéréotypés, ne sauvent pas cette banale histoire policière a laquelle l’auteure a (vainement) essayé d’insuffler de la substance en mélangeant vie professionnelle et soucis privés des personnages.
Le commandant Revel est une brute bourrue, physiquement et moralement délabré, pour lequel on est sensé ressentir (je suppose) un minimum de sympathie, mais avec son humeur et comportement exécrables, on ne peut que le percevoir comme un ostrogoth violent et père minable.
Heureusement que le capitaine Lazare et la lieutenante Sonia Breton savent contrebalancer la maussaderie continuelle de leur chef de groupe imbuvable par une saine amitié entre collègues.

On peut qualifier le style d’écriture de fluide ( avec quelques grumeaux langagiers qui font tiquer quand les yeux « mordent » dessus) mais je le définirai plutôt comme aussi plat qu’un cardiogramme non alimenté, ce qui, vous en convenez, ne suscite aucun enthousiasme de ma part.
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date : 24-09
Un court roman d’anticipation post-apocalyptique dans un Paris quelque peu futuriste, et dans lequel l’accent est mis sur le comportement humain en situation de crise catastrophe.
Ne vous fiez pas au résumé, le protagoniste du récit n’est pas celui que vous croyez et le « vrai » héros n’en est pas un. Ses attitudes dans la société (restante), sa perception de la morale dans la vie en général... et de sa propre survie en particulier... peuvent heurter certains lecteurs.
Généralement je n’aime pas trop les histoires avec des anti-héros pour lesquels je ne ressens guère de la sympathie et question sentiments ce livre n’a pas fait exception. Le personnage principal est à torgnoler (vous voilà prévenu).
Et pourtant... après quelques pages, j’ai été happée par le scénario, certes simple, mais quasi-plausible (je ne possède pas assez de connaissances en chimie), efficace et prenant.
Des phrases courtes (parfois juste un mot pour exprimer une émotion) et un style d’écriture percutant servent particulièrement bien l’ambiance sombre, suffocante et déconcertante.
J’espère ne pas manquer la suite !
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date : 21-09
J’avais déjà lu des romans fantastiques de l’auteur et celui-ci n’est certainement pas son meilleur.
Prenez un grand sac dans lequel vous fourrez tous les ingrédients d’une série B des années ‘80 : un meuble maléfique, un gentil couple aisé et heureux avec un mignon petit garçon qui se voit attribuer le-dit meuble contre leur gré, des choses qui ne tardent pas à flétrir et pourrir autour d’eux, des êtres qui meurent, du sang qui gicle (mais pas trop)... saupoudrez avec une dose de mysticisme quand la fin (sans surprise) se présente... secouez... et le produit qui se déverse du fourre-tout est aussi indigeste qu’un navet considérablement réchauffé.
Le roman aurait pu être, à la rigueur, un bon moment de détente (hélas sans les frissons que j’aurais aimé éprouver), mais je n’arrêtai pas de sursauter en lisant les innombrables fautes de langage et d’inattention. J’ai fait un bond - et le démon présent dans le livre n’y était absolument pour rien- quand j’ai lu « Elle emporta le livre dans la cuisine et s’assit devant la coiffeuse. »
Les seules choses qui m’ont fait sourire c’est quand l’auteur, qui est Anglais, s’amuse à étaler quelques préjugés que les américains puissent avoir vis-à-vis les Britanniques... et que chez Masterton une bouteille de whisky semblerait aussi inépuisable que cette histoire sans fondement.
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Oeuvre se situant entre SF et Fantasy que je ne tenterai même pas de résumer, tant l’univers décrit est « Autre », imprégné de ce « sense of wonder » qu’on ne rencontre plus que rarement dans la production SFFF récente.
Il est vrai que pénétrer (abasourdi) dans et sur La Terre fracturée a exigé un peu d’effort, or, dès que j’avais -réellement- fait connaissance avec les personnages principaux féminins de cette histoire, j’étais entraînée dans leurs récits et leurs vécus... douloureux.
Ces femmes ne possèdent pas seulement un très fort caractère (caractères que je ne développe pas parce que je ne veux pas « spoiler » la vérité cachée derrière leurs personnalités)... mais également un grand pouvoir de « magie lithosphèrique », ressenti comme une menace par les habitants « normaux » de ce continent continuellement secoué par des séismes et éruptions volcaniques.

