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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 18-10
Je remercie l'auteur Chris Red pour cette lecture par le biais du site simplement. Ce n'est pas la couverture qui m'a d'abord attiré, mais le résumé. Je me suis posée la question de savoir ce que la couverture pouvait représenter. Et maintenant, je sais :p Je ne l'apprécie que plus. au début je me suis demandé si c'était les fils (enfants) ou les fils (la bobine de fil) qui était indiqué dans le titre. Je dois dire que c'est un peu des deux.

Les Karménytes, de drôles de personnages ont révélée une prophétie. Une élue doit être retrouvée autrement l'apocalypse risque de survenir. Et l'univers va prendre cher. Pour cela des gardiens sont amenés à partir. Il leur faut une personne digne de confiance : Esteban se doit de retrouver cet être. Sur une autre planète, Leonida enquête sur l'enlèvement de plusieurs enfants. Bien qu'elle ne fasse plus partie de la police à cause de son statut, elle décide de les rechercher. Deux buts à atteindre, deux chemins différents qui vont mener où ?

Ce que j'ai aimé, ou plutôt adoré, c'est le monde de l'auteur qu'il a crée. Les descriptions des différentes planètes, des différentes créatures qui peuplent chacun de ces espaces, c'est un travail énorme. Les habitants sont sous "forme" d'animaux, un peu comme Zootopia sans pour autant être un animal. Et je dois dire que ce travail paye, car il m'a été difficile de sortir de ces pages. Les deux affaires prennent des chemins différents jusqu'à ce qu'un élément revienne dans les deux. Le côté science-fiction est très prononcé au départ, puis laisse la place au thriller. Les éléments se mettent en place doucement puis de plus en plus vite. Les actions s'enchaînent jusqu'à de terribles combats. Pas de cadeaux entre eux, des morts à la pelle, des plans pour parvenir à découvrir qui est cet élu et où sont les enfants. Et puis il y a ces engins pour naviguer d'un point à un autre, des voyages interstellaires et même un peu dans le temps, histoire de tenter d'arrêter un enlèvement.

La disparition des enfants n'est pas anodine. Pervers ? Tueurs d'enfants ? Leonida ne va pas lâcher l'affaire comme cela, quitte à se mettre dans les ennuis jusqu'au cou. C'est une femme qui est particulière avec des capacités impressionnantes. Sa rencontre avec un petit garçon Kinko va changer sa vision des choses. Ne plus se guider soi-même, mais par un autre. Savoir écouter et suivre les visions des autres. Le passé, le présent, le futur, plus rien n'a vraiment d'importance lorsque l'on connait ce tout. J'ai beaucoup aimé le personnage de Mamadou qui fait un peu office de père spirituel ici.

Esteban et Spot vont tout faire pour réussir à atteindre leur but. Pour cela, Esteban va devoir retourner sur son ancienne planète, celle dont il s'est enfui. Mais avant cela, ils vont devoir se poser ailleurs. Travailler, devenir un autre, se découvrir des talents cachés. Tomber sur les ennuis une fois de plus. Deux personnages qui font la rencontre d'autres qui vont les aider ou au contraire tenter de les arrêter. C'est un duo que l'on comprend mieux une fois arrivé au final. Ils sont soudés et semble de véritables amis.

L'écriture est fluide, les chapitres courts. Les deux histoires écrites en parallèle ont autant de place l'une que l'autre. Un chapitre pour trouver l'élu, un autre pour les enlèvements. Et puis à un moment donné ils se rejoignent. Les personnages se côtoient, se découvrent, apprennent de leur erreur, évoluent. C'est une évolution perpétuelle pour chacun d'entre eux. Les sentiments enfouis, cachés qui ressortent un peu tard montrent des aspects de certains personnages plus tendres, moins durs qu'on ne pourrait le croire.

Un supplément par le biais d'une nouvelle "Le secret de Karmenyta" qui nous montre l'arrivée d'Esteban sur cette planète accueillante. Je me posais justement la question durant la lecture du récit, je suis contente d'avoir eu cette partie.

La fin est très belle malgré la perte de certains protagonistes. (Snif !) J'ai beaucoup apprécié celle de Spot qui va réussir à s'ouvrir à celle qu'il aime, Keyla. Plusieurs messages qui sont distillés ici et là sur la tolérance, l'amour, l'amitié, la confiance en soi et envers les autres et bien plus encore. Les différences font la force de ces équipes. En conclusion, on oublie facilement la science-fiction pourtant bien présente pour entrer dans le thriller qui est très prenant. Un livre que je recommande pour le suspense entre autre.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-fils-du-destin-chris-red-a148929708
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Je remercie Lilian ainsi que la maison d'édition l'ivre-book pour l'envoi de ce livre en numérique. J'avoue que c'est uniquement la couverture (donc le titre et le fait qu'il soit dans l'imaginarium) que j'ai décidé de le demander. Je ne suis pas déçue.

C'est un livre particulier dans le sens où il s'agit plutôt de nouvelles qui se suivent, ont un fil conducteur avec des personnages que l'on voit passer dans l'une ou l'autre sans pour autant avoir une seule voie. Nous débutons avec un premier texte où un ange raconte ce qui lui est arrivé. Sa douceur, sa présence, sans qu'elle ne le veuille a fait beaucoup de mal. Ce mal qui ronge dorénavant un autre personnage et qui le fait payer. Cet ange qui rêvait de devenir humaine prend conscience de tout ce qui est dans l'esprit humain. La sagesse fait bien pâle figure en comparaison des pensées impures qui peuvent provenir sans qu'on s'y attende. À partir de ce moment, celui où l'ange décide de revenir en arrière, de petites choses se mettent en place.

Plusieurs histoires qui au final ont un but commun. Non je ne dirais rien, juste que c'est fascinant de lire l'écriture de cet auteur, que je ne connaissais pas et que j'ai beaucoup apprécié. C'est une manière de voir les choses, de découvrir une histoire sous une autre forme que la traditionnelle. Il y a un lieu qui revient : une boutique. Jamais la même devanture, jamais les mêmes produits, mais une personne qui vend des objets à des clients, sans réellement prendre l'argent. Ce qui est très sympathique, c'est que cette boutique n'ouvre que lorsque que le "client" est devant la porte. Et elle disparaît après le passage, une fois l'achat terminé. Il ne reste plus que les murs et un vague sentiment désagréable sans trop savoir ce qui s'est réellement passé.

Le fantastique est présent, par le biais de l'ange, mais aussi de petits objets qui s'amusent aux dépens de leur propriétaire. Le miroir est mon préféré pour la simple et bonne raison que je fais bien de ne pas me regarder dedans. Un objet tout simple qui, si on lui donne sa chance, peut détruire n'importe qui. Il y a également cette boite à musique, si douce, si gentille, si... comment expliquer qu'une boite à musique qui paraît si innocente peut receler autant de contradictions en elle ? Des objets communs, qui peuvent servir à tout le monde et qui pourtant ont été crée, donné, acheté et qui ont un but... Ce but n'est pas évident à trouver au départ, comme le pourquoi tout cela. Jusqu'à certains détails qui s'accumulent.

L'histoire est à la fois déjantée et sérieuse. Comment une personne peut mettre à mal l'esprit d'une autre ? L'explication vient au fur et à mesure des pages. Et puis il y a Sam, flic de surcroit. Il est un élément clé de tout ce qui se passe. C'est même le point central. Une enquête, un tueur au sapin qui le nargue. Des femmes qui disparaissent pour être retrouvées dans des états lamentables : mortes, brûlées, violées dans le désordre. La noirceur des actes et des paroles est pesante, pourtant il y a cet humour noir (très noir) qui allège.

Chaque "nouvelle" apporte un élément qui nous amène vers une fin inéluctable. Après tout ce mal, il ne peut y avoir d'autres final. Il y a un peu de répétition dans les actes, une histoire qui continue en passant par des personnages qui ont des soucis. À force de montrer du doigt là où cela fait mal, on se focalise dessus en oubliant tout le reste. L'auteur arrive à montrer tout ce qu'il y a de plus malsain dans un être pur et inversement.

En conclusion, une histoire qui allie le fantastique à la mort de manière originale. Un peu d'horreur, un peu de noirceur, un peu d'espoir rapidement étouffé, des personnages qui décoiffent. Un petit coup de cœur pour Gracie qui est vraiment terrible dans son style.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-petite-boutique-des-horreurs-nolween-eawy-a148905502
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Maëlys est devenue une jeune femme de 23 ans. Elle est sur le chemin pour les Ardennes, avec son petit ami Alex, afin de retrouver ses origines. Sa rencontre avec sa famille est magique, mais bien au-delà de tout cela, une malédiction traîne au-dessus de sa tête. La jeune femme va devoir unir ses forces à celles de ses amies et bien plus encore pour tenter de sauver ce qui reste de légendes.

C'est un réel plaisir de retrouver Maëlys, Alex, Dorine, Jihanne, Patricia dans d'autres contrées. Les Ardennes, c'est un "pays" mal connu. L'auteur a fait pas mal de recherches et avec a réussi à transposer une belle histoire. Belle avec ses légendes, sa magie, sa terre et ses gens. Le coeur sur la main, Maëlys et Alex vont découvrir la chaleur humaine dans le gite qu'ils ont loué. Rencontrer sa mère et sa grand-mère est un choix qui va l'aider pour mieux apprendre à se connaître. Tout ne se passe pas aussi bien qu'elle le souhaiterait. Il y a des moments dans la vie où l'on aimerait revenir en arrière, gagner deux mois par exemple pour Maëlys. Mais remonter dans le temps est impossible. Comment parler avec des gens qui sont de notre famille en toute décontraction sans les avoir jamais vu ? Impossible. Pourtant il va bien falloir s'y mettre. C'est avec la douceur naturelle de Maëlys et ses gênes qui vont faire tout le travail.

Les "balades" en forêt ont un sens. Les rituels sont tout simplement magiques et doux. On pourrait presque croire être à leurs côtés lorsqu'ils invoquent les déesses, les esprits. Pour obtenir ce qu'ils ont perdus, il va leur falloir une bonne dose de courage et surtout passer au-dessus pas mal de sentiments. Les rencontres avec des personnages hors du commun provenant des très vieilles légendes d'Ardennes. On retrouve un Alex un peu plus adulte et pourtant il a une réaction particulière lorsqu'il rêve. Difficile d'en dire plus sans raconter ce qui va lui arriver. La relation entre lui et Maëlys devient précaire et au vu des miettes de pain laissées dans le récit, on trouve très facilement ce qui se passe.

Nous découvrons d'où vient Maëlys, comment et pourquoi elle a ce pouvoir en elle. L'auteur nous dévoile les révélations les unes après les autres. La prophétie, la malédiction, la terre des Ardennes qui est une bénédiction pour celui qui y vit. J'ai beaucoup apprécié cette douceur perpétuelle qui existe depuis le premier tome. Il y a la fin qui est rapide, beaucoup trop rapide à mon goût. Le dernier soucis que rencontre Maëlys est résolu en un coup de baguette magique dans ce cas, j'aurais aimé plus de longueur dans la résolution. Par contre l'épilogue clôture cette histoire, mais ouvre une autre porte. Qui sait, peut-être qu'une autre trilogie verra le jour avec le dernier personnage arrivé. J'allais oublier, j'aime beaucoup Luna également, mais je n'en dirais pas plus à son sujet.

En conclusion, un troisième tome qui est très doux, peut-être un peu trop par rapport aux précédents tomes. Le destin de Maëlys est assez surprenant. L'auteur a un don pour raconter des histoires de magie. Le surnaturel est à la fois léger et prenant. Je lirais avec plaisir "le cercle d'Hécate" qui est déjà dans ma bibliothèque.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/fille-d-hecate-tome-3-le-chant-de-la-lune-cecile-guillot-a148887816
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date : 12-10
J'avais déjà eu l'occasion de découvrir Aurélien avec son premier livre Aliénor que j'avais beaucoup apprécié. Lorsque l'auteur est revenu me voir pour me proposer ce second livre, je n'ai pas hésité, connaissant déjà son écriture je savais que j'allais déjà aimé ce côté. Je le remercie pour me l'avoir confié.

Alors que la France ne cesse de se voir malmenée (manifestations violentes, l’État qui ne cesse de pondre des lois pour et contre tout, le peuple se retrouve dans une misère pas possible... Un petit goût de réalité, non ?) l'espoir semble s'être fait la malle. Lors d'une manifestations plutôt violente, une fois de plus, Walter, un jeune étudiant, se voit massacré par la police. son ami, Adrien décide que ce crime ne peut pas rester ainsi. Non, ce n'est pas un accident, c'est tout simplement un meurtre ! Adrien va tout faire pour se venger, rien ne semble vouloir l'arrêter. Rien, si ce n'est peut-être une femme...

Que dire sinon que le sujet est en plein cœur de ce que nous pouvons connaître, sans aller jusqu'à la fin bien entendu, mais si nous n'y faisons pas attention, peut-être que cela verra le jour. La réalité et ce que l'auteur nous propose se rejoignent. Il n'y a pas vraiment de questions à se poser. Un événement en entraînant un autre, nous suivons les réactions en chaîne d'Adrien et ce que cela produire en France, puis l'Europe et enfin le Monde. Comment peut-on partir de la mort d'un ami à ça ? Forcément, le "ça", je ne peux le dire, mais c'est grandiose et effrayant. La volonté d'un homme peut aller jusque là ? Assurément oui, car nous l'avons déjà vécu d'une manière bien différente, mais la "folie" d'un homme est bien plus puissante que la volonté d'un Dieu.

Ce livre peut-être lu indépendamment de "Aliénor", mais si vous désirez les découvrir, il vaut mieux commencer par l'autre et terminer par "le trône de cendre". Il y a de légers retours en arrière entre ce qui s'est passé dans Aliénor et ce que nous vivons ici par le biais de Kate, par exemple que nous avons dans les deux tomes. Lorsque je dis "vivons", c'est exactement ce que j'ai ressenti en effectuant la lecture. J'ai eu l'impression de vivre ce qui se passe. autant dire que l'avancée que nous avons eu est loin derrière nous au final. La république que nous connaissons n'existe plus pour laisser place à un empire et quel empire !

L'histoire est intéressante, effrayante (oui bis) avec une certaine vision du monde qui pourrait être en devenir. L'histoire des pavés me fait penser à mai 68, mon père me l'avait raconté, comment cela s'était produit, ce qui lui était arrivé ce jour-là à lui et tant d'autres. Les dirigeants semblent avoir oublié que bien qu'ils soient avec les mains pleines (d'argent, de puissance, de pouvoir) ce ne sont pas eux qui réussiront à écraser le peuple. Lorsque ce dernier se soulève il y a toujours des dégâts. Le monde dans lequel Adrien vit, devient un monde où la république perd ses droits. Pour avoir la paix, il faut faire la guerre à tous les opposants, quels qu'ils soient.

Adrien est sensé être le sauveur, pour tous. Un homme qui prend ses responsabilités. Ces dernières sont lourdes sur ses épaules qui, à une époque, étaient fragiles. L'esprit humain n'est pas de tout repos. Des effets de papillons peuvent toujours survenir. Le projet Aliénor en est la preuve, car il ressort dans les tablettes de ce trône. Adrien reste le personnage principal. Tantôt maître de lui-même, tantôt devenu une marionnette, il pense rester dans son bon droit, son droit chemin pour remettre en état un pays, un monde qui est toujours dans le déclin. Sa rencontre avec Olympe pourrait le modérer, mais après des mois à la mettre de côté comme un vulgaire objet (bien qu'il semble l'aimer) la jeune femme n'est pas docile. La modération n'est pas un mot dans le vocabulaire d'Adrien.

Chaque chapitre a le droit à sa musique, son arrêt sur image avec son heure, les lieux, les décors, qui est présent. Le rythme est plutôt soutenu, de l'action, des événements qui se suivent et augmentent en puissance. La trahison est forcément de mise, tout comme le fait que des jeux de pouvoirs se mettent en place. Disposer d'un pion pour le placer au bon endroit et en faire ce que l'on désire. Conquérir le monde est un choix ambitieux que d'autres ont tenté avant lui et se sont cassés les dents. Est-ce que cela lui arrivera ? C'est à vous de le découvrir et de voir jusqu'où cela peut le mener.

