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La Griffe du chien



Description ajoutée par RMarMat 2016-05-07T17:44:34+02:00

Résumé

"Un roman magistral sur la guerre américaine contre les narcotrafiquants sud-américains, mêlant fiction et réalité des trafics, guerres intestines, corruptions mutuelles..."

Bibliosurf.com

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Classement en biblio - 40 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par RMarMat 2016-05-01T20:45:37+02:00

La guerre contre la drogue. Ce pourquoi je me suis battu toute ma putain de vie, et pour quel résultat ?

Des milliards de dollars dépensés en pure perte pour empêcher le passage des drogues à travers la frontière la plus poreuse de la planète ? Un dixième du budget antidrogue va à l'éducation et au traitement, neuf dixièmes au maintien de leur interdiction ? Et jamais suffisamment d'argent de nulle part pour s'attaquer aux raisons premières du problème des drogues proprement dit. Et des milliards dépensés pour garder bouclés entre quatre murs ceux qui enfreignent la législation, et des cellules tellement bondées que nous sommes obligés de libérer les assassins avant qu'ils aient purgé leur peine. Sans même parler du fait que deux tiers des infractions à la loi sont commises par des gens shootés à la came ou à l'alcool. Et nos solutions sont toujours les mêmes futiles non-solutions : construire de nouvelles prison, engager plus de policier, dépenser de plus en plus de milliards de dollars à ne pas guérir les symptômes pendant que nous ignorons la maladie. La plupart des gens de mon quartier qui veulent lâcher la dope n'ont pas les moyens de suivre un programme de traitement, parce que la plupart ne disposent pas d'une assurance-santé digne de ce nom. Et il y a une file d'attente de six mois à deux ans pour obtenir un lit dans les programmes de traitement du substitution. Nous dépensons pratiquement deux milliards de dollars à empoisonner les cultures de cocaïne et les enfants dans cette région, et il n'y a pas suffisamment d'argent au pays pour aider qui veut arrêter sa dépendance à la drogue. C'est de la folie furieuse.

Il est incapable de décider si la guerre contre la drogue est une absurdité obscène ou une obscénité absurde. Dans un cas comme dans l'autre, ce n'est qu'une farce, tragique et sanglante.

En mettant l'accent sur sanglante.

Tant de sang versé, tant de cadavres.

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Commentaire le plus apprécié

Lu aussi

Je ne sais pas vraiment si j’ai aimé ce livre fait de sang. Cette lecture est terrifiante, souvent insoutenable ! Pourtant, j’ai été fasciné par ce naufrage au sein des narcotrafiquants et de la lutte que mène officiellement les États-Unis contre eux. J’écris officiellement parce qu’officieusement, on découvre le dessous des cartes : la guerre contre l’idéologie communiste et autres révolutionnaires prolétaires en Amérique centrale et du Sud.

« TTS. Toujours tout seul ». Ainsi est la vie d’Art Keller, agent américain de la Drug Enforcement Agency durant ses 25 années de croisade contre la drogues et son obsession de vengeance. En 1977 après une opération d’éradication de champs de pavot au Mexique débute cette guerre des mafia et des services (CIA,DEA, NSA, …). C’est alors une inexorable descente, un stupéfiant jeux de dupes, emportant une larges palettes de personnages dans des turbulences que mon esprit refuse d’imaginer ! Clichés ou réalité, ils sont tous impliqués dans ce trafic : les juntes militaires sud-américaines et des mercenaires, d’anciens militaires US et des polices corrompues, des petits voyous Italiens, Irlandais et des escort-girl de luxe… Toutes ses femmes et ses hommes sont broyés par cette ultra violence et par les engrenages iniques du trafic de drogues soutenu par des intérêts diplomatiques, géopolitiques, économique, jusqu’aux luttes intestines de l’église catholique avec l’Opus dei très influent en Amérique....

La cruauté de cette guerre inachevée, perdue d’avance est d’une effrayante véracité et pourrait passer pour un documentaire historique tant l’auteur fait évoluer ses personnages en plein cœur de situations plus que plausibles et sait étayer son récit de faits et d’enjeux réels comme le tremblement de terre de 1985 au Mexique et la création en 1994 de l’ALENA, ce traiter de libre échange entre le Mexique et les États-Unis.

Au bout du compte, cette histoire devient particulièrement dérangeante… Trop de tortures, d’armes, de trahisons, de corruptions, de meurtres sans distinction de sexe et d’âge… Tous les coups sont permis, les plus vils, les plus abjects, les plus sanglants. Il n’y a plus de loi sauf celle du plus fort, de l’argent et du droit de tuer. Si l’enfer existe sur terre, il se trouve bien ici dans les arcanes du bien et du mal de cette lutte contre la drogue où toutes les frontières (morales, sociologiques, politiques et idéologiques) se confondent et dépendent les unes des autres pour tenter se justifier.

Par contre, je ne sais pas si ce roman est « bien écrit » en langue anglaise mais j’ai trouvé la traduction assez mauvaise, avec de trop nombreuses coquilles de français !

En conclusion, je suis ressorti de cette lecture très secoué ; je dirais même plus dégoûté, ébranlé. Je n’avais déjà pas une vision bien idyllique de l’impérialisme que cherche à imposer au monde les États-Unis ; après cette lecture mon opinion sur cette nation s’assombrit un peu plus !

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Henri-1 2017-11-02T19:18:48+01:00
Diamant

Entre faits réels et histoire romancée, Don Winslow nous embarque dans un monde violent, denué d'espoir, où chaque personnage tient son rôle.