L’auteure dévoile avec talent, et très progressivement, l’histoire et les configurations sociétales directement liées à la structure géographique de ce monde minéral et... violent. Violence qui découle d’un constant mobilisme tectonique, d’une société de communautés perpétuellement en alerte et en mouvement et la politique discriminatoire d’une caste dirigeante ayant su tirer profit de légendes « historiques ».

J’ai autant apprécié ce dévoilement progressif, (assimilant ainsi plus aisément les étrangetés et comportements parfois étonnants des personnages principaux) que les thèmes abordés... la différence (si préjudiciable !), la quête de l’identité (féminin) et l’espoir de liberté... un jour... peut-être.
L’autre « force » de ce texte réside dans l’écriture, travaillée, ciselée et parfaitement maîtrisée.
Un coup de coeur pour ce Prix Hugo 2016.
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date : 06-09
« Classique » comme trame dans un polar, me direz-vous, de présenter deux histoires bien distinctes qui se rejoignent à la fin. Oui, mais ça « fonctionne » toujours, et à merveille ici.
Un safari en Botswana qui, il y a 6 ans, a tourné à la catastrophe, raconté par Millie, une des participantes à la personnalité réservée... et la découverte, aujourd’hui à Boston, d’un taxidermiste-chasseur éviscéré (juste retourne de manivelle !) dont Jane Rizzoli, inspectrice franche et jusqu’au boutiste et Maura Isles, médecin-légiste (capable de regarder un plus loin que le bout de son scalpel) vont devoir s’occuper.

Au départ ce n’était pas tant le résumé que le léopard sur la couverture
qui m’avait fait de l’oeil. Et on apprend, comme je l’espérais, effectivement pas mal de choses sur ce plus grand prédateur félin. C’est la fascination de l’homme-chasseur pour cet animal-chasseur qui est à la base de l’intrigue.
Dans les remerciements, l’auteure dit avoir visité la brousse africaine et les descriptions de la savane et sa faune sont, de ce fait, très vivantes mais jamais pesantes. À l’instar de Millie, on découvre avec émerveillement une nature sauvage préservée dans laquelle « manger ou être mangé » prend tout son sens.
Les chapitres se déroulant dans le delta africain ensoleillé d’Okavango alternent avec l’enquête rebondissante autour d’un Boston quasi hivernal.
L’amitié qui lie Jane et Maura, deux caractères féminins qui s’opposent, est une vraie amitié, une de celles dans laquelle il est possible de (presque) tout se dire. Une relation de longue date puisque « Écorchures » est le 11e tome de la série « Rizzoli & Isles ». Commencer par ce dernier volume ne m’a absolument pas gênée. Jane fait parfois référence à d’autres affaires qu’elle a dû résoudre ou affronter... comme n’importe quel flic le ferait quand il/elle raconte des anecdotes de sa vie professionnelle.

C’était une lecture aussi agréable que palpitante, par son style d’écriture extrêmement fluide, par les dialogues et procédés policiers et médico-légaux qui sonnent juste. Une lecture toute en contrastes aussi, avec ces belles peintures d’Afrique et la vie harcelante aux Etats-Unis... contrastes dont les pourtours s’effacent quand le rythme de l’histoire s’emballe à la fin, avec l’identification définitive (et presque surprenante) du tueur... pour terminer sur une note plus douce, celle de la quiétude, enfin retrouvée.
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Un premier roman -policier- de facture plutôt « classique » mais bien maîtrisé qui se déroule dans le « Pays noir », région désolée d’Angleterre et dont A. Marsons aborde ici également la problématique sociale.
L’inspectrice motarde, Kim Stone, au caractère fort et impétueux (et parfois franchement désagréable), n’hésitant pas à suivre son instinct en bafouant les règles et désobéissant souvent aux ordres de sa hiérarchie, a connu une enfance difficile... à l’instar de ces victimes déterrées dans un terrain vague à côté d’un foyer d’accueil pour jeunes filles abandonnées par leurs familles.
Les anciens responsables et quelques ex-membres du personnel de ce « pensionnat des innocentes » ont un secret à cacher... secret qui va leur coûter la vie.
Cette première brochette de cadavres est un vrai casse-tête pour Kim et son équipe, mais c’est la deuxième « fournée » qui ramènera l’inspectrice à son consternant passé et révélera la vraie nature de cette femme renfermée et asociale.
Un autre personnage marquant est Bryant, l’assistant plus âgé de Kim, qui -mine de rien- veille sur elle et à qui on s’attache sans réserve (surtout après l’anecdote avec les chiots).