J'ai beaucoup aimé revoir Kate qui prend un peu plus d'importance. La façon dont elle revient dans le monde réel, dont elle prend en charge sa vie et décide de ce qu'elle veut. Être journaliste a un prix, surtout lorsque l'on sait par où elle est passée et restera. Elle doit se dépasser, sous peine de ne plus exister. Le rôle d'Olympe est plus succinct, jusqu'à ce qu'elle ouvre enfin les yeux. Lorsque l'on est dans un monde doré, comment voir ce qui se passe en dessous ? Toutes les deux ont un sacré courage et une bonne dose de valeur qui vont les emmener dans des lieux insoupçonnés.

En conclusion, un récit qui pourrait être notre futur proche. Une manière de voir comment un seul événement peut amener au déclin de toute une civilisation, la notre. Une plume toujours aussi prenante avec beaucoup de travail derrière. Je continuerai à suivre cet auteur avec grand plaisir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-trone-de-cendre-aurelien-grall-a148883544
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Le Peintre écrit par Nathy
date : 11-10
J'ai déjà lu pas mal de livres de Nathy et j'avoue que lorsque j'ai vu une nouvelle romantique sortir, je me suis dit qu'il fallait que je la lise. J'ai mis le temps, mais c'est enfin fait, entre deux pavés. Je connais plus Nathy dans le fantastique vampirique, avec un soupçon de romance, mais surtout de l'aventure, du sanglant, de l'action. Ici c'est totalement différent et cela change beaucoup, non pas dans l'écriture mais dans l'approche. J'y reviendrais plus tard.

Marc quitte la Bretagne ainsi que sa famille d'assujettis (d'un clan de vampires) pour tenter de vivre son rêve : devenir un peintre reconnu. 12 ans plus tard, à New York, Marc expose ses oeuvres au commun des mortels. Une rencontre va l'obliger à se poser des questions sur sa sexualité.

Difficile d'en dire de trop, de peur de tout dévoiler. Déjà il faut savoir que Nathy a l'habitude de mettre un lexique en début de ses récit afin que nous ne soyons pas trop perdu. Certains mots sont donc expliqués et ils nous permettent de comprendre plus rapidement.

Marc a un rêve et il va tout faire pour y parvenir, quitte à se défaire de ses liens et de supprimer la marque qu'il porte sur lui. En douze années il a su faire son petit bonhomme de chemin, a des amis sur qui compter et une foule à ses pieds. Lorsque cet homme débarque dans la galerie où il expose, Marc ne peut s'empêcher d'être attiré tel un papillon à la lumière. Il reconnait cet homme comme un "vampire" (je fais exprès de ne pas donner de détails). La beauté de cette "créature" le prend par surprise.

Cet homme est posé et ayant déjà eu l'occasion de le découvrir dans un autre livre de l'auteur, il est plutôt calme ici. Cette attirance se ressent dans les gestes de Marc et les regards de l'autre. L'univers des vampires est touché du doigt sans trop approfondir. Parfois l'attirance est si forte qu'il est difficile d'y résister, jusqu'à ce que l'on tombe sur LA bonne personne. Marc a beau être un homme qui aime les femmes, il va se découvrir attiré sexuellement par cet inconnu. Une obsession qui va l'amener à un chemin sensuel et doux. Tout ce qu'il n'aurait pas cru.

J'en viens à l'écriture, qui est plus douce, plus tendre même que d'habitude. J'aime beaucoup les écrits de Nathy. Ils sont à la fois percutants, sensuels, avec un fil conducteur qui tient la route. Ici il n'y a pas d'action, mais une rencontre entre deux êtres qui vont se découvrir des moments de bonheur. D'où le changement. Je suis admirative de ces auteurs qui traversent leur limite, leur zone de confort pour s'essayer à autre chose. Cette petite histoire donne envie de découvrir un peu plus l'avenir de Marc.

En conclusion, une histoire simple, une douce romance avec juste ce qu'il faut de fantastique. J'avoue j'aurai aimé en avoir un peu plus, mais pour une première (si je ne me trompe pas) l'auteur a su écrire avec beaucoup de douceur une rencontre imprévue.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-peintre-nathy-a148876342
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date : 10-10
Je remercie Dorian de la maison d'éditions Noir d'Absinthe pour m'avoir proposé de découvrir ce livre. Le résumé m'a tenté de suite et même si la couverture n'est pas trop de mon goût, elle a un petit quelque chose de "bizarroïde" dans ses nuances de gris.

Fred est pompier. Alors qu'il intervient sur un accident, la victime l'attrape par le bras et s'excuse. Les doigts de Fred serrent le cou de la victime. Résultat ? Fred prend plusieurs années de prison pour meurtre. A sa sortie, il a tout perdu, famille, amis, sa vie complète s'est perdue en chemin. Il ne cesse de chercher pourquoi il a fait cela, sachant qu'il a senti comme une force en lui l'amenant à prendre la vie de cet homme. Il décide d'en finir avec cette vie pourrie. Un flingue et paf, la balle est tirée. De la cervelle sur le plafond, les murs, pourtant il rouvre les yeux comme si de rien n'était. Il est devenu immortel. Fred se retrouve dans une sacrée panade, surtout lorsqu'il est témoin de la noirceur des gens qui l'entourent.

C'est une histoire de deux personnes qui vont se rencontrer. Fred, dont tout est dit au dessus et Jean, un vieux flic à la criminelle. Les emmerdes, Fred va en avoir tout un lot, jusqu'à ce que sa route rencontre celle de Jean. Une affaire le taraude et sa recherche en quête de vérité va l'amener bien plus loin que son esprit ne puisse imaginer. Il faut dire qu'un macchabée qui se relève et se tire d'une scène de crime, il y a de quoi se poser des questions. Jean est tenace, tellement qu'il se voit partir à la retraite plus tôt que prévu. Il dérange et fouine où il ne faut pas. Lorsque les deux vont s'apercevoir qu'ils sont "complémentaires", ils vont aller à la recherche de ce qui travaille Fred : son immortalité. Impossible d'en finir, ce truc là qui traîne en lui ne peut pas le laisser décider de sa fin de vie. Une amitié qui va se renforcer entre ces deux-là.

Sur un ton d'humour plutôt sympathique, nous suivons les deux compères dans une course contre la vie. Au passage, rajoutez une jeune femme, Léa qui était amoureuse de Fred lorsqu'ils étaient dans la même école élémentaire. Ils se retrouvent, il ne lui parle pas du fait qu'il a passé un séjour en prison, cela donne de sacrés conflits lorsqu'elle va l'apprendre d'un autre. Fred est blasé de la vie, pour vouloir en finir. Jean est un ancien, un qui voit sa génération devenir indésirable. Léa est fraîche, pimpante et joyeuse. Elle relève un peu ce manque de peps entre les deux hommes. Le flic, le "méchant" et la fille, cela pourrait faire un bon western fantastique.

Les chapitres sont courts qu'on n'a pas envie de s'arrêter entre deux. J'ai beaucoup aimé le début de l'histoire, la façon dont ils se rencontrent tous. Et puis à un moment précis, je me suis demandée pourquoi ? Et j'ai eu du mal à voir où tout cela allait nous amener. Ce qui est bien, c'est cet humour noir, ce cynisme qui se propage tout du long du récit, jusqu'à ce qu'il se fasse détourner de son but premier. Le fait d'avoir l'histoire vu par Fred et Jean est très sympathique. Avec Fred, c'est le côté je prends la vie comme elle vient, je la subis, pour Jean, c'est lui qui l'attrape à bras le corps, la secoue dans tous les sens pour en extraire le meilleur (ou pas).

Je pense en avoir bien trop dit déjà sur cette histoire. Plusieurs morales en découlent. J'ai beaucoup aimé le fait qu'il faut s'accrocher pour vivre, tout comme voir au-delà de ce que le visage nous montre. Ce n'est jamais facile, mais il faut pouvoir dépasser ses propres limites. L'enquête qui va les emmener loin de chez eux est intéressante, j'ai juste eu un peu de mal à y voir clair.

En conclusion, un policier fantastique qui sort de l'ordinaire. Bon, je l'accorde, le policier combiné au fantastique de ce type je n'en ai lu que très peu. Une fin qui nous laisse avec une question : qu'aurions-nous fait à leur place ? Pour ma part, la question se pose toujours.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/immortel-ad-vitam-cecile-pommereau-a148874646
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date : 08-10
Olivia entre dans l'appartement de son amie Moïra. La musique est à fond et elle ne répond pas. Son cadavre sur le lit sera la dernière chose que Olivia verra d'elle. Quelques mois plus tard, la jeune femme n'arrive pas à savoir ce qu'elle veut faire et part à la découverte des origines de Moïra. Elle veut comprendre pourquoi son meurtre et pourquoi elle a fuit Colorado Source. Lorsqu'elle débarque, elle tombe sur Max, Rock et son clan. Max lui propose un boulot de serveuse et le premier soir, la rencontre avec le clan n'est pas vraiment de bon augure. Un coup de poing dans le visage de Rock et une main cassée pour Olivia. Une entrée fracassante pour la demoiselle dans un monde bien différent de ce qu'elle connait.

Si le début ressemble à la jeune fille en fleur avec un monde de biker, cela ne dure vraiment pas. Olivia n'a pas une vie rêvée du départ. Orpheline, elle est adoptée dans plusieurs familles où les problèmes vont s'enchaîner. Nous en apprenons un peu plus à chaque fois sur elle. Ce qu'elle a subit, les événements qui ne cessent de lui tomber dessus jusqu'à l'apparition de Moïra dans sa vie. Toutes les deux ont vraiment un lien particulier. Lorsqu'elle décède, la vision de Olivia change du tout au tout. Il y a beaucoup de noirceur autour d'elle et elle veut en finir avec tout cela. Ce besoin de savoir qui elle était vraiment la taraude si fort qu'elle quitte la France pour atterrir à Colorado Source. Par chance pour elle, elle a les deux nationalités et peut donc y entrer plus facilement.

Une nouvelle vie pour une personne qui n'a encore connu que le malheur jusqu'à Moïra. Une nouvelle vie après Moïra qui débute à Colorado Source. De nouvelles rencontres, un clan qui a du mal à accepter les nouveaux sans qu'un dossier complet ne soit dégoté. Chacun des personnages a son passé, son présent, un avenir incertain et surtout de lourds bagages, vraiment très lourds. Le livre est très gros, très complet et par moment on se demande où tout cela va nous mener. Il y la relation Liv/Rock, les membres du clan Evil's Heat qui sont tout aussi important les uns que les autres, les ennuis de Liv qui la suivent jusque là-bas, les contraintes d'être dans un clan de bikers, les autres groupe de bikers qui veulent leur territoire sans que nous sachions pourquoi au début...

Le livre est découpé en deux parties : "Attraction" et "Rédemption". Deux parties qui développent les sentiments, les émotions, qui décrivent les lieux, jusqu'à ce que tandis que les personnages principaux s'ouvrent l'un à l'autre, les ennuis sont de plus en plus proches et de plus en plus violents. Les coups se portent, physiques et mentaux. L'étau se resserre. L'histoire a beaucoup de ramifications pour au final tenter d'arriver à un final a peut-être bien pour tout le monde. Les âmes de Rock et de Liv sont tourmentées. Chacun des personnages a une douleur en eux qui ne cesse jamais. Entre ces deux-là c'est compliqué, aucun des deux ne veut se laisser aller, ne prévoit de la place pour un compagnon dans l'avenir. Chacun doit déjà résoudre ses problèmes qui sont de plus en plus gros, surtout quand des traîtres trainent dans les parages. Sans oublier des russes qui appartiennent à Moïra. Tant de souffrance pour de l'argent.

Faire confiance est difficile, surtout dans un monde pareil. Olivia arrive complètement défaite, va réussir à s'ouvrir au contact du clan pour se refermer sur elle-même, devenir juste une ombre. Il suffit de peu pour faire sombrer une personne. Il suffit de peu pour redevenir quelqu'un. Olivia n'arrive pas toujours à savoir ce qu'elle désire, la peur est toujours présente en elle, pourtant elle essaye de se dépasser. Des moments de doutes, elle en aura, tout comme des moments où elle arrêtera de chercher qui était Moïra. Pourtant elle sera toujours dans les esprits. Rock porte bien son prénom, pourtant son coeur qui n'est pas une guimauve va se fissurer au contact de la nouvelle. Il a tellement de mal en lui et une absence de sa soeur qui le fait souffrir qu'il ne sait pas comment réagir. C'est un homme qui se doit d'être toujours au top et qui doit diriger ses bikers dans le bon sens.

L'amitié est un point important dans le récit, tout comme l'amour, la confiance, la trahison, la famille. Il n'y a pas besoin d'avoir le même sang pour faire partie d'une famille, c'est ce que nous démontre les Evil's Heat. De nombreux rebondissements, des surprises, des détails qui nous embarquent dans le mauvais sens, un peu de longueur par moment. Il n'y a pas qu'un seul chemin dans cette histoire, mais une multitude de chemins qui sont encombrés d'embûches. J'ai beaucoup apprécié les personnages, Ellie, Max, Shawn, Bounce, Loris en plus des personnages principaux. Les traditions "indiennes" aussi très intéressantes à suivre.

Seul regret, c'est qu'il y a beaucoup de pages avant et après qui ne sont pas de cette histoire. Avant, nous avons plusieurs nouveaux livres qui paraitront aux éditions addictives et après le point final, nous avons plusieurs chapitres de Insolent Boss, ce qui réduit considérablement le nombre de pages de l'histoire. Mais elle fait tout de même presque deux livres de taille moyenne.

En conclusion, une histoire très complète, avec beaucoup de rebondissements et de récits sur chacun des personnages. Des sentiments et de l'action à profusion.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/indompte-ana-k-anderson-a148851604
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date : 05-10
Je remercie la maison d'éditions Heartless pour cette nouvelle lecture. Je me suis dit, allez,j un petit policier qui a une couverture qui m'intrigue, pourquoi ne pas tenter. Bingo, j'ai difficilement réussi à dormir sans le terminer. L'esprit humain (je suis abonnée à ce type de lecture, je l'avoue :p) qui se doit d'être décrypté. Une intelligente artificielle peut-être ?

Tout débute lorsqu'une voiture reste bloquée sur un passage à niveau. La voiture ne s'ouvre plus, le chauffeur est pris de panique. Il tente de fuir, casse un carreau de la voiture pour sauver sa vie. Mais le train est le plus rapide. Un décès qui met un service particulier de l'armée sur cette enquête. Accident ou meurtre ? Nous petits lecteurs nous savons que c'est un homicide, mais pourquoi cet homme ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Dans le parallèle, une étudiante se trouve prise à partie. Hacker c'est sympa, mais quand des hommes débarquent chez vous pour récupérer ce que vous avez supposé volé : panique à bord ! Quel est le lien entre tout cela ?

Une histoire qui démarre sur les chapeaux de roues (sans mauvais jeu de mots, vu que les roues de la voiture n'ont plus avancé !) Deux histoires qui vont se télescoper à un moment. Un enquête qui sur une mort qui semble banale jusqu'à ce que l'un des techniciens prouve qu'il y a eu préméditation. De fil en aiguille, celui qui est décédé dans ce véhicule emporte le commandant Luc Saint Antoine dans une enquête complexe. L'étau se resserre autour d'un laboratoire où des recherches semblent mener à des idées vaguement fumeuses ou trop idéalistes, voire futuriste. Quant à cette histoire de hacker qui comme par hasard pirate dans le laboratoire du défunt (oups aurais-je oublié de vous dire qu'il s'agissait de l'un des chercheur de ce labo qui a été tué ?) pour trouver LES infos supra importantes pour... le mystère se pose bien là. Qu'est-ce que ces deux histoires ont en commun ? Un mort ? Pourquoi l'avoir tué pour obtenir ses dossiers ? Il y a de nombreuses branches qui prennent de la longueur jusqu'à se rapprocher d'une autre et de montrer quelques pièces d'un puzzle immense.