Tout commence pourtant comme une banale histoire policière. Art Keller, agent de la DEA, ancien de la CIA avec son histoire obscure de veteran du Vietnam, participe à l'arrestation d'un baron local de la drogue, dans la région du Sinaloa, au Mexique. C'est à partir de cet évènement que tout bascule, et nous pauvres lecteurs nous nous retrouvons happer dans un guerre violente sans le vouloir. Une guerre où les bons et les méchants n'existent pas.

Tout la machine se met alors en marche, chaque personnage devient un rouage d'un engrenage qui dépasse les plus puissants. Impossible alors de s'en sortir, tant pour les pauvres zigues du roman que pour le lecteur hypnotisé par l'écriture de Winslow, qui ne laisse que très peu de moment de repos.

La puissance de ce roman réside dans le fait que de la 20 me page à la dernière, il devient très difficile de lâcher le livre. Nous devenons accrocs à cette terrible histoire, comme les gens deviennent accro aux drogues dépeintes dans le roman.

Ce livre fait mal, très mal. On en redemande et on ressent le manque quand arrive l'épilogue.

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Commentaire ajouté par lelette1610 2017-09-20T14:48:28+02:00
Bronze

L'auteur nous entraîne dans une passionnante plongée au coeur des narco-trafiquants et de la lutte menée par une poignée de flics incorruptibles.

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Commentaire ajouté par Joyeux-Drille 2017-08-04T22:15:22+02:00
Lu aussi

Un roman fleuve pour retracer 30 ans de guerre contre les cartels de la drogue mexicains. 30 ans d'histoire de la politique extérieure américaine, interventionniste et contestable. Au coeur de ces événements, le duel entre Art Keller, agent de la DEA, et Adan Barrera, patron d'un cartel. Un duel où tous les coups sont permis. Un thriller ultra-violent où fiction et réalité sont étroitement liées.

http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.fr/2017/08/a-marcher-dans-les-pas-du-seigneur-de.html

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Commentaire ajouté par RMarMat 2016-05-12T20:54:03+02:00
Lu aussi

Je ne sais pas vraiment si j’ai aimé ce livre fait de sang. Cette lecture est terrifiante, souvent insoutenable ! Pourtant, j’ai été fasciné par ce naufrage au sein des narcotrafiquants et de la lutte que mène officiellement les États-Unis contre eux. J’écris officiellement parce qu’officieusement, on découvre le dessous des cartes : la guerre contre l’idéologie communiste et autres révolutionnaires prolétaires en Amérique centrale et du Sud.

« TTS. Toujours tout seul ». Ainsi est la vie d’Art Keller, agent américain de la Drug Enforcement Agency durant ses 25 années de croisade contre la drogues et son obsession de vengeance. En 1977 après une opération d’éradication de champs de pavot au Mexique débute cette guerre des mafia et des services (CIA,DEA, NSA, …). C’est alors une inexorable descente, un stupéfiant jeux de dupes, emportant une larges palettes de personnages dans des turbulences que mon esprit refuse d’imaginer ! Clichés ou réalité, ils sont tous impliqués dans ce trafic : les juntes militaires sud-américaines et des mercenaires, d’anciens militaires US et des polices corrompues, des petits voyous Italiens, Irlandais et des escort-girl de luxe… Toutes ses femmes et ses hommes sont broyés par cette ultra violence et par les engrenages iniques du trafic de drogues soutenu par des intérêts diplomatiques, géopolitiques, économique, jusqu’aux luttes intestines de l’église catholique avec l’Opus dei très influent en Amérique....

La cruauté de cette guerre inachevée, perdue d’avance est d’une effrayante véracité et pourrait passer pour un documentaire historique tant l’auteur fait évoluer ses personnages en plein cœur de situations plus que plausibles et sait étayer son récit de faits et d’enjeux réels comme le tremblement de terre de 1985 au Mexique et la création en 1994 de l’ALENA, ce traiter de libre échange entre le Mexique et les États-Unis.

Au bout du compte, cette histoire devient particulièrement dérangeante… Trop de tortures, d’armes, de trahisons, de corruptions, de meurtres sans distinction de sexe et d’âge… Tous les coups sont permis, les plus vils, les plus abjects, les plus sanglants. Il n’y a plus de loi sauf celle du plus fort, de l’argent et du droit de tuer. Si l’enfer existe sur terre, il se trouve bien ici dans les arcanes du bien et du mal de cette lutte contre la drogue où toutes les frontières (morales, sociologiques, politiques et idéologiques) se confondent et dépendent les unes des autres pour tenter se justifier.

Par contre, je ne sais pas si ce roman est « bien écrit » en langue anglaise mais j’ai trouvé la traduction assez mauvaise, avec de trop nombreuses coquilles de français !

En conclusion, je suis ressorti de cette lecture très secoué ; je dirais même plus dégoûté, ébranlé. Je n’avais déjà pas une vision bien idyllique de l’impérialisme que cherche à imposer au monde les États-Unis ; après cette lecture mon opinion sur cette nation s’assombrit un peu plus !

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Commentaire ajouté par mydo14 2014-02-18T18:36:48+01:00
Or

Excellent par la violence des personnages !

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Date de sortie

La Griffe du chien

  • France : 2008-11-13 - Poche (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 40
Commentaires 5
Extraits 10
Evaluations 8
Note globale 9 / 10

Évaluations

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