L’intrigue aux nombreux rebondissements devient de plus en plus complexe au fil des pages et les cliffhanger à la fin des chapitres (qui défilent tout seuls), font qu’on n’a qu’une seule (irrépressible) envie : vouloir connaître au plus vite le véritable responsable de ces assassinats.
S’il y a -bien évidemment- un très vil dans cette histoire noire, il reste aussi des « innocentes »...
Je suis une lectrice confirmée de polars mais l’auteure a su me surprendre. Et j’aime ça !
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date : 21-08
Je connaissais les livres pour enfants de D. Dorrie et intriguée par ce qu'elle pouvait écrire pour les adultes, je suis tombée sur ce petit livre de 200 pages (et typographie aisée) qui ne m'a pas vraiment plu, mais touchée, oui !
Pas difficile d’y trouver des sentiments similaires à une situation apparentée, vécue par soi-même. Le style naïf de Dorrie sert très bien le récit parce que le deuil et le chagrin n’ont ni besoin, ni ne supportent de grandes phrases... reste la volonté de renouer avec la vie, l'amitié et l'amour.

L’histoire de Babette qui a perdu son mari dans un accident de voiture et celle de Florian qui voit son amant mourir dans ses bras après avoir longtemps lutté contre un cancer... finissent dans les étincelles (certes un peu trop romantiques !) de l'espoir, mais on a (alors tellement) envie d’y croire (encore).
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F. Livyns reprend (dans cette première nouvelle aventure, sur un total de six) les aléas de Thomas Carnacki, détective du surnaturel, créé par William Hope Hodgson (1877-1918) au début du 20e siècle (voir son recueil « Carnacki et les fantômes »).

Dans cette nouvelle fantastique de 35 pages (numériques), notre enquêteur et chasseur de fantômes sera confronté à une entité mystérieuse et bruyante dans une maison de chambres d’hôtes d’un vieil ami dont la femme s’est suicidée un an auparavant.
Un bon rythme, un style d’écriture proche de ceux de Conan Doyle ou Gaston Leroux, un scénario ne manquant pas de rebondissements (qu’un « Poltergeist » n’aurait pas renié) et un dénouement qui réserve une finale ébaubissante... font que je me suis délectée !
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date : 19-08
Un polar initialement auto-édité en 2013, récemment réédité aux Éds. Robert Laffont et dont le titre et la couverture sont particulièrement bien choisis.
L’intrigue policière, teintée de surnaturel, se déroule au mois d’un juin caniculaire, à Grenoble (où le lecteur visitera plusieurs anciens sites religieux, dont le fameux baptistère), et ses environs.
Aux deux femmes assassinées, juste avant le solstice, le tueur a retiré le cœur... Avant chacun de ses meurtres, Julien, (encore naïf) ingénieur informatique trentenaire, a eu une vision d’une attirante fille, vêtue de blanc...
Le capitaine Nadia Barka prend les propos visionnaires de Julien au sérieux et suit alors ses propres intuitions (féminines) afin de traquer un meurtrier qui semblerait avoir un long passé sombre.

Beaucoup de personnages (dans les équipes de flics entourant Nadia, mais aussi ceux -tout aussi nombreux- impliqués dans l’histoire de Julien) ainsi que des à-côtés du récit principal étoffent ce roman mais ne l’étouffent pas !
Un style d’écriture naturel et bon nombre de dialogues (parfois un peu bavards mais dans lesquels l’humour ne manque pas) en font un thriller agréable à lire, mais surtout accrocheur et galvanisant.