L'intelligence artificielle est touchée du bout du doigt au départ, puis on entre un peu plus dans le sujet plus l'enquête avance et montre des points clés. Plus les pages défilent, plus les questions s'accumulent. Pour nous nous avons une certitude de qui est dans la voiture, mais pas le pourquoi. Pour le commandant Luc et son équipe, les questions sont plus nombreuses. Ils trouvent des indices sans savoir à quoi les raccrocher. Le piratage prend une bonne place également. C'est tout autant excitant et délirant de voir les personnages aller de plus en plus vite. J'ai même eu l'impression d'entendre les touches des claviers taper à une vitesse effrénée. Une intrigue qui tient la route et qui n'a eu de cesse de me dire que je voulais savoir qui était derrière tout cela. Lorsqu'on arrive à récupérer des données, heureusement que j'étais assise. Le "complot" est gigantesque, mais cela va de paire avec LA découverte qui semble exciter tout ce beau petit monde.

Concernant les personnages, j'ai adoré Luc bien entendu, mais surtout Chandler et Bremer, Clarisse également. Luc est obsédé par son travail, il adore sa moto et attends des nouvelles d'une jeune femme. Lorsqu'il est dans une enquête, il se donne à 200%. Il est à l'écoute, un esprit d'analyse fin et un combattant, pas forcément hors pair, mais il sait y faire. Bremer est également un homme de terrain. Quant à Chandler, il est plutôt adorateur de ses ordinateurs. Clarisse est la jeune étudiante qui voit sa vie basculer en un quart de seconde. Un oubli d'un dossier, une virée chez elle pour récupérer ses papiers pour ses études et la voila prise en plein film d'espionnage. Il y a des personnages secondaires qui font leur apparition et qui donne des frissons de peur, de dégout pour d'autre. Anadar est dans la case indéterminée et lorsque l'on sait qui il est, waouh, il faut vraiment se méfier de tout le monde.

L'auteur a su donner un ton angoissant, stressant, excitant à divers moment. L'enquête en elle-même est haletante. Il faut les suivre les personnages dans leur course contre la mort, savoir se cacher dans l'ombre pour ne pas être vu et sauter au travers d'une fenêtre avec deux balles dans le corps. Oui, je peux vous assurer que j'ai vraiment cru être aux cotés de nos héros. Un conseil pour les plus sensibles, un ou deux mouchoirs ne seraient pas de trop, car si par malheur vous vous attachez à certains personnages, dommage pour vous !

En conclusion, je ne regrette absolument pas d'avoir demandé cette lecture, c'est un vrai coup de coeur. Une intrigue policière qui allie le piratage "industriel", l'intelligence artificielle, l'espionnage très riche en description sans alourdir le texte. La fin est dans la suite des événements du récit, je ne voyais pas vraiment la première possibilité. C'est intéressant, enrichissant, une histoire intense, des personnages qui pourraient être réels. Je ne peux que vous la conseiller.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-douzieme-victime-cyril-vallee-a148798948
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Je remercie Jennifer de la maison d'éditions Evidence pour cette nouvelle découverte. Je dois avouer que le titre m'a tapé dans l'oeil et c'est sans regarder le résumé que j'ai débuté ma lecture.

Johnny Belle Gueule, inspecteur du Bayou, voit une nouvelle affaire lui tomber sur les bras. Hélie, un bébé de dix mois a disparu de son lit en pleine nuit. Personne n'arrive à la trouver et sa famille décide de prévenir les autorités bien des heures après. Un bébé, dans son lit à barreau qui arrive à se tirer et qui est retrouvé dans un lieu insolite. Oui, mais voilà, comment a-t-elle fait ? Qui a bien pu faire cela. Et qui se cache derrière tout cela ? Surtout qu'à peine retrouvée, une autre disparition dans la famille plombe l'ambiance.

En regardant bien la couverture, on peut voir dans le titre deux yeux et un peu plus même. Cela donne froid dans la dos. Non, je rigole ! Qui a rêvé de voir la mort en chair et en os ? L'auteur a dû faire une expérience de ce type, car elle nous donne de jolis détails et Johnny en fait les frais. Une histoire de disparition qui en entraîne une autre et qui au final cache un très lourd secret. Le livre est découpé en deux parties, sans oublier que nous avons deux récits dans l'histoire. Nous suivons des personnages différents à des époques différentes. 2017 avec Johnny et la famille Broussart et en 1804 avec Camba, Aschland et le Shérif Landry. Quel est le lien entre les deux ? Difficile au départ jusqu'à ce que l'on comprenne ce qui tient à un fil.

La famille Broussart tient une ferme de gentils... alligators ! Gentils, lorsqu'ils ont à manger. Nous découvrons la Louisiane et surtout le bayou. Les légendes, les malédictions, les "trucs" vaudou, enfin non pas ce dernier point. Je me dis que si un jour j'ai la chance d'aller dans cet état, il me faudra des vêtements légers, car la chaleur semble étouffante. Tout comme ce qui se passe. Au début un simple "enlèvement" qui continue sur un chemin quelque peu paranormal. Imaginez la rencontre d'une belle rousse qui se transforme aisément en faucheuse ? Elle a du répondant et notre Johnny en a tout autant. Il joue avec et même si elle n'aime pas cela, elle ne fait rien, pour le moment. Le surnaturel débute timidement, pour au final prendre le pas sur l'histoire. En même temps, vu où nous nous trouvons, s'il n'y en avait pas, j'aurais été déçue.

La famille Broussart a donc une "ferme" d'alligators. C'est bien pratique, surtout dans ces contrées. La petite-fille Hélie, de la mère supérieure Keira enlevée. Keira a perdu son mari et elle va bientôt le suivre dans la tombe : un cancer qui la grignote un peu plus chaque jours. Ses fils sont revenus au bercail et l'un d'entre eux est marié avec Tess, qui ont eu la petite. Une famille qui est obligée de vivre ensemble pour cause de perte d'emploi. Des tensions qui sont présentes. Une vieille famille qui vit là depuis... toujours, ou presque.

Camba est une esclave d'une quinzaine d'années, lorsqu'elle est violée par Aschland. Vendue, traitée comme une moins que rien, perdant le peu de dignité qu'elle a. Il est tellement abruti qu'il le crie haut et fort et tout ce qui suit dans son histoire. Un mal pour un bien. Une malédiction, des croyances, de quoi laisser un gout amer. C'est une époque sombre pour cette jeune femme, mais aussi ceux et celles qui sont obligés de travailler dans les champs. Deux cent ans les séparent tous et pourtant l'auteur nous laisse un lien subtil, qui une fois découvert ne nous étonne pas plus que cela. Camba est farouche et ne se laisse pas abattre. Deux contre un, c'est si facile de fragiliser une femme lorsque l'on se met à plusieurs. Pourtant elle va montrer un courage à toute épreuve, jusqu'au bout.

Johnny Belle Gueule n'a pas eu une enfance facile avec les autres, pourtant il s'est toujours battu. Devenu inspecteur, il sait ce qu'il fait, ce qu'il vaut. Je ne comprends pas par contre comment il a su qui avait fait quoi, parce que les éléments sont vraiment minces. C'est un homme qui a un esprit vif, des idées bizarres par moment. Par contre, comme on ne le voit pas énormément, je n'ai pas réussi à m'attacher à lui, mais à Tess. Cette femme semble dédoublée et pour cause. Hallucinations ou juste esprit dérangé ? Qui peut dire lequel des personnages est le plus sain ? Non parce que même la faucheuse nous raconte qu'elle en a marre de faire e qu'elle fait et voudrait bien que quelqu'un vienne prendre sa place... Logique, non ? C'est vrai que cela doit être rébarbatif pour elle de toujours faire la même chose.

Un bon point : les différents points de vue. nous avons les ressentis de la plupart des personnages, avec ce qu'ils voient, ce qu'ils font dans un style naturel. Certaines joutes verbales m'ont fait rire, surtout entre Johnny et Faucheuse. N'empêche, j'ai beaucoup aimé la fin et le titre prend tout son sens.

En conclusion, je me suis bien marrée avec la mort. J'ai ragé contre les marchands d'esclaves et la vie tout juste touchée du doigts sur ces hommes et ces femmes qui n'ont fait que subir l'homme blanc... Une enquête bien sympathique où le surnaturel prend le pas en douceur.

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date : 30-09
Je remercie Julie des éditions Incartade(s) pour l'envoi de ce livre, dans le cadre de notre partenariat. J'aime bien la couverture et si on y regarde de plus près, on distingue des ramifications, qui sont liées à ce qui se passe pour notre héros. Sans oublier le fait qu'il court et qu'il vaut mieux pour lui qu'il aille vite. Je ne ferais pas de résumé comme à mon habitude, car je trouve dommage qu'il en dise autant.

Nous débutons sur un réveil difficile. James Schwarz fait un cauchemar d'un accident de voiture. Sa petite amie serait morte ? Non, ce n'est pas un cauchemar c'est bien la réalité pour lui, sauf que Mary n'était pas dans sa voiture. Il l'avait laissé sur le bas côté de la route, car un soupçon l'a traversé. Il a été laissé pour mort, mais pour autant les médicaments qu'on lui donne le rendent plus malade qu'autre chose. C'est lorsqu'il les vomit sans les reprendre qu'il se sent mieux. Il décide de ne plus les prendre. Sa vision s'éclaircit, ses pensées s'affolent. Son maître d'hôtel Viktor écoute ce qu'on lui dit et fait ce qu'il peut pour l'aider. Lorsque des amis à lui viennent chez lui, un ancien Luka, qu'il n'a pas vu depuis des années, débarquent. Mary est en danger et a trouvé refuge loin. Dire que tout cela n'est qu'au tout début du livre. Et cela ne sera que le premier d'une longue liste.

L'auteur nous apporte une histoire vivante, pleine d'espionnage avec du suspense à revendre. James est un scientifique, milliardaire et président du Bluewaters Group, une entreprise qui révolutionne l'automobile. Son invention, celle qu'il a mis tant de temps à mettre sur pied, lui confère un certain pouvoir. Pourtant il n'en use pas à volonté, au contraire. Il fait en sorte que tous puisse en bénéficier. Cela pose problème aux producteurs de "carburant" car ils perdent du terrain. Cette entreprise se doit d'être mise à terre et pour cela, certaines n'hésitent pas à mettre un très gros paquet d'argent pour la racheter. Mais il n'est pas à vendre. Les menaces tombent. L'accident arrive. Et les ennuis n'arrêtent plus. Du côté de Mary, elle travaille sous le secret. Un secret qui les met en danger une fois qu'elle se rend compte de ce qui se trame. Elle est douée dans son domaine et préfère tout détruire plutôt que cela tombe entre de mauvaises mains. Mais elle a gardé une chose, qui a sauvé son compagnon.

Cette petite chose est importante aux yeux de... bon nombres de "clients". Malfrats en tout genre, les plus hauts placés font tout pour récupérer Mary et sa technologie. Dans le même laps de temps de très grosses pressions ne cessent d'étrangler la société Bluewaters. Les deux affaires semblent se rejoindre par moment pour mieux s'écarter l'une de l'autre. Double jeu voire plus, des infiltrations sont si nombreuses qu'il est difficile pour le lecteur d'émettre la bonne hypothèse. Il faut plus de détails. Et lorsque l'auteur nous lâche une miette, une partie du puzzle se met en place et la lumière s'insinue.

Concernant les personnages, ils arrivent les uns après les autres, nous laissant le temps d'assimiler qui est qui. Entre Jeff le père spirituel de James, Robert l'homme qui nous paraît suspect, Théresa qu'on aimerait bien voir viré, Joe le pilote et anciennement militaire de carrière, Luka l'ami sincère, Monsieur X qui a une identité qu'on aimerait bien découvrir, Koslov qui, avec son nom de famille nous dit déjà qu'il est du côté des méchants, le docteur Gautisch qui semble en savoir plus qu'il ne faudrait. Tout tourne autour de ses yeux qui s'ouvrent sur le monde et qu'il n'arrive pas à reconnaître vraiment. Autant il y a certains personnages que l'on voit de suite dans la mauvaise catégorie, autant d'autres... Gentil ou non ? C'est compliqué d'y voir plus clair. Dans tous les cas, ils ont un rôle à jouer et sans eux, cela n'aurait pas le même impact. Et puis Mary a un sacré tempérament, c'est ce qui va l'aider.

J'ai beaucoup aimé le fait que les phrases soient courtes. Cela met une tension et une sensation d'urgence dans le récit. C'est tout à fait ce qui fonctionne. James va devoir sauver sa bien-aimée de malabars russes qui ne savent pas ce que leur chef veut exactement. Cela ne les dérange pas. De plus, on sent une recherche dans bien des domaines, que ce soit le côté scientifique ou des gestes de combat. Très peu de temps mort, pour ainsi dire qu'il n'y en a pas. Dès le réveil de James, des questions se posent. Que s'est-il passé ? Qui est derrière tout cela ? C'est mesquin, malsain et surtout difficile de ne pas savoir qui est vraiment au sommet de tout ce stratagème. Rien n'est épargné : trahison, tentative de meurtres, assassinats, kidnapping, espionnage industriel, faux amis, méfiance. Plus nous avançons dans l'histoire, plus les combats s'accentuent et les morts tombent.

Seul bémol : le résumé. Ce dernier en dit trop. Par moment je me disais "waouh, James est capable de cela ?" Mais au final je me suis souvenue et cela ne m'étonnait plus autant. C'est vraiment dommage.

En conclusion, je dirais que ce livre serait très bien en film d'action. Il a une intrigue qui tient la route et des personnages qui sont hors du commun avec leur force et leur faiblesse. Espionnage, action, il ne manque de rien. Une véritable course contre la mort !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-menace-bluewaters-raphael-glutz-a148778158
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Lorsque j'ai eu l'info de la sortie de ce livre, je me suis dit qu'il devait être sympa. Par chance une amie me l'a prêté et j'ai ainsi pu le découvrir. J'aime bien le mélange des couleurs sur la couverture. Il s'agit d'un double tome, les deux premiers d'une série, apparemment.

Lisa Matthews a 16 ans. Avec son meilleur ami, Anthony Mitchell, plus souvent appelé Tony c'est l'amour fou. Ils font tout ensemble, sauf s'embrasser et coucher. Mais cela ne déplairait pas Lisa qui l'aime de tout son coeur. Sauf qu'il ne le voit pas, ou ne veut pas le voir. Lorsqu'il revient d'un stage, c'est la déception : il semble attiré par une greluche, pardon une certaine Chloé qui joue au foot, comme lui. Pour avoir sa part de bonheur, Lisa décide de s'inscrire au sélection pour avoir une chance que Tony la remarque. Elle parvient à entrer dans cette nouvelle équipe, non sans mal. Une soirée pour fêter l'événement, une équipe mixte, et un réveil qui va tout changer pour Lisa.

La première partie, est du point de vue de Lisa. Son amour est fort. Elle désire être à la place de certaines filles qui s'approchent trop près de son meilleur ami. Qui n'a jamais été le plus loin possible pour obtenir ce qu'il désire ? C'est le cas de Lisa, elle déteste le foot et pourtant fait tout pour entrer dans l'équipe mixte. Elle n'est pas la plus douée, a du mal à faire plus d'un tour de terrain, mais elle entre tout de même dans cette foutue équipe. Déjà là, on se demande bien ce que Tony a pu dire ou promettre au capitaine de l'équipe, Ryan Hunter pour qu'elle soit sur la liste, mais elle y est. Et puis, elle est invitée à une soirée, une de ces soirées où tout le monde va, est invité, sauf elle. Enfin, c'est ce qu'elle croit. Ryan l'invite, gros yeux, questionnements et comme elle y va avec Tony, rien ne peut plus lui faire plus plaisir. Son réveil est plutôt chaud, lorsque des bras et des jambes l'enserrent (elle aussi d'ailleurs est bloquée). Et c'est le fameux capitaine !

Ah l'amour nous fait faire des choses bien débiles par moment, surtout pour se casser les dents. Lisa est à la fois puéril et adulte. Le plus dur c'est de tomber amoureuse de son meilleur ami et de voir d'autres filles lui tourner autour. Et quand ce dernier se laisse prendre dans les griffes d'une barbie, ouille ! Se cacher, ne pas se cacher, Lisa ne voit pas tout venir, pas même lorsque cela se produit juste sous son nez. Déceptions amoureuses ? Oui et en même temps une autre voie s'ouvre à elle en la personne de Ryan. Oui, mais voila, c'est bizarre ce personnage qui est le capitaine, qui a des filles à ses pieds et qui s'approche pourtant de Lisa, une fille comme une autre. Qu'est-ce qui se cache derrière ?

