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Prophétie

Les livres sur le thème "Prophétie"

Prophétie - Classement

Les meilleurs livres sur le thème "Prophétie"

Prophétie - Extraits

Les extraits de livres ayant le thème "Prophétie"

Dernier extraits ajoutés

Ajouté par Kenzabooks le 7 Octobre 2018 Editer
Pendant des années j'ai dirigé par devoir. Aujourd'hui mon bonheur est de suivre par amour.
Ajouté par poche le 28 Septembre 2018 Editer
1
La voiture roulait vers Exeter. Les phares du véhicule dévoilaient, à chaque virage, les ombres inquiétantes du bois de Wistman chargé de légendes du Dévon. Emma desserra sa ceinture et s’étira en baillant. Son petit frère William dormait à poings fermés. La jeune femme attrapa son smartphone et l’éteignit. -Maman ? Willy s’est endormi, dit-elle, doucement. -Repose-toi, ma grande, la route est encore longue, lui répondit gentiment sa mère. Bien qu’elle ait fait ses études supérieures à Cambridge, sa maman avait toujours gardé le léger accent égyptien de son pays d’origine. Elle avait rencontré son père sur son lieu de travail, lors d’un projet de recherche commun. Emma avait du mal à dormir en voiture. Sa famille revenait de Polperro, au sud-est des Cornouailles. Ils avaient profité des premiers rayons de soleil du mois de mai pour faire comme beaucoup de vacanciers et rejoindre la côte du sud-ouest de la Grande-Bretagne. C’était une destination prisée de par ses villages aux étroites ruelles et aux teintes méditerranéennes avec des maisons biscornues perchées au-dessus de petits ports de pêches. Un peu casanière, Emma avait hâte de rentrer à la maison. Ses parents, chercheurs, faisaient partie de la classe moyenne plutôt aisée. Ils avaient donc pu acquérir une demeure à Exeter dans les hauteurs de Mardon Hill. La jeune femme était très bonne élève voir excellente dans les matières scientifiques. Elle tenait sans doute ça de ses parents. Par ailleurs, elle avait appris à parler plusieurs langues dont l’arabe. Secrètement, Emma espérait rejoindre l’université d’Exeter située non loin de leur belle maison. Il était hors de question de quitter le cocon familial pour une université plus prestigieuse. Le jeune fille posa son magazine de sudoku et se mit à rêvasser de Brandon. Quand oserait-elle lui demander de sortir avec lui ? Elle se savait plutôt timide mais n’avait-elle pas quelques atouts à jouer. Certes, Brandon était plutôt courtisé de par sa fonction de capitaine de l’équipe de football. En plus d’être beau et sportif, il savait se servir de sa tête. Emma ne doutait pas qu’il intégrerait Cambridge ou Oxford, à son grand désespoir. Elle n’était jamais sortie avec un garçon, pourtant bon nombre d’entre eux avait tenté leur chance sans succès. Bien que de taille moyenne, environ un mètre soixante-cinq, ses copines la trouvaient carrément bien fichue. Pulpeuse à souhait, elle avait hérité de la poitrine proéminente et du fessier sculpté de sa maman. Cependant, elle était fine et athlétique avec un joli visage avenant et souriant contrastant avec son regard ténébreux. La bimbo, comme l’appelait son papa, ne pouvait pas dissimuler ses origines méditerranéennes avec ses longs cheveux noirs et son teint hâlé naturel qui contribuaient à attirer invariablement le regard des garçons. Attirante et sportive, elle avait des airs de reine Cléopâtre avec son petit nez à la retroussette. Pourtant, sa réserve réduisait sa vie amoureuse à néant, même après avoir récemment fêtée son dix-huitième anniversaire. Finalement, la lassitude eut raison de sa résistance et ses paupières se fermèrent doucement. Elle se mit à rêver. La femme nue se redressa au milieu du bassin dans une grande salle de granit rose décoré d’inserts en cornaline et en turquoise. L’eau huileuse ruissela sur son magnifique corps bronzé. Elle pencha sa tête en arrière pour faire tomber sa chevelure, ou plutôt sa crinière, dans son dos. D’apparence humaine, le visage de la créature avait les traits d’un félin. A