Même si j’ai un peu déploré quelques facilités (des « ingrédients » qui arrivent -par hasard- au bon moment, p.e.) et que la facette surnaturelle ne m’as pas réellement convaincue (je suis peut-être trop cartésienne ?), je me suis, par contre, rapidement attachée aux rôles féminins (Nadia et sa solitude, Sophie, copine de Julien, et sa joie de vivre...) et je les ai laissé, avec une pointe de regret, après le « Happy End » qui clôt ce polar par ailleurs imprégné par la folie de quelques illuministes « inspirés ».
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Premier tome (sur 6 actuellement parus) d’une série d’anticipation dystopique au format Comics.
Lazarus décrit un monde violent dans lequel les États (de l’U.S.) ont disparu, au bénéfice de quelques grandes familles qui détiennent le pouvoir politique et le contrôle social absolus. Ces familles, en état de guerre qui couve, possèdent chacune un membre qui, par un entraînement intensif et des avancées techno-génétiques appliquées, est devenu quasi invincible. Il (ou elle) sert de défenseur comme de bouclier au clan en question.
Cette personne s’appelle un Lazare... comme Eve, de la famille Carlyle, surnommée « Forever », avec qui on fait connaissance dans ce tome 1.
Autour de cette protagoniste qui, malgré sa toute-puissance, possède aussi ses fragilités (psychologique e.a.), les auteurs ont construit un univers brutal, imparable avec une galerie de personnages bien campés et parfaitement crédibles, soutenu par un graphisme dense et dynamique.
Je me précipite avec un grand plaisir et autant d’impatience sur le tome 2 :)
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Un recueil de sept nouvelles à inclination fantastique, prenant les 7 péchés capitaux comme thème, chaque péché étant lié à un âge de la vie (naissance, enfance, adolescence... vieillesse).
Le fil conducteur est un personnage qu'on retrouve dans chaque histoire et qui met les autres protagonistes au défi de prendre leur destin en main, ou... de céder à leur penchant.
À part la 2e nouvelle (moins apprécié parce que j'avais vu la "chute" venir de loin), j'ai passé, avec les autres, quelques moments... d'enfer !
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date : 07-08
L’auteur présente son livre comme un hommage aux films d’horreur comme ceux de Wes Craven (décédé en 2015).
J’avais trouvé le résumé alléchant : trois ados, autour d’un feu de camp, racontent à tour de rôle chacun une version d’une légende du coin, celle de Spellman (littéralement : « Homme Sortilège »)... et une quatrième histoire conclut leur aventure nocturne dans la forêt.
Si les récits ne manquent certes pas de piment (je dirai même que D. Delight en tartine des couches), j’ai été rebuté par une (absence de) style d’écriture, bourré de fautes (conjugaisons de temps, syntaxes...) et la vulgarité excessive dans les deux premières histoires (l’auteur a également écrit des textes érotiques et ça « se sent »).
« Sanguinolences » et autres mucosités s’égaillent partout tout au long des pages -c’est le « propre » de ce genre de littérature-, mais j’aurais préféré un texte un peu plus subtil et/ou suggestif laissant une part d’imagination au lecteur.
Là, j’ai juste eu l’impression d’avoir regardé une mauvaise série B.

Cet avis n’engage bien-sur que moi !
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date : 06-08
Le titre de cette nouvelle, naviguant entre un ressenti fantastique et SF, indique d’emblée que cette histoire va mal se terminer.
Thilliez transpose la création littéraire dans des univers parallèles et son style d’écriture capte, comme souvent, le lecteur mais je n’ai pas complètement adhéré au récit d’Ulysse, le personnage principal. Peut-être parce qu’en 22 courtes pages il n’est finalement resté qu’un « John Doe ».
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(Commentaire pour les deux tomes)