La deuxième partie, nous avons la même histoire du point de vue de Ryan. C'est un peu de ce côté que cela coince. Il y a des passages qui diffèrent, comme le fameux stage et les moments où ils ne sont pas ensembles. Ce que j'ai trouvé dommage, c'est d'avoir repris leurs passages commun et donc d'avoir repris intégralement les dialogues. Ce que j'ai aimé dans cette partie, c'est sa façon de voir les choses. On comprend mieux certains passages de la première partie même si cela se voyait comme le nez au milieu de la figure de ce qu'il désire.

Des personnages jeunes qui sont tout à fait crédibles. Demander à un de ses potes d'aller amuser la galerie pour pouvoir s'amuser avec une fille. Boire squ'à plus soif, courir après une balle sur un terrain si grand qu'on ne voit pas forcément les limites. C'est l'heure des émotions exacerbées. Tony est un garçon adorable, il sait des choses, mais il ne veut pas les voir. Ryan est plus terre-à-terre par contre il sait réfléchir et s'amuse à tirer des plans sur la comète. Chloé est la fille typique de la Barbie qui tire ce qu'elle veut, où elle veut, quand elle veut. Bref, le genre de personnage qu'on a franchement pas envie de connaître. Quant à Lisa, c'est une jeune fille amoureuse avec ses pulsions et ses incertitudes.

Lisa et Tony, c'est une relation d'amitié forte. Tony et Ryan également. Mais quand il y a une fille entre les deux, c'est un peu chacun pour soi. Blesser l'autre est souvent involontaire, mais cela fait du mal. L'auteur a mis des personnages jeunes avec des décisions plus matures et d'autres beaucoup moins. Les amitiés vont et viennent en fonction des actes. C'est toujours compliqué de voir celui ou celle qu'on aime être avec un ou une autre. C'est d'autant plus vrai lorsqu'on apprend tout cela avec du... retard. Et forcément la jalousie fait partie intégrante du jeu, sinon cela ne serait pas drôle. Il faudrait que chacun y mette du sien et sache ce qu'il veut, pas vrai Tony ?

En conclusion, c'est une lecture sympathique qui fait passer un bon moment. Le fait d'avoir les deux versions avec les mêmes postures et dialogues donnent de nombreuses répétitions. Des personnages pas trop caricaturaux par contre et des émotions à fleur de peau.

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Lorsque l'auteur est venue me proposer la lecture de son livre, je me suis demandée ce qui se cachait derrière un tel résumé. C'est par le biais du site simplement que j'ai donc pu le lire. Je remercie de suite Lage Ender pour cette lecture.

Leaven a tout juste 17 ans lorsque sa mère vient tout juste d'être enterrée. Le soir même de l'enterrement, son père apprend à la jeune fille ainsi qu'à son grand frère Dane qu'il est condamnée et qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. C'est l'hécatombe, enfin non, le cauchemar ne fait que commencer. Leur oncle Sam ne compte pas les prendre avec lui. Et Dane tombe peu à peu dans la drogue. Comment une jeune fille de 17 ans peu surmonter tout ce malheur ? Il suffit d'une aide extérieure pour qu'un peu de lumière pénètre dans sa vie, mais est-ce que cela sera suffisant ?

J'ai eu l'impression de retourner des années en arrière, presque 20 ans lorsque j'ai perdu ma mère dans les mêmes conditions que la mère de l'héroïne. J'ai cru lire ma propre vie à quelques détails près, c'est déstabilisant. Mon père n'est pas parti aussi vite, mais il l'a suivi rapidement et mon frère a plongé dans le même vice que Dane. Ce que je peux assurer, c'est que l'auteur sait retranscrire les émotions et les sentiments à la perfection. Les personnages plongent dans un monde inconnu, celui de la douleur profonde, celle dont on n'arrive pas à voir le bout du tunnel. Ce sentiment éprouvant qui nous empêche de dormir, de nous alimenter, de voir autre chose que la tristesse dans les yeux de son frère ou de sa soeur.

Les nouvelles ne sont pas bonnes, Leaven et son frère Dane vont les perdre l'un après l'autre. La maladie, on ne peut rien faire contre, si ce n'est de tenter de continuer à vivre en sachant pertinemment que l'on se retrouvera seul un jour ou l'autre. Dane plonge dans la drogue pour oublier. Oublier que sa mère s'est éteinte. Oublier que son père ne les a pas prévenu qu'il était malade depuis longtemps. Oublier que sa soeur s'éloigne peu à peu car elle ne sait pas comment gérer tout ce qui leur arrive. Oublier tout ce qui fait qu'il est un jeune étudiant et une vie à vivre. Leaven ne sait plus quoi faire. Elle aime par dessus tout son père qui lui reste dans son lit d’hôpital, son frère qui se déchire. La jeune femme a du mal à gérer. Comment peut-elle le faire de toute manière ? Son monde s'effondre en un claquement de doigts.

Lage est sa meilleure amie et accessoirement la petite amie de Dane. Celle-ci fait ce qu'elle peut pour les aider, mais la distance entre elle et Dane lui fait du mal. Il repousse tout le monde sans exception et lorsqu'il devient violent, ou se fiche complètement de ce qui peut arriver à sa soeur à cause de lui, cela devient de plus en plus invivable. Lage est une amie en or, même si elle a du mal à tout suivre.

Et cette petite lumière qui s'approche de Leaven sans vraiment comprendre comment un garçon comme Chest peut lui trouver. Il a une gueule d'ange, un regard profond, une maturité à faire peur et une sacrée force. Il est très mystérieux, du début jusqu'à presque la fin. Même le peu que l'auteur nous donne est succinct. Pourtant on sent en lui de nombreux tourments. Être le nouveau d'un lycée n'est pas rien, surtout lorsque l'on a son physique, mais il s'en fiche. Entre lui et Leaven il se passe quelque chose plus que de l'amitié, mais pas de l'amour, pas de suite. Il faut du temps pour y voir plus clair, pour tenter de comprendre ce que vous veulent les autres.

Leaven va tout essayer de sauver son frère, de le ramener à elle. Le problème ? Rayce. Un seul prénom peut changer la vision des choses. Il est juge, jury, bourreau en quelque sorte. C'est un jeune homme profondément mauvais qui use et utilise les autres pour obtenir plus de pouvoir sur eux, plus de puissance, plus d'argent. Lorsque Chest propose de l'aide à Leaven, il n'y a aucune arrière-pensée, si ce n'est qu'il veut qu'elle puisse sourire à nouveau. Et retrouver un semblant de vie. Chest n'est pas le seul nouveau. Plusieurs jours après la rentrée, un nouveau, Stryker qui semble provenir du passé de Chest. De plus en plus de zones d'ombres apparaissent, un peu comme un fantôme qui sournoisement creuse la tombe des autres.

Une histoire sombre qui n'est pas, à mon sens, catalogué comme il faut. Les mots sont durs, poignant et pour un jeunesse c'est un peu trop malgré tout. Le récit est fluide, accessible. La noirceur des événements est très proche d'une sombre réalité. Il y a quelques pointes de lumière dans ce monde, quelques sourires qui se diffusent. Par contre un seul point négatif : il pleut tout le temps dans ce foutu pays. Non, mais c'est vrai, sérieux, pire que Forks !

En conclusion, une histoire triste, poignante, à faire pleurer les plus sensibles. Les personnages principaux sont réels, ont des gestes et des paroles sensées, plus ou moins en concordance avec leur âge. Un premier tome qui s'arrête avec une crainte particulière et dont le fil conducteur devrait pourtant nous mettre donner la puce à l'oreille. Mais je n'ai aucune envie d'imaginer la suite, j'ai juste hâte de la découvrir !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/l-ombre-du-phenix-tome-1-leaven-lage-ender-a148775354
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date : 27-09
Par le biais du site simplement, j'ai découvert un nouvel auteur très sympathique avec un livre qui semblait tout aussi sympa. Je remercie Thibaut Blondel pour cette lecture.

Frank Wings, ancien flic forcé, nouveau détective depuis un bout de temps, se retrouve à chercher des chats perdus. Un jour, Alyson Spencer débarque dans sa boutique, qui est également son lieu de vie. Alyson est son ancien chef et elle a besoin de son aide. Pardon je rigole, comment un flic de son envergure aurait besoin de Frankie qui semble être plus préoccupé par la taille de son abdomen plutôt que par ses voisins ? Bref, un certain Ethan Bendol doit être retrouvé. Une histoire de terrorisme apparemment. Le coup du hasard, dites merci à un lancer de dès qui a joué le destin de Frank en acceptant cette affaire. Retrouver un homme semble bien plus complexe qu'un chat, surtout lorsqu'il est une ombre. Mais si au final cette ombre ne se cachait pas et était bien en pleine lumière depuis... toujours ?

Une enquête sur une personne qui ne semble pas être vrai. La photo d'un mannequin, ou presque, une identité qui ne se trouve nulle part, sauf peut-être sur un compte tweeter. Pas de famille, pas de sécurité sociale, de travail, pas de vie en somme. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, cela semble plus facile. Et puis il y a ce vieil homme, son grand-père ? Ce dernier a une manière de s'exprimer différente. Et lorsque ce dernier s'amuse à brûler des billets devant une banque... Que les banques une à une perdent leurs frics dans leur chambre forte... Le mystère s'épaissit un peu plus à chacun des pas de notre détective.

Frank est blasé de la vie. Ayant perdu sa femme, sa fille (non non elles ne sont pas mortes, juste un divorce), perdu son travail de flic, il est devenu un enquêteur. Vive les chats, car grâce à eux, il arrive encore à payer un minimum le loyer de son cabinet. Plus de maison, d'appartement, il a une vie assez fragile. Les sanitaires dans une salle de sport (moyennant bien entendu un abonnement mensuel), ce qui est "risible" lorsque l'on comprend le dégout qu'il peut inspirer aux personnels de l'accueil. Pourtant Frank aime deux choses : sa fille qu'il voit par le biais de facebook (vive les réseaux sociaux) où il peut suivre sa vie et les chemises hawaïennes (et le whisky aussi, mais passons). Cette affaire, il ne comptait pas se la taper. Un dès avec juste un seul chiffre pour accepter et manque de bol pour lui, il tombe dessus !

Une véritable poisse pour ce détective qui ne sait pas par où commencer. Pourtant, il va commencer à gratter le vernis de la photo. Ethan Bendol est une véritable anguille. L'enquête suit son cours, avec des rencontres qui sont calculées. Cet Ethan est un génie. Il arrive à mettre à mal plusieurs banques sans se faire attraper. Comment arrive-t-il à les pénétrer pour leur tirer le pognon ? Une intrigue digne de la chambre jaune. La surveillance de cet homme devient de plus en plus glauque. Qui suit qui ? Qui cherche qui ? Une berline noire, des mens in blacks qui traînent dans les parages, est-ce que le terrorisme a bien un pied dans cette histoire ?

Frank a un esprit d'analyse particulier. Oui il n'est pas le héros que l'on voit souvent, n'a pas le super physique du super héros, mais il est généreux. Il a un cœur énorme, des émotions qui font de lui un être humain "normal". Il sait se servir de son cerveau et cela va lui apporter la solution que personne n'arrive à voir. En cinq jours, il arrive à dénouer les nœuds du problème, non sans mal et non sans avoir perdu quelqu'un dans la bagarre. Des obstacles, il va en avoir. Des coups portés à son encontre, une mise à sac de son bureau, une balle dans les fesses... Tout cela apporte un suspense et un dénouement qui nous laisse assis.

Il y a bien entendu d'autres personnages, celui de Ray Gala, ce vieil homme qui a une intelligence hors du commun est intéressant. C'est un homme qui a vécu et qui en a vu, pour autant il ne lâche rien. Lana a une place importante dans l'histoire. Une jeune fille qui vient pour travailler pour ce Ray et qui va l'assister dans un laps de temps très court. L'ancien chef de Frank, Alyson, est une femme de caractère. Elle montre une certaine froideur, mais en y regardant de plus près, elle arrive à laisser quelques émotions passer au travers de ce masque.

Tiens, j'allais oublier quelques points. Le premier, j'ai apprécié les annotations et les mots qui sont "les mots du jour de l'édition n°XXXXXXX de Hard Times" avec les définitions. Le second, l'humour est présent. Un humour qui fait rire, qui fait sourire, un humour noir qui passe parfois. L'auteur en use sur Frank, avec Frank et cela dédramatise certaines situations. Le troisième, c'est tout simplement que cette histoire m'a fait sourire par le biais des personnages, de l'enquête et de la façon dont tout cela se termine.

En conclusion, un policier/polar qui me plaît bien par bien des côtés. Les personnages qui ne sont pas parfaits, qui ont des sentiments, ressentent des émotions. La recherche de cette vérité et de tout ce que la politique peut cacher (enfin c'est plutôt l'argent qui semble faire tourner le monde). Je suis contente d'avoir découvert la plume de cet auteur.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/goodbye-money-money-thibaut-blondel-a148769074
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Par le biais de netgalley, je remercie la maison d'éditions Harlequin pour cette nouvelle lecture. J'aime, non j'adore tout ce qui tourne autour des Highlands. c'est donc avec joie que j'ai découvert cette nouvelle série.

Terres des McDonnell, Hiver 1217

Kenna McDonnell est la fille d'un grand chef de clan Ecossais. Alors qu'elle aime son petit frère, s'amuser avec un arc et des flèches, elle a des obligations. Ces parents ont décidés de l'unir avec un Fraser, un de leur ennemi pour justement faire une paix entre leurs deux clans. Alors qu'elle ne l'a jamais vu, Kenna va vouloir le détester, mais dès qu'ils vont se rencontrer les choses deviennent différentes. Il n'a pas un mauvais physique, semble avoir une tête bien faite, bien pleine également et dans le genre pas de bol, il a déjà perdu une fiancée. Cette dernière se serait jetée d'une falaise. Entre les deux, le courant semble fonctionner, mais, car il y a un mais dans l'histoire, Liam Fraser semble être porté sur les femmes, toutes les femmes. Et lorsque Kenna va l'apprendre, cela risque de faire de belles étincelles !

Et ce n'est que le début de l'histoire. Les ennuis du départ sont vraiment minimes comparés à ce qui va suivre. L'auteur s'amuse à mettre des bâtons dans les roues de cette jeune femme qui croit en l'amour et en un mariage qui est tout sauf arrangé. Bien qu'au début elle pense s'en accommoder, un événement lui arrive en pleine tête. Elle va se transformer pour devenir une autre femme, une fille de guérisseuse. Des histoires de clans, de famille, de guerre qui ne cesse pas. Ce qu'il faut, c'est faire en sorte que la paix s'installe. Et quoi de mieux que de marier des enfants de divers clans pour y parvenir ? Naturellement, la plupart des enfants ne sont pas d'accord, mais ils n'ont pas le choix. Ils portent un nom, ils doivent y faire honneur.

Cela aurait pu être une histoire simple, où les deux s'adorent ou se détestent, peu importe. Mais non, il suffit de mettre un Liam qui est beau et tout ce qui va avec, en rajoutant un caractère merdique, pour ne pas dire autre chose. Grâce à lui, Kenna va devenir une autre (je garde le secret du comment, du pourquoi et du mince alors, c'est un vrai pourri ! ) Obligée de se réfugier dans une forêt, elle va disparaître tout simplement de la vie de sa famille. Son grand-frère, son petit frère, ses parents seront inquiets, dépressifs entre autre. Mais nous la suivons elle, afin de la redécouvrir sous un nouveau jour. Elle est forte indéniablement et fait ce qu'elle peut pour s'en sortir. Lorsque sa mère adoptive est obligée de partir pour sauver un chef de clan, elle se retrouve seule, mais pas très longtemps. Murtagh, le cousin de Liam apparaît. Cela fait longtemps qu'ils ne se sont pas vus et en plus ils n'ont pas été proches. Les visages changent, les mentalités aussi.

Je passe sous silence la suite, car il va y avoir quelques rebondissements qui ne sont pas mineur. Ne jamais oublier l'histoire de la guerre qui doit s'arrêter. Et tout le reste, surtout que Kenna va devoir récupérer quelque chose pour mieux comprendre ce qu'elle ressent. Romance, historique, amour, amitié, jalousie, trahison, esprit malsain, suspense, un récit qui ne manque pas de piquant par moment. On imagine la fin, mais on se demande bien comment cela va se passer vu la façon dont les obstacles arrivent les uns après les autres.