peine fut-elle sortie de l’eau, qu’un esclave au crâne rasé, vêtu d’un simple pagne et portant des bracelets et un collier vert, lui apporta un morceau d’étoffe avec forces révérences. La femme féline s’essuya sensuellement et passa sur ses épaules la tunique en lin écru. Le vêtement épousa parfaitement ses formes, laissant paraitre par endroit sa nudité. Une jolie servante, toute aussi peu vêtue que sa maitresse, lui remis un imposant sistre. La déesse à tête de chat lui sourit tendrement. Cette nouvelle recrue était définitivement à son goût. Aussi, avait-elle hâte d’abuser de son corps pour atteindre l’extase. Cet état lui octroyait des capacités incroyables qui lui seraient fortement utiles dans ces temps plus que troublés. Elle passa à son poignet un bracelet à manchette en or massif. La lourde porte à double battant faite de conifère et d’ébène s’ouvrit pour laisser entrer un humanoïde à face de lion au corps puissamment musclé. Une couronne Atef, constituée d'une mitre centrale à rayures verticales colorées, surmontée par un disque et flanquée de deux plumes d'autruche, coiffait sa féroce tête de bête sauvage. Torse-nu, il était vêtu d’un chendjit, un pagne traditionnel en tissu de forme triangulaire dont la pointe était relevée entre les jambes. Un second, par-dessus le premier, était fait de lanières de cuir entrecroisées, pour mieux se protéger. L’homme serrait le pommeau d’un glaive en cuivre dans sa main droite griffue. - Mère, mes espions m’ont informé que ce serpent d’Apophis et ses alliés Néphilim ont trouvé une brèche pour se faufiler dans la ville de Bubastis. Amernardis n’est plus en sécurité, dit-il d’une voix puissante. - Garde ton calme, Miysis. Pouvons-nous compter sur ton père Ptah ? - Sa barque Mésektet a disparu depuis plusieurs jours. A vrai dire, je ne l’ai pas vu depuis la naissance d’Amernardis. Il ne s’est toujours pas remis de l’horreur de la situation que vous avez dû traverser. Où est ma sœur ? -Elle dort dans son berceau au cœur de la chambre nuptiale. Rassure-toi, elle est sous bonne garde, en compagnie de ma fidèle Bakenkhonsou. A cet instant, un tremblement de terre ébranla le temple et de la poussière tomba du plafond. - Ils sont là, mère. Fuyez, je vais les retenir. - Je ne te laisserai pas seul, répondit la femme. La déesse examina son bracelet et dessina dessus d’étranges signes à l’aide de son doigt. En réponse à ses gestes, des symboles indéchiffrables se gravèrent comme par magie sur le métal. - Ptah a été traitreusement attaqué. Il est grièvement blessé, annonça-t-elle à son fils, en ayant perdu toute assurance. Je lui avais pourtant dit de rester auprès de nous. Néferménedj, approche. Une jolie femme à la peau noire et à l’opulente poitrine nue s’approcha et s’agenouilla devant la femme animale, en baissant la tête servilement. -Ma déesse, je suis à vos ordres. -Prends mon collier et accroche-le au cou de ma fille. Ainsi, elle sera protégée des démons. Va et ne te retourne pas. La femme prit le bijou avec précaution et courut hors de la salle d’eau. A cet instant, une petite partie du plafond de la pièce s’écroula engloutissant la zone dans un nuage de fines poussières grises suffocantes. Plusieurs formes humanoïdes se laissèrent tomber du trou béant pour atterrirent souplement sur le sol. Un gros serpent, plus grand qu’un homme, se glissa derrière eux et se redressa de toute sa taille. Il avait l’apparence d’un cobra royal gigantesque mais était pourvu de bras humains recouverts d’écailles noirâtres. Une partie de son poitrail se trouvait protégée par un plastron en or. Ses yeux incandescents luirent dans la pénombre. - Apophis, maître des forces mauvaises, personnification du chaos et de l'obscurité. Après ton abjecte complot, tu oses venir profaner ma propre demeure, éructa Bastet, en serrant dans sa main une dague effilée brillante. Le serpent siffla et répondit d’une voix calme et envoutante. -Bastet, toujours aussi charmante à ce que je vois. Ma catin préférée. Notre