Ce diptyque est une adaptation du livre SF « Les Profondeurs de la terre » de Robert Silverberg.
Je n’ai pas lu le roman et je ne saurais donc pas comparer mais le scénario de Philippe Thirault me semble quand même un peu léger (pour ne pas dire survolé). Il respecte par contre les thèmes chers à Silverberg qui sait pointer les travers, mais aussi les valeurs de l’Homme, comme dans cette histoire : le racisme, le pesant colonialisme, l’intolérance, mais également le respect de la différence et de la nature.
Ces deux BD’s valent surtout pour le graphisme superbe de Laura Zuccheri (que j’avais déjà eu l’occasion d’admirer dans sa série Fantasy « Les Épées de verre »)... dessins précis, naturels et très lisibles.
C’est elle principalement qui rend hommage à Silverberg, en déployant toute son inventivité et imagination qui font de la planète Belzagor un monde exotique sans pareil.
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Le premier tome d’une trilogie science-fictive dont le scénario n’est peut-être pas exceptionnel (la colonisation de Mars par des prisonniers terriens soumis à de longues peines, envoyés là-bas et planqués dans un immense camp de travail), mais qui retient pourtant l’attention par l’histoire autour d’une jeune détenue au caractère impétueux et les thèmes abordés (univers carcéral, racolage religieux, esclavagisme approuvé).
Émerveillant par contre est le graphisme réaliste dans les nuances d’ocre, bleu et gris au découpage cinématographique.
Un réel plaisir pour les yeux !
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date : 03-08
Entre anticipation apocalyptique et épouvante, l’histoire fait sans conteste penser aux scenarii des films comme « Arachnide » et « Invasion Los Angeles ». Et le style d’écriture d’Alexi Zentner (qui se cache derrière le pseudo d’Ezekiel Boone) va également dans ce sens. J’ai eu l’impression de lire un film (américain !) avec de courtes séquences dont le rythme s’accélère crescendo, faisant monter l’indéniable suspense et la tension (cardiaque).
Il y a un grand nombre de personnages qui surgissent, victimes bouffées d’intérieur ou d’extérieur, personnes qui, involontairement, propagent le fléau de cette masse velue grouillante, et des protagonistes qui essaient de trouver des solutions afin d’assurer une survie adaptée.
Le développement graduel des caractères des personnages principaux, leurs sentiments et leurs angoisses appellent à l’empathie pour certains d’entre eux (comme Mélanie l’entomologiste, Mike l’agent spécial ou encore Kim la vice-caporale...) et on ne peut qu’espérer (le cœur serré !) qu’ils ne se feront pas mastiquer par cette espèce d’arthropodes anthropophage, venue d’un autre âge.

Ça ne casse peut-être pas huit pattes à une araignée, mais c’est indubitablement un bon divertissement... inquiétant, mais efficace.

(Suite dans le tome 2 de cette trilogie (annoncée) : « Infestation » paraît en septembre, c.a.d., bientôt !)
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date : 28-07
(Nouvelle numérique, estimée à 69 pages papier par Amazo’).
Ce qui commence comme un petit polar presque banal... (si on fait abstraction d’un PDG enlevé qu’on retrouve éparpillé par petits bouts sur une route de campagne en Hordovie par temps caniculaire... alors, les mouches, hein !)
... se termine dans un cauchemar suintant et ignoble ! (alors, âmes sensibles... etc.)
L’auteur sait, malgré un style d’écriture oscillant entre le trivial et le sophistiqué, capter le lecteur (épouvanté) qui suit -avidement- les scènes d’action et qui sursaute à la rencontre des monstruosités, nées d’un méfait chimique que F. Soulier dénonce, sans verser dans la critique sociale.
Ça reste un bon divertissement horrifique !
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date : 26-07
Dans ce 10e tome, Kaoru Mori renoue avec la narration des traditions en Asie Centrale de la seconde moitié du 19e siècle, en nous relatant la fauconnerie équestre. (Karluk passe l’hiver chez ses beaux-frères au camp des nomades afin de se perfectionner dans l’archerie et la chasse. Amir, son épouse, lui rend de temps à autre visite).
Et on retrouve, dans la 2e partie de ce volume, Henry Smith, le voyageur anglais un peu naïf qui s’approche d’Ankara, tandis que sur les frontières la menace russe se fait plus présente... ce sont les prémices de la Guerre de Crimée...
Un dixième tome toujours aussi riche en facettes culturelles et surtout ... des dessins remarquables avec, e.a., quelques portraits d’animaux (bouquetin, cerf, aigle, renard, loup...) criant de réalisme et absolument sublimes !
Cela a été, à nouveau, un réel plaisir de voyager dans ces contrées magnifiquement illustrées.
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Ce « Petit Chaperon rouge » fait partie de la série « Contes interdits » de l’éditeur québécois AdA... interdits surtout aux enfants et fortement déconseillés aux âmes sensibles plus âgés.
Ce conte revisité reprend bien la grand-mère (tzigane), sa petite fille (vengeresse), un chasseur (flic) et beaucoup de loups, de deux règnes différents... celui des animaux et celui des salauds (humains), mais toute ressemblance avec l’oeuvre originelle s’arrête là.
Dès les premiers chapitres on devine que la jeune Angelika (a qui sa grand-mère lèguera une cape rouge) va être amené à se venger. Belle et sensuelle, elle utilisera son corps magnifié comme « arme » funeste afin de piéger les pervers qui trempent dans des trafics ignobles.
Ce « conte interdit » étant estampillé « horreur », on peut donc s’attendre à un thriller sanguinaire, et c’est bien le cas ! Mais c’est également un petit livre dans lequel l’auteure n’a appliqué aucune censure en dépeignant des scènes de sexe osées et d’un genre spécial (je me suis demandée si Sonia Alain déborde d’imagination -et alors, « aïe » ! ces messieurs- ou si elle a trop regardé des films X-hard).
Même si j’aurai préféré un peu plus de développement des personnages, je suis consciente qu’il est quasi impossible de détailler des caractères en 200 pages.
Ça reste donc un bouquin mélangeant action, mucosités et séquences (très) chaudes auxquelles se rajoute une petite panière de fantastique.
Un bon moment de divertissement, si (!), comme moi, on apprécie la lecture horrifique.
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date : 21-07
Dans ce polar, les parties distinctes de l’histoire s’enchaînent dans une alternance entre le présent et le passé dans lequel divers meurtres sont décrits de façon explicite. Il devient rapidement clair qu’à chaque fois le tueur est identique, mais on reste presque jusqu’au bout dans le flou.
Même l’instinctive et très têtue inspectrice Jenna Murphy, mutée de la NYPD dans la région des Hamptons sur Long Island, a du mal à désigner le vrai coupable dans la pelote des têtes épinglées... d’autant que ses propres souvenirs lui jouent des tours et que la hiérarchie lui met de nombreux bâtons dans les roues.