Concernant les personnages, j'ai beaucoup aimé les frères de Kenna, Conall le petit et Alasdair le plus grand. Tout deux ont un lien particulier avec leur sœur. Protecteurs, on apprend qu'ils n'ont cessé de la rechercher et d'essayer au mieux de protéger leurs terres. Liam est un personnage travaillé qui a un esprit complexe. J'ai senti de petites choses et en lisant il y a eu des soupçons, qui se sont confirmés au fur et à mesure. Quant à Murtagh, je ne l'ai vraiment découvert qu'une fois qu'il soit en forêt. Et j'ai apprécié ce que j'en ai appris. Il a le coeur sur la main et l'honneur est bien ancré en lui. Morrigan est une femme qui est profondément bonne, même si d'un mensonge une vie entière peut basculer. J'ai bien aimé Rory, le frère de Murtagh qui semble avoir des vues sur la douce Fiona/Kenna. (oui encore un secret :p)

En conclusion, une histoire mouvementée dont on se demande sans cesse si la fin sera bien celle que l'on désire. en plus, l'auteur est français, cool, non ?

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-souffle-des-highlands-tome-1-la-disparue-des-highlands-natacha-j-co-a148750152
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Je remercie Perrine Marche pour sa proposition de lecture de son livre. Le résumé m'a convaincu de le découvrir. Une adolescente de treize ans qui adore le sport et qui un soir risque d'apprendre une nouvelle qui va tout changer. La question de savoir ce qui a bien pu se passer pour que cette vie de famille va voler en éclat est intrigante.

Maeva, treize ans, a une famille dont les parents sont divorcés, une soeur jumelle totalement différente d'elle et un petit frère qui lui voue une admiration sans faille. Le sport c'est une passion, SA passion. Rien ne peut l'arrêter, pas même le fait de signer à la place des parents pour une autorisation de courir 10 kilomètres. Par malchance, cette course devait se passer sans problème, sauf que ses parents ont décidé de l'emmener en vacances pile au moment où la course devait avoir lieu. Et comme elle n'avait rien dit, les ennuis commencent pour elle. Elle va devoir avouer qu'elle a signé à leurs places.

Une histoire de famille "ordinaire" qui va voir son monde basculer. Déjà les parents divorcés, dont l'un des deux s'occupent beaucoup plus des enfants que l'autre. Ensuite sur les trois enfants n'ont aucune pitié. Maeva ment comme elle respire, fuit la maison sans cesse, est douée en classe mais manque de respect aux professeurs, répond à ses parents, cherche la bagarre avec sa jumelle... Laurie adore les livres et sa passion est d'emmerder sa soeur. Jalousie pour ses bonnes notes ou autre chose ? Surement, peut-être, ou alors juste une envie de la mettre en rogne, qui sait ? Quant à Théo, six ans, c'est également une vraie calamité. Il adore Maeva, et veut faire comme elle. Il s'amuse avec les gros mots, se bagarre, veut faire du sport comme sa sœur, ment (par omission la plupart du temps). Bref, un enfant dans toute sa splendeur. Nina, leur mère n'arrive pas à s'en sortir avec eux trois. Punition (physique ou non), chantage, rien n'y fait.

Lorsque que l'accident arrive, c'est une famille meurtrie qui découvre qu'il va falloir du courage pour surmonter tout cela. Être une championne pour Maeva n'est plus qu'un rêve inaccessible. Elle va devoir avoir beaucoup de courage pour s'en sortir. L'éclatement d'une famille est montré dans toute sa splendeur. Le père qui n'arrive pas à surmonter ce qui s'est passé et qui fait tout pour se faire oublier. Sa mère a un courage hors du commun pour combattre tout ce qui doit lui passer par la tête. Trois enfants, un ex-mari qui fuit les responsabilités, elle fait ce qu'elle peut pour soutenir ce qu'il reste de sa famille.

L'histoire en elle-même est très intéressante. Le combat de toute une famille pour aider l'un des siens alors qu'il est dans une merde noire. Malheureusement il y a plusieurs points qui font que j'ai eu un mal fou à lire ce récit.

Le premier point est le fait que l'auteur passe de la première personne à la troisième en un claquement de doigts. C'est très déstabilisant et difficile de suivre qui parle, qui pense, qui agit. Habituellement on a un nom, prénom enfin quelque chose qui met directement le lecteur dans la position de celui qui parle, ce qui m'a manqué ici. Surtout comme dans l'exemple que j'ai pris ci-dessous, que le changement se fait trop rapidement.

Le second point est le caractère des personnages et surtout celui de Maeva. Elle a beau avoir 13 ans, (oui je suis déjà passée par là et j'ai un fils qui va avoir 12 ans, donc je sais comment cela peut se passer) c'est une sale peste. Qu'elle adore le sport est un bon point, mais le fait de ne pas savoir se retenir une seule fois, d'être égoïste à ce point, de ne pas voir qu'elle fait souffrir sa mère régulièrement... J'ai eu énormément de mal avec elle. Lorsqu'il lui arrive ce qu'il arrive, je n'ai pas eu de pitié, ou de compassion, rien. Je n'ai rien ressenti pour elle. Le comportement de Théo est celui d'un petit garçon de six ans qui défie tout et veut tester tout le monde. Il ne comprend pas tout et c'est difficile pour lui de voir tout le monde autour de Maeva, comme si on l'oubliait dans un coin. Qu'ils se rebellent, je le conçois, mais durant tout le livre, cela m'a fatigué je l'avoue.

Le troisième point concerne la façon dont l'auteur indique une fois maman, un coup Nina. Sachant qu'il s'agit, la plupart du temps, de Nina qui explique ce qu'elle fait, agit, voit, l'imaginer parler de sa mère en utilisant son prénom est étrange. Et puis il y a ce détail, insignifiant par rapport à ce qui se produit sur Maeva, ce qu'elle a appris avant que le destin se charge de sa vie. Ce fameux détail qui est donné comme point de départ et qu'on oublie jusqu'à quasiment la fin du livre. Dommage, cela aurait pu être un plus et surtout un moyen de montrer plus le pourquoi certaines émotions sont si exacerbées.

Par contre, j'ai apprécié le rôle de Will, le petit copain de Maeva. Il a une force en lui qui fera de lui un homme bon et généreux. On peut ressentir qu'il s'en veut au début, mais cela lui passe bien vite. Il aime par-dessus tout Maeva et effectue de nombreuses recherches pour l'aider et la voir heureuse. C'est un personnage qui met de la douceur dans leur vie sans pour autant s'abaisser. Lorsqu'il y a besoin, il est capable de hausser le ton. Il a une mentalité d'un jeune homme plus âgé qu'il n'est réellement.

En conclusion, l'auteur a montré une sacrée leçon de vie : devoir remonter la pente, apprendre à se reconstruire, aider sa famille, combattre la fatalité. Malheureusement le caractère du personnage principal ainsi que le changement de personne de façon si aléatoire ne m'a pas plu.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/et-soudain-la-vie-bascule-perrine-marche-a148658200
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date : 21-09
Je remercie la maison d'édition Cyplog, ainsi que Pauline, pour la découverte de ce livre. Ne connaissant pas cet auteur, mais en ayant déjà entendu parler depuis pas mal de temps, j'avais envie d'en savoir plus.

Lexi est une jeune étudiante qui veut avoir son hôtel lorsqu'elle aura terminé ses études. Un grand frère, deux parents qui l'aiment, une vie normale, simple avec de dures études à terminer, mais cela ne l'effraie pas le moins du monde. Kade est le chanteur d'un groupe appelé "Onyx". Son frère et deux de leurs amis en font partie. Elle a eu un coup de foudre pour lui lorsque son frère l'a emmené à un concert (alors qu'elle était encore mineure). Depuis, elle a grandit, murit. Mais lorsque le groupe débarque par hasard dans un bar, une rencontre est possible. Autographes, photos, la queue est longue. Si Lexie a envie de les approcher, elle s'en empêche, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus et se met dans la file d'attente. Un regard, un échange, une chanson évoquée, cela pourrait être le début d'une histoire. Mais Kade et son groupe partent pour une tournée d'un an. Ce n'est pas ces quelques minutes qui vont les chambouler, pas vrai ?

Rencontrer son idole, un chanteur, un acteur, une célébrité est en quelque sorte donné à tous et toutes. Mais combien peuvent se targuer de ne pas être oublié après tout ce temps ? Lexie est Kade, c'était écrit, mais pas en une semaine, ou en un mois. Le temps passe, chacun d'entre eux avance. Kade dans la musique, ses concerts, sa vie privée. Lexie continue ses études. La première année passe, puis la seconde approche. Une année a passée et même si les mois auparavant il ne s'est rien passé entre eux, juste cet échange de quelques mots, il y a eu une étincelle qui n'a pas faiblit. Une nouvelle rencontre par pur hasard, l'étincelle est toujours présente sans que les deux ne savent pourquoi. Il va falloir un malheur pour que le destin les remette sur le même chemin. Des mois passent, la douleur est insoutenable. Pourtant il va suffire d'une recherche et d'une photo pour que cette douleur devienne plus supportable. Du temps, c'est ce qu'il faut pour ce genre de traumatisme, du temps, de la patience et un peu (beaucoup) d'amour.

C'est une histoire où une star va s'approcher d'une "fan" qui est déjà vu, sauf, oui je dis bien sauf que les événements et les conditions sont bien différentes de ce que j'ai déjà pu lire. La complexité vient dans le fait que ils ont des vies bien séparées. Deux mondes opposés. Une star que tous et toutes aiment (le groupe aussi bien sûr) et une jeune étudiante sans histoire. Être une star n'est pas forcément mauvais, Kade n'est pas un personnage imbu de lui-même, tout comme ses amis et frère. Ils travaillent dur pour pouvoir arriver à ce niveau et sont bien entourés. Même si les femmes passent dans leurs lits, ce n'est pas pour autant qu'il en profite plus que cela. Les épreuves que doit traverser Kade sont difficiles. Des événements qui chamboulent toutes une vie. Garder le contrôle, arriver à avancer dans de telles conditions n'est pas données à tout le monde. Comment continuer ? Il suffit d'une photo pour revoir un sourire et une perte moins douloureuse.

Lexie a la tête sur les épaules. Elle sait que le béguin qu'elle a eu lorsqu'elle était adolescente n'est qu'un béguin. Elle sait très bien que cet homme, ce chanteur ne peut pas être attiré par elle, qui est insignifiante. Pourtant, la première rencontre remet tout en question, son coeur bat plus fort en le voyant. La distance entre eux permet d'oublier à ce coeur de battre plus vite, comme de le mettre dans un recoin de sa tête. Mais lors d'une deuxième rencontre fortuite il se souvient d'elle, ce muscle qui bat dans la poitrine s'affole. Elle est travailleuse dans ses études et dans l’hôtel de sa tante. Les amusements sont rares, car elle sait ce qu'elle veut. Et puis la relation entre elle et Kade s'installe doucement, sans précipitation.

J'ai beaucoup aimé les personnages secondaires, comme Milo, Sonia, Cole, Rick, Davin. Garde du corps, amie très proche, amis comme des frères, ils sont soudés et lorsque l'un d'entre eux va mal, ils sont dans le même cas. Une force, une solidarité à toute épreuve.

Entre les deux, c'est compliqué. La distance, les événements dramatiques, les ex, la presse. L'auteur prend son temps pour créer une relation entre les deux. Beaucoup de tension, de souvenirs et puis lorsqu'ils sont enfin ensemble, elle ne leur donne pas un idéal, mais les moyens d'obtenir cet idéal. Rien n'est facile, mais lorsque les deux personnages veulent vraiment quelque chose, ils y arrivent, non sans être obligés de passer par-dessus bon nombre d'obstacles.

En conclusion, une belle histoire où les émotions sont énormes. La perte d'un être cher est très difficiles. J'ai trouvé que l'auteur avait les bons mots au bon moment. Je me suis reconnue dans certains passages. L'amitié, l'espoir, l'auteur nous apporte sur un plateau qu'il faut savoir se battre pour réaliser ses rêves. Je la suivrais avec grand plaisir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/rainbow-belinda-bornsmith-a148726112
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date : 20-09
Je remercie la maison d'édition MxM Bookmark, ainsi que le site NetGalley pour m'avoir permis de découvrir ce recueil. Le titre m'a attiré de suite, étant moi-même une adepte des tatouages (et je n'ai pas fini d'en faire !) J'avais envie de découvrir ce que des auteurs pouvaient imaginer autour de ce thème qui est très large.

Cinq nouvelles qui tournent autour du M/M, de l'amour et du tatouage, bien entendu, mais pas dans les mêmes "dimensions". Je dois avouer que dans un recueil il y a forcément des styles d'écriture différentes, des idées différentes. J'en ai adoré une, aimé deux et les deux autres malheureusement qui n'ont pas été concluantes.

"D'ancre à encre" est ma préférée. Stan et Julien sont des amis d'enfance. Ils vivent en colocation au bord de l'océan. Stan adore le surf et son domaine de prédilection, il se le tatoue sur la fesse : une belle planche ! Julien est amoureux de ce bellâtre qui semble préférer les filles. Une soirée arrosée et une porte se ferme. Il suffit d'un grain de sable pour donner de très grosses frayeurs. Cette histoire est douce, que ce soit dans l'écriture qu'au niveau des personnages et de leur avancement. L'amitié qui laisse la place à l'amour. Il y a beaucoup de tension dans le texte. On ne peut qu'espère une belle fin pour ces deux hommes. Un récit simple qui m'a beaucoup ému. (Oui, moi j'ai été ému, je me ramollis !)

"The hypocrite's horror show", vient en troisième place. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette nouvelle est coupée en deux parties et que la première m'a paru très "Rocky horror picture show" pour les plus anciens qui ont déjà vu ce film. En d'autres termes, très sanglant, horrifique et compliquée. Dans les années 1960, être noir ne fait pas bon et homosexuel encore moins. Jimmy et Colin, le premier est noir, le second est blanc, décident de quitter leur petite ville pour vivre leurs rêves. Mais avant cela, Colin doit retourner à "l'église", avec sa chère maman. L'horreur éclate à l'intérieur de la maison qui sert d'office. Dans la seconde partie, quatre ans après les faits, Colin revient avec son compagnon pour tenter de comprendre ce qui s'est réellement passé, car il n'est plus que l'ombre de lui-même. Cette seconde partie passe dans le surnaturel. Les explications viennent, le besoin d'apaiser son âme sans oublier ceux qui l'entoure est bouleversant.

"Juste un point dans un motif", fait partie de celles qui ne m'ont pas convaincu. Alexandre recherche son âme soeur, par le biais d'une marque qui apparaît sur sa peau. Son âme soeur aura la même. La solitude le pèse. Il s'inscrit sur plusieurs sites pour en apprendre plus et peut-être trouver celui ou celle qui est à lui. J'ai trouvé compliqué le fait qu'il y ait plusieurs sigles dont on n'a pas tout de suite la signification. Je n'ai pas réussi à m'attacher à Alex. Concernant le barman, Tristan il a un petit quelque chose bien caché qui le rend plus humain. Je pense que le format nouvelle est trop restrictif pour ce type d'histoire que j'aurai plus vu sous forme de livre avec des détails et des descriptions qui aurait plus mis en valeur le monde dans lequel ces êtres vivent.

"No Future" ne m'a pas convaincu non plus. J'avoue que je ne l'ai pas comprise du départ. Une guerre terminée depuis un moment, des hommes et des femmes qui doivent trouver au plus vite ceux qui seront de leurs clans... J'ai eu beaucoup de mal à la lire jusqu'au bout et même en arrivant au final, je suis restée sur la même impression d'être complètement perdue. Et j'en suis navrée, car l'auteur a une belle écriture. Les phrases découlent toutes seules, c'est le sens qui m'a échappé.

"Road Tripping", fait partie de mon top 3 (c'est ma deuxième préférée :p). Matthew prévoit de partir loin de son ex qui l'a fait souffrir. Sa soeur lui impose un covoiturage, un ami de son copain qui a peur de l'avion. C'est une semaine de voyage où les deux hommes, Asher et Matt vont apprendre à se connaître. Un petit caillou sur cette route risque de tout faire sauter. Même si on se doute de comment cela va se terminer l'histoire est douce. Les personnages ont des caractères différents. Ash a un lourd passé qui est difficile à gérer. Seul regret, le fameux coup fourré se voit du départ.