dernière rencontre m’a laissé une amère saveur de trahison. Comme tu peux t’en douter, je viens récupérer mon dû. Où est l’enfant ? -Tu ne toucheras plus à ma mère, maudit serpent. Je vais te faire payer au centuple l’horreur de tes exactions, répondit Miysis, hors de lui. L’homme lion brandit son épée à deux mains et s’avança vers le groupe d’intrus en rugissant. Dans le nuage de poussières virevoltant, l’apparence des humanoïdes qui accompagnaient Apophis était difficilement discernable. De peau grisâtre et parcheminée, Ils possédaient des membres démesurément longs pourvus de longues griffes. Deux grands yeux jaunes sans paupière brillaient intensément au milieu de leur visage oblong privé de bouche et de nez. Dépourvu de vêtement, chacun d’eux portait un bracelet noir et mat. Miysis fonça dans la mêlée et décapita violement sa première cible. Alors qu’il s’apprêtait à bondir sur une seconde victime, il fut frappé par un rayon d’énergie rougeâtre qui surgit du poignet de l’un de ses ennemis. Il s’écroula au sol gravement brulé et rampa derrière une grande statue de chat en albâtre pour se protéger, avant de s’effondrer, hors de combat. Le visage de Bastet se crispa et ses traits se durcirent. Son visage de chatte prit alors l’apparence de celui d’une lionne en colère. -Prenez garde. Sous les traits de Sekhmet, cette garce est une redoutable guerrière, avertit le reptile. La déesse s’élança sur ses ennemis en grondant et en bondissant, évitant avec agilité les tirs adverses. Son arme virevolta entre ses mains, perçant, tranchant et labourant la chair impie des créatures. A la manière d’un scribe dément, Sekhmet avait, en quelques secondes, réalisée un chef d’œuvre sanguinaire, créant, à partir du sang verdâtre et fluorescent de ses adversaires, d’étranges arabesques morbides tout autour d’elle. Elle attrapa un grand sceptre et le pointa sur les ennemis encore vivants. Des rayons de lumière blanche surgirent de l’extrémité du bâton et frappèrent les créatures leur causant d’horribles blessures. Apophis avait disparu de son champ de vision. L’impitoyable guerrière ne le vit que trop tard se redresser silencieusement dans son dos. Malgré sa hargne au combat, elle ne put éviter l’attaque éclair et la morsure du terrible cobra. Ses gestes ralentirent et la déesse n’eut pas la force de porter un coup défensif à l’animal retord. Elle s’effondra laissant son bracelet rouler sur le sol. -Embarquez-moi ces deux-là et ne trainons pas, j’entends la garde arriver à grands pas, ordonna-t-il à une poignée de ses monstrueux sbires qui venait de faire irruption dans la salle par le plafond écroulé. -Nous nous occuperons de l’enfant en temps utile, une fois que la ville sera rasée.
Ajouté par TommyRollrbox le 28 Septembre 2018 Editer
SON PRECEPTEUR la réveilla bien avant l’aube. Patience sentit le froid du matin qui perçait la mince couverture ; elle était tout ankylosée d’avoir dormi sur une paillasse dure à même le sol. L’été avait bel et bien pris fin et elle se laissa aller à regretter, brièvement certes, que la fenêtre nord de sa chambre ne soit pas vitrée, ou au moins munie de volets, pendant l’hiver.
Ajouté par TommyRollrbox le 28 Septembre 2018 Editer
A propos de :
Espoir-du-cerf
Espoir-du-cerf
Prix
Ô Palicrovol, toi dont les yeux sont pleins de mort et de vengeance, je t’écris car il est des histoires que tu as oubliées au cours des siècles, et d’autres que tu n’as jamais connues. Je vais te conter tous les contes et, puisque mes récits sont vrais, tu retiendras ta main armée de fer et ne chercheras plus à tuer le jeune Orem, nommé Hanches-Maigres, nommé Rive-du-Banning, nommé le Petit Roi.
Ajouté par Kenzabooks le 28 Septembre 2018 Editer
La solitude n'est qu'un moyen pratique de fuir la foule et ses leurres, songeait-elle. Ce n'est pas la solitude que je recherche, mais de vrais compagnons. Des compagnons avec lesquels partager un rire, une pensée ou un silence.
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