C’est la 4ème coproduction (hors série) de Patterson et Ellis, le premier s’étant penché sur l’intrigue, le deuxième sur l’écriture (extrêmement fluide dans des courts chapitres).
L’histoire est certes un peu clichée : une enquêtrice qui n’écoute pas son chef, est suspendue de ses fonctions mais reste mordue à l’affaire tout en ne faisant qu’à sa tête. D’un autre côté (et c’est ce qui m’a plu !), les événements et revirements se succèdent à la vitesse TGV et mènent au bout du compte à une finale (quasi) inattendue via une série de rebondissements.
Une bonne lecture de détente.
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date : 17-07
Dans ce roman graphique en N&B de 216 pages avec peu de texte et dialogues, B. Vivès raconte les premiers émois amoureux et sexuels d’Antoine, 13 ans, qui pendant les vacances d’été à la plage sera initié par une invitée adolescente de ses parents, âgée de 16 ans.
Ni histoire à l’eau de rose, ni scènes scabreuses (même si les séquences érotiques sont sans équivoque), mais un récit frais et franc sur les sentiments d’ados d’aujourd’hui.
Un dessin très épuré qui va à l’essentiel. Très peu de détails et pourtant les traits esquissés révèlent parfaitement et avec exactitude les ressentis, expressions, regards et poses des jeunes personnages touchants.
Un album tout en simplicité et finesse... une belle prouesse !
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date : 17-07
Un bon polar (quant au suspense et au rythme narratif), façon «poupées russes », mais...
L’intrigue, alambiquée au possible, est structurée autour de plusieurs récits, énigmes et personnages (qu’à part le flic, atteint de hypermnésie, je n’ai guère trouvé sympathiques), à la manière d’une histoire dans une histoire dans une histoire... etc.
Il s’avère rapidement évident que ces différents éléments, apparemment sans lien(s), trouveront leur place(s) à la fin de ce puzzle Thilliezien.
Alors je n’ai rien contre des casse-têtes livresques (au contraire !), mais j’ai eu l’impression qu’ici l’auteur a fait du surenchère dans le « tordu » pour son (!) simple plaisir. Délectation qui consiste à essayer de dérouter le lecteur sans lui laisser la moindre chance d’anticiper... à moins d’approfondir l’effet palindrome.
Comme beaucoup d’autres lecteurs, je me suis fait avoir parce que j’espérais des indices qui confirmaient mes soupçons (avérés) concernant le coupable, indications supplémentaires que j’ai attendu... en vain.
J’ai donc trouvé la fin non seulement trop abrupte (bien que le pourquoi de cette brusquerie soit expliqué dans le prologue), mais également trop « facile », le magicien Thilliez ayant gardé un atout sous sa plume qu’il n’a fait miroiter à aucun moment dans l’histoire principale.
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