En conclusion, des histoires extras et d'autres un peu moins. Le tatouage prend une grande place pour certains de ces récits, pour d'autres on le voit peu. Même si toutes ne m'ont pas plu, il y a des pépites à découvrir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-tatouage-recueil-collectif-d-auteurs-a148703970
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Je remercie la maison d'édition Harlequin, ainsi que le site NetGalley pour cette nouvelle lecture de cette série.

Entre Trent et Edie c'est impossible. La différence d'age, le fait que le père d'Edie travaille avec Trent et qu'ils semblent se pourrir mutuellement la vie. Le fait que Trent a une petite fille et adore baiser sans engagement. Le fait que Edie ne veut pas d'une vie de riche et qu'elle se bat quotidiennement pour avoir son indépendance. Tout semble si compliqué et cela l'est, que le chemin qu'ils vont parcourir ne sera pas de tout repos.

Ce tome apporte beaucoup de raisons pour qu'il soit lu : la différence d'âge, Trent qui est métis, l'argent et le pouvoir. Des sujets qui fâchent, dont on ne parle pas forcément. La tolérance est un sujet délicat, que beaucoup devrait essayer de mettre en place. L'auteur nous fait oublier tout cela. Les personnages ont des responsabilités, à 33 ou 18 ans ils ont beaucoup d'obligations. Le métissage de Trent ? Edie ne le voit pas de cette façon, sa peau couleur caramel, sa fille qui est une merveille, il n'y a rien qui pourrait la repousser si ce n'est son caractère bien sur. Quant à l'argent c'est un problème récurrent car Edie en a besoin mais déteste en avoir besoin.

Lorsque Edie décide de voler, une fois de plus, une personne qui semble avoir de l'argent, elle tombe sur la mère de Trent. Ce dernier a réussi à la rattraper. Des retrouvailles qui sont mouvementées dans le mauvais sens du terme. Il se souvient très bien d'elle et compte utiliser ce qu'elle a fait à son avantage. Elle pensait ne plus le revoir, mais lorsque son père décide qu'elle doit montrer l'exemple et bosser pour lui, les ennuis ne font que commencer. Alors qu'elle travaille pour que tous la dégage de la société où son cher papa veut absolument qu'elle bosse, ils vont suivre Trent. Un pour tous et tous pour un.

La vie de Trent était compliquée. Dans les précédents tomes nous avions appris qu'il a eu une petite fille avec une prostituée qui s'est tirée dès qu'elle l'a pu. Depuis, il vit avec Luna, sa petite fille qui vient d'avoir 4 ans. Cette petite est adorable, mignonne avec juste un tout petit problème : elle ne veut plu parler. Ces cordes vocales n'ont rien, c'est psychologique. Le pourquoi reste encore un mystère. Trent fait tout pour gagner de l'argent afin de lui payer la meilleure psy mais aussi pour rechercher sa mère. Trent est l'un des associés des fameux four hot heroes, avec Vicious, Dean et Jaime. Le cinquième étant le père de Edie.

Quant à Edie, son père est un pourri (pas de spoiler vu qu'on le sait du départ que c'est un queutard qui se fout de tout), sa mère est dépressive et un secret plonge la famille dans de nombreux problèmes qu'il faudrait ne pas voir en plein jour, ou à la une du journal. Si Edie tente de ne pas vivre aux crochets de son père, elle n'a pas vraiment le choix. Le secret l'oblige à travailler dur. Sa passion pour le surf est est besoin, elle a besoin d'être sur l'eau pour se sentir libre, vivante, sans personne pour lui dire quoi faire. 18 ans et déjà des épaules lourdes du poids de sa famille. J'en reviens à son père qui est un sacré manipulateur. Il voit loin et sa haine envers Trent ne date pas d'hier. C'est un homme patient pour en arriver là où il est. Je suis contente de ce qui lui arrive !

Luna est une enfant qui a une part importante dans l'histoire. Tout tourne autour d'elle. Une petite puce qui cache énormément de choses en elle. Pourquoi ne dit-elle plus rien ? Pourquoi est-ce qu'elle ne montre plus ses émotions avec son père ? Entre elle et Edie il se passe quelque chose de miraculeux. Non Luna ne va pas parler en la voyant, mais elle va réagir. Lorsque l'on connaît le secret d'Edie on comprend pourquoi cela fonctionne. L'une qui parle, l'autre qui écoute, c'est une habitude pour elle. Même si entre Trent et Edie on se rend bien compte que tout les oppose, il ne peut s'empêcher de la vouloir pour sa fille. Un sujet comme un autre pour masquer le fait qu'il est accro à cette fille qu'il prend pour une adolescente. Mais ce n'en est pas une, elle est bien plus mature que la plupart des femmes.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Bane. Il montre beaucoup de côtés qui sont vraiment différents. Voir qui est sa mère et tenter de les comprendre est très intéressant. si j'ai bien compris, le prochain tome est sur lui. J'avoue avoir hâte de le découvrir pour en apprendre plus sur lui.

Chantages à profusion pour Edie qui ne sait plus où donner de la tête, c'est une véritable guerre qui éclate entre les adultes. Tiraillée entre ses sentiments et ses devoirs, Edie va devoir faire des choix qui la brise un peu plus. L'auteur a une belle plume qui laisse la lecture fluide et addictive. En conclusion, une histoire qui m'a plu par tout ce mélange de tolérance et de suspense.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/sinners-of-saint-tome-3-scandalous-l-j-shen-a148656536
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date : 17-09
Je remercie Jennifer, ainsi que la maison d'éditions Evidence pour la lecture de ce premier tome. C'est la couverture qui a attiré mon regard et les mots loups qui traînaient dans un recoin du résumé.

Deux colocataires, Raina et Jake, reviennent d'une soirée. À leur réveil, le monde a changé. Plusieurs attentats ont eu lieu dans de grandes villes. Des immeubles qui s'écroulent et le monde autour qui voit des choses étranges. Émanations de produits susceptibles de donner des hallucinations ou tout simplement la réalité ? Des personnes sauteraient d'immeubles en immeubles, des loups traineraient dans les grandes villes, bref des événements incompréhensibles qui pourraient juste être sortis de l'imagination des personnes. Un soir, alors que Raina et Jake sortent d'un restaurant, ils sont attaqués. Les rues ne sont plus sûrs depuis ces attentats. Un inconnu tombe du ciel pour les sauver. Il disparait sans laisser de traces. Raina va chercher à comprendre qui il est et si ce qu'elle voit également est bien vrai. Une véritable chasse qui va amener Raina et Jake dans un monde bien différent de ce qu'ils connaissent.

L'histoire va très vite. Raina et Jake sont dans leur monde jusqu'à ce que les attentats chamboulent ce monde. Des loups, des archers, des hommes qui ont de surprenantes capacités. Si Raina se posent des questions et se demande si tout est vrai, Jake lui n'y croit pas. Jusqu'à ce qu'un homme les sauve d'un braquage. Jusqu'à ce que Raina s'amuse à mettre sa vie en danger pour le retrouver. Jusqu'à ce que de gros ennuis leur tombent dessus. Les témoignages, les vidéos, tout est vrai. Tout comme le monde surnaturel qui les entoure. Un mélange de réalité et de fantastique qui se marie plutôt bien.

J'ai aimé découvrir ce monde où tout se mélange. Des créatures surnaturelles qui sont du bon côté, des humains du mauvais. Bien entendu, tout n'est ni blanc ni noir. Il y a du bon partout, comme du mauvais. Les personnages sont intéressants. Ils se dévoilent au fur et à mesure. L'auteur les fait apparaître à tour de rôle, ce qui nous aide pour mieux les connaître. On s'attache à certains alors qu'on ne devrait pas. Nous avons quelques traditions, quelques coutumes, quelques lieux où de jolies cellules servent. Au delà de l'aspect du fantastique, il s'agit aussi de différents peuples (ici des races) qui sont habitués à se faire la guerre et qui arrivent à se réunir sous une même bannière (OK, cela fait très temps des chevaliers) pour affronter un ennemi commun. L'amitié est une part importante de l'histoire. Entre Raina et Jake c'est une amitié forte. Il ne faut rien de plus. Lorsqu'il est en danger, elle va tout mettre en place pour le retrouver et le défaire de ses liens.

Raina n'a plus de parents ni de petit ami depuis l'accident qui leur à couté la vie. Elle était dans la même voiture, mais a eu de la chance de s'en sortir vivante. Ce passé, qui semble ne pas être très lointain, la travaille car elle a des souvenirs qui porte à confusion. Les échanges, les rencontres qu'elle a la rende plus forte, mentalement et physiquement. Terance, Brade, Uter, Camille, Gwénaëlle, Raven, Salem, Salima et bien d'autres encore ont un lien avec les deux amis. Différentes relations vont s'établir et même une légère romance qui semble se profiler. L'action est au rendez-vous et il n'y a pas de place à des sentiments épicés. J'ai apprécié que l'histoire tourne autour des problèmes et des changements plutôt qu'autour d'une romance qui n'aurait pas eu sa place ici. Certains méchants sont vraiment bons dans leur méchanceté.

Par contre, j'ai eu du mal avec l'écriture, un peu comme s'il y avait des coupures. Par moment il aurait fallu plus de détails, de narration et moins de dialogues. Comme je l'ai dit plus haut, l'histoire va vite, trop vite à mon gout. Il y a des enchaînements qui font disparaitre des personnages tellement rapidement que je me suis demandée où était l'intérêt de leur donner une grosse place. Quelques émotions supplémentaires auraient été un plus également, surtout lors des pertes. J'ai eu l'impression que tel personnage est mort ce n'était pas grave.

En conclusion, un premier tome qui entre dans l'action, avec des rebondissements et pas de pitié ni de détails pour certains personnages. Une intrigue qui est rondement menée. Un peu plus d'émotions auraient été sympathique. N'empêche, je me demande bien ce qui va se passer dans les tomes suivants. À suivre donc !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/ombres-obscures-tome-1-les-archers-angele-spring-a148636252
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Je remercie la maison d'éditions Heartless, une toute jeune maison d'édition, pour m'avoir permis de découvrir leur premier titre. J'aime bien la couverture, il n'y a que la bouche qui me dérange en fait, autrement, j'aime beaucoup les couleurs.

Les vampires existent et "cohabitent" avec les humains. Non pas de true blood à Bontemps ici, juste une forme de cohabitation où les vampires vivent en dessous de nous, littéralement. Tout le monde sait qu'ils existent, des lois protègent les humains et les vampires. Le gouvernement humain est toujours content lorsqu'un des leurs passent de l'autre côté : devenir un mordu pour nourrir les vampires. Angie, étudiante, part avec ses amies pour un weekend d'intégration. Autant dire que j'ai tout fait pour les rater ceux-là. C'est ce qu'elle aurait dû faire, car elle se retrouve aux prises avec un vampire du prénom de Laurent qui a décidé de faire d'elle une mordue. Les complications ne font donc que commencer pour cette jeune femme qui va voir sa vie complètement chamboulée.

Un premier tome qui démarre direct dans l'action. Nous savons du départ où nous sommes, qui existent et comment les humains et les vampires vivent ensemble, enfin sur le même terrain. (ou presque) Une histoire qui semble aux premiers abords vu et revu, mais qui au final surprend, car en fait, ce n'est qu'une fausse idée cette histoire de déjà vu. Deux frères qui se battent pour une humaine, oui, mais non car les deux sont très très différents. Entre l'un qui se prend pour le messie et l'autre qui se sent continuellement mal à l'aise vis-à-vis de son frère (pour des raisons que nous apprenons dans ce premier tome et il y a de quoi) Angie a de quoi faire, surtout que son coeur balance pour l'un, pas pour l'autre. Ville souterraine contre ville du-dessus, les gouvernements savent ce qui se passent et pourtant ils font la sourde oreille. Nulle ne peut être obligé de devenir un mordue, auquel cas les vampires ont de terribles sanctions. Mais comme ces derniers font terriblement peur, avec leur charme indéniable et le fait qu'ils sont froids autant en gestuels qu'en paroles, les humains signent LE contrat qui va les lier, jusqu'à... leur mort, ou transformation.

Il ne s'agit pas d'un trio amoureux (ouf, parce que j'avoue que la fille qui ne sait pas quel type choisir et joue avec les deux, c'est un truc qui m'agace), mais d'un trio compliqué. Laurent est Duc, tant qu'à faire autant devenir la mordue d'un haut-gratin, qui sait ce qu'il veut. D'ailleurs une question reste toujours en suspend : pourquoi elle ? Pourquoi l'avoir choisie ? Car même si elle a peu d'amis, elle a une famille qui l'aime et qui la voit régulièrement, donc pourquoi elle ? Angie tombe dans un piège prévu depuis quelques temps. Elle n'a rien vu venir et nous non plus d'ailleurs. Obligée de devenir une mordue (une humaine qui donne son sang avec GRANDE joie tous les jours à un vampire, on sent l'ironie ou c'est pas assez ?), elle va découvrir tout ce qu'elle ne voulait pas connaître : la peur permanente de vivre entourée de vampires. Oui, car elle n'a pas vraiment le choix si elle veut être quelque peu tranquillisée : les humains sont TELLEMENT adorables envers leurs congénères qui sont devenus des mordus... Et puis il y a Alban, le frère torturé qui cache tout autant de secrets que son frère. Il paraît si gentil, pourtant, il ne faut pas oublier qu'un vampire, c'est un être très doué pour tromper son monde.

Une histoire plutôt originale qui a des bons points et d'autres qui m'ont titillés nerveusement les neurones qui me restaient. La plume de l'auteur est assez particulière, dans le sens où elle "coupe" parfois des dialogues et indiquent plutôt dans la narration ce qui se dit. Il n'y a pas trop de descriptions, disons plutôt qu'il y a juste le strict minimum. Comme le point de vue est celui d'Angie à la première personne, il nous manque certains détails malgré tout.

Dans les bons points (comme pour les enfants) les vampires ne sont pas forcément des monstres, mais ils ont besoin de se nourrir d'une manière ou d'une autre et ils le font. Pas de sentiments lorsqu'il s'agit de bouffe et encore moins lorsqu'il s'agit d'humain. Imaginez, ces êtres inférieurs qui se croient supérieurs parce qu'ils vivent au-dessus, pff ! Ils sont faibles, ne voient rien venir et surtout sont des sources d'ennuis perpétuels s'ils l'ouvrent un peu trop. Laurent est LE vampire par excellence : froid, cruel, sarcastique (ça j'aime !), lorsqu'il veut quelque chose, il ne va pas par quatre chemin. C'est un Duc, ce qui fait de lui un être qui a l'habitude qu'on lui dise oui tout de suite. Le non avec Angie est risible, surtout qu'il suffit d'un regard ou d'un geste pour qu'elle tremble de peur. Alban a autant de secrets sinon plus que son frère. D'ailleurs cela m'amuse de le voir manger avec entrain, manger de la nourriture humaine je parle. Les deux hommes ont leurs défauts, leurs secrets, leurs besoins. J'adorerais pouvoir en savoir plus sur Laurent pour mieux le comprendre dans ses décisions.

Dans les mauvais points il y a essentiellement le caractère d'Angie. C'est une vraie girouette et cela m'a agacée. Rejetée par les siens, elle s'accroche à l'un des vampires telle une sangsue et n'hésite pas à trahir dès qu'elle le peut. Un peu de jugeote et de réflexion lui ferait pas de mal, surtout qu'elle a 19 ans. Ce n'est pas parce qu'on a eu une adolescence compliquée qu'il faut se tenir ainsi. Personnellement, une personne s'amuserait à me "vendre", je ne lui tendrais pas l'autre joue, au contraire je ne lui parlerais pas et lui ferais comprendre qu'il peut disparaitre de la surface de la terre. Je n'irais pas m'amuser avec et encore moins de prendre un café avec. L'autre point ce sont les relations qui vont vraiment très vite entre les personnages. Elle ne les connaît pas plus que cela, elle se laisse porter par leur belle gueule et hop ? (non pas dans un lit, elle est vierge, une des raisons pour laquelle elle a été choisie d'ailleurs, mais juste le fait que "oh il est beau" et le coeur s'emballe...) C'est un peu juste pour moi, il manque la confiance tout de même.

D'autres personnages font leur apparition et restent tout au long de l'histoire. Les parents d'Angie, ses amies (dont on se passerait bien) Le professeur qui a également des secrets bien cachés. Concernant ce dernier il m'a plu. Je me suis posée pas mal de questions sur lui. Je comprends mieux certaines scènes une fois arrivée vers la fin. Fin qui par ailleurs est plutôt rapide à mon gout, j'aurais aimé en avoir plus.

En conclusion, à part les deux points cités au-dessus, j'ai passé un bon moment de lecture. Lorsque les mots à suivre sont apparus j'ai eu un snif qui est sorti. Une histoire qui ne manque pas de crocs ni de magie.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-coeurs-pourpres-tome-1-mordue-severine-r-a148626816
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Je remercie Thomas Guibé ainsi que l'auteur Sébastien Acacia pour m'avoir proposé de découvrir Viralata. Ce qui m'a d'abord intrigué c'est la couverture, puis le résumé. Cela promettait bon nombre d'émotions.

Martin a fait une rechute. Le cancer est revenu, plus fort, plus virulent. I lui reste peu de temps à vivre. Il aime sa femme plus que tout et leur fils, Antonin. Ce dernier a douze ans, autiste. Le seul regret qu'à Martin, c'est de ne pas avoir eu un autre enfant avec Anne. Elle a eu peur qu'un autre enfant soit comme Antonin. La chance ? Peut-être, mais un message sur messenger lui fait prendre conscience qu'il a eu un fils, avant de rencontrer sa femme actuelle, avec Marcia, au Brésil. Il décide de partir et de risquer le tout pour le tout pour le retrouver, afin que son enfant est enfin ce frère qu'il aurait tant voulu.

Le dernier voyage d'un homme qui ne veut que le bonheur de sa famille. Mourir auprès d'eux ou terminer en retrouvant une chimère. Car le peu de détails qu'il a est vraiment infime. Et si ce n'était qu'un simple rêve ? Marcia a bien vécu au brésil, il y a 18 ans. Elle a eu une relation avec Martin, forte, indestructible, ou presque. Elle a disparu du jour au lendemain sans laisser de traces. Le temps aidant, Martin a refait sa vie au Brésil. À la naissance d'Antonin, quelques complications apparaissent. Le petit semble peu éveillé, il a du mal à faire pareil que les autres. Et puis le diagnostic tombe : il a une des formes d'autismes. Le brésil n'est pas le meilleur pays pour lui, il lui faut des soins adaptés. Martin et Anne retourne en France. Douze années ont passé, douze années où il y a eu des hauts et des bas.

C'est un livre qui parle de combat : contre la maladie, contre le désespoir, contre soi-même. L'auteur y met beaucoup d'émotions. Le prologue est le début de sa vie, lorsqu'il voit son propre fils qui n'est pas comme les autres. Sébastien Acacia a complètement changé de vie pour s'occuper de son fils. On sent tout l'amour qu'il a pour lui. Ce livre est un peu (beaucoup) de lui. Les contraintes qui existent lorsque son enfant n'est pas capable d'effectuer des gestes comme la plupart des autres enfants. Mais également la joie lorsqu'il se laisse approcher, lorsqu'il montre qu'il vous aime. Des petits moments de bonheur qu'il faut savoir savourer, sachant qu'ils ne dureront peut-être pas. Un enfant ne comprends pas toujours, il faut savoir lui expliquer ce qui n'est pas toujours évident.

Le personnage de Martin prend sa décision sur un coup de tête. Il ne préviens pas sa femme et prend un billet pour le Brésil. Ce voyage il sait que ce sera le dernier, celui de retrouver cet hypothétique fils qui serait déjà majeur. Par chance, il retrouve ses amis d'avant, ceux qui ne l'ont pas revu depuis douze ans. Des messages échangés, mais rien de très concret. Pourtant entre eux il y a toujours cette solidarité. Ils sont tous prêts à l'aider et apprennent que l'issue de Martin est sans retour. Pourtant ils ne s'apitoient pas, ils ne cherchent pas à le contredire, il doit aller jusqu'au bout.

Nous le suivons dans ses souvenirs, découvrons un pays par ces couleurs, mais aussi par la misère. Nous voyons souvent le Brésil par son côté festif, mais il y a l'envers du décor. Martin est un homme qui ne rechigne devant rien. Aider par ces médicaments, il traverse le Brésil pour découvrir la vie de son fils Julio. Marcia a bien eu un enfant, mais en ayant la même particularité que Martin au niveau de ses yeux, il a été "maudit", rejeté. Sa mère, sa grand-mère ont fait ce qu'ils ont pu, mais il a dû quitter leur peuple. Un périple qui n'est pas simple pour un homme mourant. Il ne lui restait plus qu'un à deux mois avant d'arriver au Brésil. Les jours défilent, l'angoisse montent. Va-t-il réussir à le retrouver ? Du départ, on sait qu'il l'a retrouvé, mais où ? comment ? Beaucoup de questions se posent au fur et à mesure de la lecture et toutes sont répondues.

Il y a bien sur Anne que l'on voit de temps en temps, mais Frank l'ami précieux de Martin qui répond présent et qui ne regarde pas à la dépense, l'obligeant à se bouger. Ce que nous dévoile Olinda montre un pays qui vit de tout : drogue, viol, vente de femmes, trafics en tout genre. La vie est rude, mais il y a cette petite parcelle d'espoir qui brille. Weena, une employée de l'hôtel où il séjourne qui prend soin de lui, tout comme Djuena, cette femme qui va l'accompagner durant un bon moment. Djuena est tel un ange gardien. Aucun mépris, aucune pitié, elle est à ses côtés sachant obstinément ce qui risque de se produire. Des obstacles, il en a. On espère un miracle, on espère jusqu'au bout CE miracle qui le fera le retrouver à temps.

En conclusion, une belle histoire sur le dernier rêve d'un homme qui ne veut pas quitter cette terre sans trouver une famille pour son fils. Un voyage au travers du Brésil (et ailleurs) : au sein de sa forêt, avec ses croyances, ses légendes qui ne sont pas forcément saines pour tous et tout ce qui va avec.


http://chroniqueslivresques.eklablog.com/viralata-le-fils-du-caiman-sebastien-acacia-a148583422
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Alma écrit par Cizia Zykë
date : 13-09
Je remercie Joël ainsi que la maison d'édition Taurnada pour ce nouvel envoi. Je ne sais pas résister à l'un de leurs livres et même si pour le moment, j'ai beaucoup apprécié les précédents, celui-ci a été un véritable coup de cœur. La préface de Thierry Poncet est toujours un régal, tout autant que la lecture d'un de ces petits livres qui semblent ne pas payer de mine et qui pourtant nous en apprennent plus sur la nature humaine qu'un autre, et accessoirement sur Zykë.

1480, la naissance d'un ange dénommé Alma, au cœur de l'Espagne médiévale, dans la ville-dont-on-ignore-le-nom. Un an plus tard, sa famille juive, le peuple juif est exterminée de cette ville. Seule rescapée, elle est amenée à Séville chez une de ses tantes. La vie aurait pu y être paisible, si elle n'était pas juive dans un monde de chrétien qui se croit tout permis et si elle n'avait pas une ligne directe avec Dieu tout puissant. 1492, l'année où la traque est de nouveau en lice. L'année où il faut absolument bannir cette religion, tuer, violer, voler, piller ces gens qui ont une pensée différente. Les obliger à fuir. Mais Alma, elle, reste. Douze ans, c'est si jeune et pourtant sa tête est bien remplie, surtout d'une grande sagesse.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas la plume de l'auteur il peut y avoir un choc. Car il s'adresse à nous, petits lecteurs, pas comme on peut le lire dans d'autres livres, mais comme s'il nous parlais de vive voix. Zykë c'est un phénomène, dans le bon sens du terme. Il ne s'étale pas sur des détails insignifiants, même si par moment il nous entraîne dans des détails pour nous expliquer comment Alma a bien pu parvenir dans les bras de sa tante. C'est un conteur, il sait attirer/tirer l'oreille en un simple coup de crayon. Pouvoir nous embarquer dans une histoire dramatique sans pour autant plomber l'ambiance, enfin si un peu par moment, autrement on serait dans un humoristique. Bref, tout cela pour dire qu'il a le don inné ? de nous entraîner dans les profondeurs d'une Espagne où l'inquisition y fait loi.

Ah, l'inquisition ! Je ne sais pas si vous vous rappelez (non je n'y étais pas, quoique...) Ce magnifique moment où la religion s'amusait à démembrer des gens, ou les découpait, tortures et compagnie au programme pour tous ceux qui étaient différents : religion différente, sorcellerie (parce que c'est bien connue les sorciers et sorcières sont tous morts à cette époque), amour interdit (entre hommes, entre femmes), ou tout simplement parce que la tête ne revient pas à l'Inquisiteur suprême ! Bref, le contexte est posé, sans oublier que les juifs ont eu leur lot de malheur du début... jusqu'à la fin !

Comment un homme, un baroudeur, un aventurier si peu regardant des lois, s'amuse à écrire Alma ? C'est son dernier livre avant qu'il ne casse sa pipe. Un dernier hommage à ce qu'il est, était, un conteur né. Alma est une petite fille qui vit avec le sourire. Elle parle à Dieu, grand bien lui fasse, c'est son jardin secret, son moment à elle. Cela l'apaise, la rend plus belle. Et lorsque nous traversons les murs aux côtés de l'auteur, l'aura qui se dégage de sa petite personne est envoutante, à moins que ce ne soit juste la lumière de la lune qui l'encadre ? En plus d'être blonde aux yeux bleu, elle est gentille (OK, je l'ai déjà dis) et son sourire est emprunt de bonté. Son histoire n'a rien de simple dans un monde de brutalité elle est ce chocolat qui apporte la douceur.

La fin n'est pas une surprise, car avec l'auteur on était déjà au courant de ce qui lui arriverait, à elle et son peuple, par contre on espère que la fin ne sera pas celle que l'on imagine. Elle est bien pire que tout. C'est une fin de conte, celle de M'sieur Zykë. Pas besoin de faire de grands discours, il met juste assez pour nous faire pleurer dans les chaumières et laisser la honte faire son bonhomme de chemin dans les esprits les plus obtus. Alors 1492, promis nous ne parlons pas de la découverte de l'Amérique, ni même de Christophe Colomb. Celui-là, il n'était pas en Espagne, donc pas besoin de lui montrer plus d'ampleur qu'il n'a déjà eu. Par contre, l'Inquisiteur suprême (oui, je l'ai baptisé ainsi, tant pis pour lui) est important. C'est lui qui décide de tellement de choses qu'on se demande où sont les ficelles qu'il tient entre ses mains pour guider la royauté, le clergé et compagnie.

Il y a ces pointes de piques, ces moments où l'auteur s'adresse à nous avec un naturel déconcertant, sortant des vérités qui ne sont pas celles que nous pouvons croire. Penser que l'histoire ne répète pas les mêmes erreurs ? Cela serait idéal et dans un monde rempli d'idéaux il y aurait des licornes à chaque coin de rue. Sauf que ce n'est pas le cas. Les idéaux ne sont que des miettes perdues au fin fond de la pampa. Les erreurs se répètent sans cesse, c'est un cycle sans fin.

Bien entendu il y a bon nombre de personnages, mais à quoi bon s'y attarder, vu qu'entre les bons qui disparaissent du pays, ou disparaissent tout court et les méchants qui ne font que le mal (logique, hein !) En fait, ce n'est pas vrai, on s'attache forcément à certains d'entre eux. Le hic, c'est qu'une fois au cœur de l'histoire on risque de souffrir, pour les raisons nommées au-dessus.

Vous l'aurez compris, Zykë n'est pas un écrivain conventionnel et qu'est-ce que cela fait du bien de sortir des sentiers battus. Il a son style, son j'men-foutisme, sa manière de montrer que ce qu'il dit c'est vrai, le reste n'est que fioritures ! Un grand merci à Joël pour sa confiance renouvelée.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/alma-cizia-zyke-a148487608
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Je remercie Cassandra, ainsi que les éditions Flammarion pour la lecture de cette suite. Une série jeunesse mais qui fait aussi des adeptes adultes. La preuve ! La couverture est toujours aussi belle et représentative de ce que l'auteur nous offre. Les illustrations en noir et blanc qui agrémentent le livre donnent ce qu'il faut pour montrer telle ou telle situation.

Zoé a un immense pouvoir et elle va devoir apprendre à le gérer. Elle a beau n'avoir que 11 ans, il va falloir qu'elle le contrôle, autrement elle risque de faire beaucoup de dégâts. Gabriel veut l'aider, mais un choix va devoir se faire. Lui aussi doit s'accomplir en tant qu'héritier et pour cela maîtriser son don devient primordial. Être séparés n'a pas que des inconvénients. Ils vont apprendre à ne plus être collés l'un à l'autre. Tous deux sont aussi importants et donc vont évoluer chacun de leurs côtés.

Zoé et Gabriel sont deux enfants/adolescents très attachants. À chaque fin de tome, je n'osais me demander ce qui pourrait bien leur arriver par la suite, car tout est possible. Zoé a maintenant une réelle conscience de son pouvoir et n'en a pas vu la totalité. Elle a besoin d'aide et ce n'est pas son frère ou leurs compagnons qui sauront le faire. Elle va devoir effectuer un long voyage afin de trouver la personne adéquate qui pourra l'aider dans cette quête. De son côté, Gabriel apprend à se défendre, à se battre, à contrôler ce qui est en lui. Mais il n'a plus beaucoup de temps. Il doit arriver en terres de glace pour réussir son premier objectif. L'apprentissage est en vitesse accéléré, mais il n'a pas le choix. Tous les deux vont devoir affronter des ennemis, mais également des personnes qui sont bien plus proches.

Nous suivons un peu plus Gabriel et ses compagnons que Zoé, mais en même temps, nous avions plus de détails sur la jeune fille dans les précédents, donc chacun son tour. Gabriel s'inquiète pour elle à chaque instant, mais il est vrai que lorsqu'il est dans le combat, il n'a pas forcément besoin de la protéger. D'une parce qu'elle n'est plus là et de deux parce qu'elle commence à savoir se défendre. Il murit un peu plus chaque jour et apprends de ses ainés. Sa main devient plus fine lame, son don s'affiche un peu plus, même s'il ne le contrôle pas totalement. C'est un jeune homme qui veut pouvoir reprendre sa vie en main. Lorsqu'il retrouve ses amis, on sent qu'il est heureux de les savoir en vie, mais a toujours ce devoir de protection envers les autres.

Zoé va devoir également à contrôler ses peurs et même si elle ne comprends pas Elzmarh dans la parole, ils arrivent néanmoins à une forme de compromis. Il se passe quelque chose qu'on ne perçoit pas de suite. C'est une jeune fille qui a du caractère, comme son frère aussi têtu l'un que l'autre. Elle a beau être petite, elle pense aux autres avant de s'occuper d'elle-même. Son âme est plus "vieille" que son âge, mais pour l'instant elle ne s'en rend pas vraiment compte. Pourtant, il y a des moments où elle n'est plus elle-même. J'ai hâte de la voir en pleine possession de ses moyens. J'aime beaucoup les échanges avec Elzmarh, ils ne sont pas forcément verbaux, mais ils mettent soit du piment, soit de l'humour.

Il y a beaucoup d'amitié à prendre en compte, de liens, de partage. Nous retrouvons M. Licantropus, Mme Cranechauve, Mme Elfie, M. Plexus et Ysallandrill dans cette aventure. Nous apprenons très vite qu'il faut se méfier de l'un d'entre eux, mais lequel ? C'est difficile de croire ce que lance un pauvre personnage, mais si c'était vrai ? Et quelles erait la cause ? Lorsque nous savons le tout, tout devient évident. Nous les redécouvrons sous un nouveau jour. Si certains se montraient bourrus au départ, ils deviennent plus "gentils", plus proches des autres, d'autres au contraire montrent qu'ils sont capables de froideur. De nombreux rebondissements et de mauvaises surprises sont au cœur de l'action, mettant ainsi les personnages dans une mauvaise posture. Par chance, ils trouvent quelques alliés prêts à les aider. Le final montre vraiment l'ampleur des pouvoirs des personnages, je ne peux en dire plus mais cela promet un dernier tome explosif !

En conclusion, une double aventure sombre qui promet beaucoup de rebondissements. Deux enfants au prise avec leur don sur des terres magiques où le danger rôde à chaque coin de broussailles. Un cinquième tome qui est tout aussi fort que les précédents appelant la suite avec grande impatience.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/malenfer-tome-5-terres-de-glace-cassandra-o-donnell-a148462966
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date : 11-09
Je remercie la maison d'édition HJ éditions pour cette découverte, par le biais du site simplement. La couverture prend tout son sens à la lecture du récit, parce que je ne comprenais pas le titre, la croix et le résumé. Il y avait quelque chose de manquant et ce n'est pas rien ce que nous allons voir.

Chimère aurait pu s'appeler le Caméléon, vous vous souvenez de cette série où un homme prenait le métier de n'importe qui, s'inventait une vie pour fuir ? Ici, Chimère fuit son passé. Il prend l'identité des morts, faisant bien attention que cette personne n'ait plus de famille. Donc pas de frères cachés, pas de sœurs, pas de grandes tantes qui pourraient sortir de nulle part. Un travail minutieux, oui ! Mais lorsqu'une certaine Albane, la sœur d'un défunt frère arrive devant ce médecin frère, les ennuis commencent. Il faut à Chimère de disparaitre rapidement et de trouver une nouvelle identité. Le hic ? C'est que cette Albane ne va pas le lâcher afin de savoir ce qui c'est réellement passé. Si en plus vous rajoutez un flic qui enquête alors qu'il n'en a pas le droit, vous obtenez un beau mélange bien compliqué qu'il va falloir démêler.

Le livre est découpé en quatre parties plus ou moins de la même taille. Au début nous avons le passé et le présent qui se mêle. J'avoue que par moment je ne savais plus à quelle époque nous étions, mais heureusement cela se tasse rapidement. C'est bien dans le sens où l'auteur nous met dans un suspense qui nous fait nous poser beaucoup de questions, mais dans le même temps certains retours dans le passé amène d'autres retours et reviennent dans le présent en ayant perdu le fil. En d'autres termes, accrochez-vous du départ parce que par la suite c'est fascinant de voir l'évolution des personnages qui nous amènent le fameux fil conducteur.

Chimère, je garderais ce nom pour plus de facilité, change de vie comme de chemise pour de nombreuses raisons dont la principale est son passé. Ce passé qui est difficile, qui lui a fait du mal. Son esprit a fermé une partie de ses années pour ne pas voir ce qui c'est passé. Pourquoi est-il ainsi ? Pourquoi faire comme s'il n'existait pas, car prendre l'identité d'un autre est renoncé d'exister. Il ne fait pas cela pour l'argent, il aime être un autre pour ne pas penser à ses propres malheurs. Il n'est pas seul à jouer un rôle. Son amie qui le suit est dans le même cas : un passé difficile qui l'a détruit physiquement et mentalement. Bien entendu elle a réussi à surmonter une partie de son passé en ayant SA vengeance. Mais à quel prix ?

Lorsque Albane fait son apparition, les questions se posent. Chimère fuit, mais pas assez loin, pas facilement, sans oublier Mariana (son amie). Tous deux sont traumatisés mais il n'agissent pas de la même manière. Albane ne cesse de chercher ce frère qui a disparu et qui serait mort. Mais lorsqu'elle tombe sur Chimère qui a pris son identité, elle se demande pourquoi ? Qui est-il ? Connaît-il son frère ? Une enquête qui a du mal à la laisser dormir. Et puis il y a Arnaud. Ce flic qui enquête sur des faits depuis... une vingtaine d'années ? Quelque chose le travaille. Il est proche de la retraite mais ne veut rien lâcher. Il veut comprendre qui est Chimère car même s'il ne fait de mal à personne et ne vole personne matériellement, il ne vit pas SA vie. Arnaud est un personnage qui n'a pas assez de place, je l'aurais vu un peu plus. Surtout avec cette histoire entre lui et sa sœur qui mériterait bien un roman pour eux deux.

Autour des principaux personnages, nous suivons d'autres, un groupe de quatre personnages qui se sont connus dans l'enfance. Retrouvailles ou non, il y a un lien. Mais lequel ? Lorsque nous l'avons c'est l'horreur. Dire que c'est la jeunesse, non, cela n'excuse pas ce qu'ils ont fait. Être paumés, ne pas avoir de famille, se retrouver dans un tel état que le lendemain on ne se souvient plus, ou l'on ne veut plus savoir. Lola, Thierry, Lionel et Colin. 1 fille, 3 hommes, et un passé commun qui va les amener à un futur merdique. Autant dire les mots qu'il faut. Traumatisés, oubliés, brisés, les personnages ne sont plus que des âmes qui errent sans réel but. Enfin Chimère a un but, qui est un peu plus difficile à comprendre jusqu'à un certain moment où tout s'éclaire. Tout comme cette pseudo relation avec Albane.

J'ai beaucoup aimé la fin. J'avais imaginé quelque chose de doux, ce qui est le cas. Bien entendu, je ne dirais pas ce qu'il en est, mais certaines miettes de pains nous conduisaient forcément à une fin de ce style. Même si le début a été un peu compliqué, la suite est vraiment facile à lire. L'histoire est complexe tant dans la manière de sortir les éléments du récit que dans la psychologie des personnages. J'ai aimé aussi la façon dont tout s'emboite. Il ne faut pas oublier que Chimère prend des identité et que par conséquent certains prénoms peuvent être le nouveau de ce personnage. Il sait prendre son temps pour mener à bien son projet. Petit bémol, Albane qui arrive à retrouver sa trace à plusieurs reprises sans explication est un peu de trop.

En conclusion, un récit sombre avec des personnages centraux forts. Les éléments paraissent sans liens les uns avec les autres, mais dès que l'auteur nous donne la clé, la porte s'ouvre et tout découle, simplement.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/chimere-marie-pierre-bardou-a148440088
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date : 09-09
Suite au partenariat avec Babelio, je les remercie ainsi que la maison d'édition Flammarion pour la lecture de ce roman.

Qui n'a jamais entendu parler du radeau de la méduse ? Un lointain souvenir ou au contraire une vérité qui fait mal d'imaginer ce qui a pu se produire. Le 18 juillet 1816, l'Argus trouve une embarcation bancale avec à son bord des survivants du naufrage de ce navire : la Méduse. une quinzaine d'hommes et de femmes, enfin qui y ressemblaient bien avant d'être découvert. Les conditions ont été terribles durant les treize jours entre le naufrage et leur retour à la civilisation. Si certains ont réussi à s'en sortir, non sans avoir perdu un peu de leur esprit, d'autres n'ont pas survécu malgré les soins reçus. Nous suivons Savigny, médecin de bord et Osée, matelot durant quelques temps après leur retour en France. Puis le retour sur le navire, au moment du départ. Ce moment où tous les passagers, matelots, hommes d'armée partent pour trois semaines de voyage vers le Sénégal. Ce moment où personne ne prend conscience que ce lieu est dangereux, autant parce que les mousses risquent gros, mais surtout avec la mer qui peut se déchainer à n'importe quel moment.

Bien entendu ce livre n'est pas le récit typique de ce qui est arrivé, mais de ce qui aurait pu se produire à bord. À cette époque, au temps des rois, chacun doit rester à sa place. Pourtant, sur ce navire, les grades ne restent pas forcément en l'état. La bourgeoisie n'est pas isolée comme elle le voudrait, je pense à la famille Picard, par exemple. Victor, celui dont Osée ne cesse de dire son prénom depuis son retour sur la terre ferme, nous le suivons. Ce petit devient un souffre-douleur, pourtant il arrive à s'en sortir de situations plutôt dramatique. Tentatives de viols, tentatives de pertes de peau par la cuisinière chauffée... Et puis il y a cette vie sur ce rafiot, La Méduse continue son bonhomme de chemin, emportant avec elle les passagers qui ne voient rien. Les tracas sont les mêmes qu'à terre, mais en ayant moins de place, moins d'intimité. Les relations sont exacerbées, les besoins deviennent terre à terre. Les rancœurs sont tenaces, la vie devient plus difficile. Et c'est là que tout prend l'eau. Les trous se forment, les seaux arrivent mais c'est trop tard.

L'histoire de ce navire qui s'est perdu en route, c'est le récit de bon nombre de passagers qui ont tenté de survivre à des éléments indépendant de leur volonté, mais pas uniquement. Les désaccords se suivent tant que les personnages sont ensemble. La rancune est tenace et les esprits vont commencer à sombrer. Essayer de ne pas s'attacher à eux est difficile, ne pas les haïr ou ne pas les adorer devient un problème. L'auteur donne assez de détails sur chacun pour imaginer sa vie avant de mettre un pied sur La Méduse, jusqu'à ce qu'il remette le pied sur terre, s'il survit. Car c'est bien le hic, sur le nombre impressionnant, on se retrouve dans la même position que le Titanic. Trop de monde, pas assez d'embarcations en cas de naufrage, un bateau qui se fracasse au pire moment. Qui doit vivre ? Qui doit mourir ? Les éléments se déchainent, les requins font leur apparition.

Les personnages sont nombreux. Nous les suivons, découvrant le pourquoi ils sont sur ce navire. Arétéé Schmaltz, fille du gouverneur qui recherche un médecin pouvant effacer la tache de vin qui lui couvre la moitié du visage. Victor qui fuit, Osée qui aime cette vie depuis ces 6 ans, la Reine qui se veut tout puissante, et tous les autres qu'on a envie soit de torturer, soit de les protéger. Rien n'est simple. Ceux qui meurent se demandent pourquoi eux non pas pu être sur un rafiot. Ceux qui y sont se demandent comment survivre sans nourriture, avec de simples tonneaux de vins. L'esprit humain est complexe. Vouloir survivre pour retrouver ses proches, ses amis, sa famille, oui, mais à quel prix ? Qui serait capable de continuer en devenant autre chose qu'un être humain ? L'animal en nous semble prendre vie et nous faire oublier qui nous sommes : des gens civilisés. La plupart du temps.

C'est un conflit permanent entre ce que l'on veut et ce que l'on doit faire. Les personnages ne cessent de retrouver un peu de lucidité, mais, car il y a un mais, initialement certains ne sont pas "corrects". Ils préfèrent s'amuser aux dépends des autres. Il est question de Bonaparte également qui pourrait peut-être aider, à moins que le fait d'écrire ce qui s'est produit ne dérange ? L'humour souvent noir de l'auteur est parfait à mes yeux. C'est ce type d'humour que je préfère, plus dans le sombre, le glauque qui fait rire, pour éviter de s'apitoyer sur le sort de ses hommes et femmes qui vont y passer, autant le dire. Un naufrage à cette époque, des personnages qui ne sont pas tous d'accord, forcément il va y avoir des moments où il faut trancher dans le vif !

En conclusion, c'est un récit qui permet de nous poser des questions. La principale étant de savoir si nous aurions agit de la même façon que certains. Survivre dans de telles conditions, aurions-nous laissé la faim nous envahir ou la folie prendre le pas sur notre corps ? Sacrifice, amitié, dénigrement, les mutineries si infimes quelles soient auraient pu être le bon déclencheur pour tous les sauver. Aller jusqu'au fond des choses comme le doc, fouiner dans les cerveaux, dans les entrailles, ça il sait le faire. Un dernier point, on sait enfin ce qui est arrivé à ce fameux Victor, c'est un soulagement de savoir s'il a survécu ou non a cette folle épopée.

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Les Savages, un gang bien particulier qui ne vit pas que de sexe, de boissons et de trafic en tout genre. Ils sont là pour faire en sorte que le bien triomphe ! (OK dis comme cela, ça peut faire peur) Les Savages ont un but bien précis et ne vont pas en déroger, quels que soient les dangers ou les missions à effectuer. Le livre est donc découpé en 6 parties, car 5 nouvelles et un bonus avec un prologue pour chaque qui nous donne les détails de leur entrée. Chacune de ses parties présente un des membre de ce groupe. En commençant par Diego, le grand manitou, puis Quasim, Juan, Sienna, Benton, Dacian, Furet, dans cet ordre-là si je ne me trompe pas. Les épisodes sont courts mais mis bout à bout cela donne un bel ensemble.

Du départ nous tombons sur un membre d'un gang nommé les Hyènes qui se fait approcher des men in black, pardon des black men, pour devenir un agent. Être au service de la nation et faire le bien, ou tout du moins tenter de diminuer les dégâts des gangs. En contrepartie il va devoir être témoin à charges contre son père : Monster qui est un homme cruel et sans scrupules. Mais comment faire quand on est seul ? Créer son gang, celui des Savages. Chaque épisode débute donc avec la façon dont ils ont été "recruté". Chacun des personnages a également sa propre histoire qui est vite décrit. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit initialement de nouvelles, par conséquent il n'y a pas autant de détails que dans un roman. Je me suis posée pas mal de questions, surtout à la fin du premier épisode : on a pas le où se trouve le frangin ? Ils vont continuer à le chercher ou ils s'en tapent ? C'est bien que ce soit une intégrale car même si nous n'avons pas tous les renseignements en un épisode, ils se suivent. Un fil conducteur est bien présent.

Ce que j'ai aimé c'est cela : le fait que même si on change de personnage, le but est le même. La romance prend une grosse part dans le récit, mais ce n'est pas pour autant qu'ils en oublient leur mission. Bien entendu tout ne se déroule pas comme ils le voudraient. D'autres gangs s'amusent à leur mettre des bâtons dans les roues. Certains apparaissent sans que quiconque n'en ai entendu parler. Les informations des black men sont vraiment trop infimes. C'est à se demander s'ils ne veulent pas une guerre de gang pour en finir définitivement. Il y a des échanges entre gangs qui sont violents. Tellement de non-dits, de cachotteries, de mensonges par omission font qu'il y a pas mal de quiproquo. Ces derniers apportent des rebondissements et des surprises.

Concernant les personnages, ils sont tous aussi intéressants les uns que les autres. Tous ont un surnom qui leur va bien (Merci à l'auteur pour trouver des piques, des joutes verbales et des gestes pour les mettre dans leur "animal") C'est un point que j'ai beaucoup apprécié : la plume de l'auteur. Elle est directe, sans fioritures. Un chat, c'est un chat, pas un animal à quatre pattes qui se frotte, se caresse aux jambes, miaule pour enfin découvrir qui il est. Les échanges verbaux sont amusants pour la plupart du temps. Les descriptions sur leur physionomie sont justes, tout comme pour leur mental. Chacun apporte un élément capital au groupe. Hommes ou femmes, ils sont complémentaires. Mécanique, cuisine, les femmes ont des doigts de fées.

Le monde des bikers est tout sauf gai et joyeux. Viols, violence, crimes, vols, envie d'écraser les autres pour être aux pouvoirs. Même en prison, les chefs arrivent à savoir ce qui se passe et à trafiquer. Lorsqu'un gang de femmes apparaît, des ennuis sont encore plus proche que n'importe lequel des Savages ne pourraient croire. L'auteur s'amuse avec ses personnages et cela se ressent. S'il faut en tuer un, bye bye, s'il faut le mettre dans une sale position, dommage pour lui. Chacun a sa part de misère et son passé. J'ai beaucoup aimé l'histoire de Furet dans le sens où la tolérance est bien décrite. D'ailleurs dans chaque épisode il y a une morale à trouver.

Quelques bémols par contre. Je reproche le manque de développement pour certains passages. J'ai également trouvé quelques petites incohérences, dont une qui se trouve dans le bonus : Comment ils ont pu savoir que les deux hommes se connaissaient au vu de leur façon de vivre ? Je n'ai pas compris le piratage et cela. Un autre point, les épilogues arrivent vraiment trop vite, comme s'ils avaient été coupé, ou qu'il manquait un morceau du texte. Le dernier point qui me chiffonne, c'est la façon dont tous les membres trouvent leur "moitié". En un battement de cil, ils se rencontrent et hop, direction le lit (ou le mur, enfin bref un support pour coucher) à part un des personnages qui connaissait déjà l'autre depuis quelque temps. J'ai trouvé que c'était répétitif et c'est bien dommage, car l'auteur a su en détacher un du lot.

En conclusion, des épisodes courts qui se lisent facilement. Un fil conducteur qui parfois se perd un peu, mais qui revient avant de nous faire perdre la tête. J'aurai aimé plus de détails, plus de "lenteurs" lors des rencontres entre les personnages, mais il s'agit initialement de nouvelles qui ont été regroupé.

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